La présente invention concerne un dispositifde positionnement d'un mécanisme de réglage dans une montre permettant un changement individuel de deux ou plusieurs affichages.
Dans les montres classiques, ce sont en général la tirette et la bascule, actionnées par la tige de remontoir. qui positionnent le mécanisme de réglage.
Néanmoins, toutes les solutions connues de tels mécanismes simples présentent un grand désavantage, particulièrement dans les montres-hracelets de haute précision affichant, en plus de l'heure exacte, au moins encore une information supplémentaire, telle que la date ou le jour par exemple. Ceci pour la bonne raison que, dans ces mécanismes, la tige de remontoir peut en général prendre sans autre trois positions axiales distinctes servant successivement aux fonctions suivantes:
la position I ou position normale sert au remontage de la montre ou est vide, la position Il ou intermédiaire sert au réglage du calendrier, et la position III ou extrême sert à la mise à l'heure et au stop-seconde. II est évident que l'utilisateur d'une montre de grande précision ou même d'un chronomètre n'apprécie pas du tout le fait que sa montre soit involontairement déréglée ou arrêtée. Ceci peut cependant se produire s'il veut changer la date mais, par malheur, tire trop fort sur la couronne de remontoir, de sorte que la tige passe tout de suite en position III au lieu de s'arrêter dans la position intermé- diaire. Le passage en position III peut être dur, au risque de se briser les ongles.
L'invention poursuit le but de créer un dispositif de positionnement d'un mécanisme de réglage évitant tous risques de passer la tige de remontoir involontairement dans la position de mise à l'heure.
Selon la présente invention, ce but est atteint par un dispositif caractérisé en ce qu'il comprend un arrangement de verrouillage empêchant le mécanisme de réglage de passer involontairement dans la position extrême servant à la mise a l'heure et un arrangement de déverrouillage permettant la libération de l'arrangement de verrouillage. de sorte que le mécanisme de réglage puisse passer dans ladite position de mise à l'heure.
Une exécution avantageuse de l'invention est caractérisée en ce que le dispositif comprend un bout de tige de remontoir pouvant être enfoncé dans une position instable se trouvant plus à l'inte- rieur que la position distincte intérieure du mécanisme de réglage, et en ce que l'arrangement de verrouillage permet un mouvement libre du dispositif entre ladite position instable et deux positions distinctes successives tandis qu'il bloque la position du dispositif correspondant à la position extrême du mécanisme de réglage, et en ce que l'arrangement de déverrouillage permet de libérer le dispositif de sorte que ledit mécanisme puisse être déplacé dans sa position extrême.
L'avantage majeur de l'invention réside dans le fait que l'utilisateur ne peut plus déplacer involontairement la tige de remontoir dans la position extrême de mise à l'heure lorsqu'il veut uniquement corriger la date. par exemple.
Quelques exemples d'exécution de l'invention sont décrits en détail dans la description suivante qui se base sur le dessin annexé dans lequel:
la fig. I montre une première forme d'exécution du dispositif selon la présente invention dans la position I ou normale,
la fig. 2 montre le même dispositif dans la position il ou intermédiaire du mécanisme de réglage,
la fig. 3 illustre la position supplémentaire du dispositif permettant de déverrouiller l'arrangement de verrouillage,
la fig. 4 montre ce même dispositif dans la position 111 ou extrême du mécanisme de réglage,
la fig. 5 représente une seconde forme d'exécution de l'invention dans la position I,
les fig.
6, 7 et 8 illustrent les trois autres positions distinctes que peut prendre le dispositif selon l'invention, respectivement les deux positions Il et III que peut prendre la tige de remontoir,
la fig. 9 montre une partie d'une troisième forme d'exécution du dispositif selon l'invention,
la fig. 10 illustre encore une autre variante d'exécution de l'invention,
la fig. Il donne la forme géométrique de l'élément de verrouillage dans la position de verrouillage et de dèverrouillage,
la fig. 12 montre de nouveau une autre forme d'exécution de l'invention, et
la fig. 13 illustre encore une autre variante du dispositif selon la présente invention.
Le dispositif représenté à la fig. I, agissant sur un mécanisme de réglage classique non représenté. comprend entre autres un bout de tige de remontoir I sur lequel d'un côté une couronne 2 et de l'autre côte un canon 3 sont fixés. Le canon 3 présente un trou à bout 4 carré assurant la transmission d'un mouvement rotatifde la couronne sur la tige de remontoir 6, dans lequel se trouve un ressort à boudin 5 s'appuyant d'une part sur le bout de tige I et d'autre part sur la partie carrée de la tige 6 pénétrant dans le canon 3. Ce dernier présente, du côté couronne, un dégagement 7 collaborant avec des crochets 8 d'un élément ressort 9. Entre la couronne 2 et l'élément ressort 9 se trouve, dans une boîte 10, un coulisseau Il comprenant deux joints d'étanchéité 12 et 13 et une partie came 14 présentant une saignée 15.
L'ensemble du disposi- tif décrit se trouve en général dans la position représentée qui est soit la position de remontage dans une montre mécanique, soit la position neutre dans une montre électrique.
Afin de pouvoir corriger par exemple l'affichage de la date, on tire sur la couronne 2, ce qui amène le dispositif selon la fig. I dans la position II du mécanisme de réglage, qui est représentée à la fig. 2. Les crochets 8 de l'élément de ressort 9 empêchent le canon 3 de se déplacer au-delà de cette position en s'engageant dans le dégagement 7 du canon 3. Les crochets 8 et le dégagement 7 forment donc un arrangement de verrouillage.
Avant de pouvoir passer le mécanisme de réglage de cette position ll dans la position III permettant de mettre la montre à l'heure, la couronne doit être repoussée dans la position I initiale puis au-delà, jusqu'a ce que le coulisseau 1 1 se trouve dans la position supplémentaire du dispositif représentée à la fig. 3. Grâce à cette opération, le ressort à boudin 5 lui permet de s'enfoncer dans le canon, la partie came 14 du coulisseau Il ouvre l'élément de ressort 9 jusqu'a ce que les crochets 8 de ce dernier s'engagent dans la saignée 15. Maintenant, le verrouillage de la position Il du mécanisme de réglage est levé, ce qui signifie que la partie came 14 du coulisseau fait office d'arrangement de déverrouillage.
En retirant sur la couronne 2, le canon 3 peut sans autre glisser jusqu'au fond de la boîte 10, tel que ceci ressort de la fig. 4. Dû au fait que le canon 3 bute, en cours de route, contre le coulisseau et le replace dans sa position initiale, les crochets 8 de l'élément de ressort 9 sont éloignés de la saignée 15 et viennent s'appuyer sur le diamètre extérieur du canon 3. En repoussant la couronne 2 dans la position Il, l'ensemble du dispositif décrit reprend l'emplacement initial.
L'exécution du dispositif de positionnement d'un mécanisme de réglage dans une montre représentée aux fig. 5 à 8 diffère, du point de vue construction, du dispositif décrit ci-dessus, mais y correspond du point de vue manutention. En effet, le dispositif représenté à la fig. 5 maintient le mécanisme de réglage dans la position I. A la fig. 6, le dispositif est représenté à la position II, tandis qu'à la fig. 7, il est montré dans sa position supplémentaire, non suivi par le mécanisme de réglage. Ce dernier cependant se trouve dans la position il lorsque le dispositif est amené dans la position représentée à la fig. 8.
Dans ces fig. 5 à 8, on reconnaît entre autres les éléments suivants: une couronne 16 solidaire d'un tube 17 entourant en partie un canon de couronne 18 dans lequel se trouve un ressort à boudin 19. De plus, on distingue un coulisseau 20 collaborant d'une part avec le tube 17 et d'autre part avec une bague ressort 21 serrée autour du canon de couronne 18 si la couronne 16 se trouve dans la position I.
Cette bague ressort 21 agit comme élément de verrouillage, car elle se coince, ainsi que ceci ressort de la fig. 6, entre la collerette 22 de la tige de remontoir 23 et la face 24 du tube 25 solidaire de la boite de montre 76, lorsque la couronne 16 est tirée, de sorte que le mécanisme de réglage du mouvement 27 ne peut pas prendre la position 11 de mise à l'heure si l'arrangement de verrouillage n'a pas été déverrouillé précédemment.
Cet arrangement de verrouillage, qui est formé par la bague ressort 21. le tube 25 et la collerette 22. ne peut être déverrouillé que Si l'opération représentée à la fig. 7 est effectuée, c'est-à-dire si la couronne 16 est enfoncée complètement. de manière que le coulisseau 20 vient se glisser entre ie canon de couronne 18 et la bague ressort 21.
Cette opération de déverrouillage de l'arrangement de verrouillage a pour effet que, lorsque la couronne 16 est tirée en position Il, la bague ressort 21 vient se loger sur le pourtour de la tige de remontoir 23. lorsque. par la face 4 du tube 25, elle est repoussée du coulisseau 20.
A la fig. 9 est représentée une partie d'une variante du dispositif décrit ci-dessus. Dans cette variante. la collerette 28 du canon 29 de la tige de remontoir 30 vient buter contre le ressort 31 placé dans un fraisage 32 de la boite 33. lorsque l'on tire sur la couronne 34. De ce fait, le mécanisme de réglage, non représenté. ne peut pas passer en position III de mise à l'heure.
mais reste bloqué en position Il de correction du calendrier. Afin de pouvoir tirer la tige de remontoir 30, et par la le mécanisme de réglage de la montre en position 111 de mise à l'heure, le dispositif représenté doit être opéré de la manière déjà décrite ci-dessus, dc sorte que le ressort 31 soit déplacé par le coulisseau 35 et vienne se placer sur le pourtour du canon 29 lorsque la couronne 34 est tirée à fond.
Contrairement aux formes d'exécution jusqu'ici décrites, les trois variantes du dispositif selon l'invention décrites cidessous ne sont pas déverrouillées par enfoncement total de la couronne de remontoir, mais par d'autres moyens.
L'exécution représentée à la fig. 10 englobe un élément de verrouillage en forme d'un ressort ovale 36, tel qu'illustré à la fig. Il. Lorsque le dispositif est actionné normalement, les flancs 37 et 38 du ressort 36 viennent buter contre la trace 39 du canon de couronne 40, de sorte que la tige de remontoir 41 et la couronne 42 ne peuvent pas dépasser la position Il du mécanisme de réglage. Afin de déverrouiller l'arrangement de verrouillage formé par ledit ressort 36 et la face 39 du canon 40, il suffit d'appuyer sur la plaquette 43 de sorte que le ressort 36 prenne à peu près une forme ronde, telle qu'illustrée en pointillé à la fig. Il.
Cette opération permet de laisser glisser librement le canon de couronne 40 à l'intérieur du ressort 36, déverrouiliant ainsi l'arrangement de verrouillage.
Une forme d'exécution très simple du dispositif selon l'inven- tion est représentée schématiquement et en partie à la fig. 12. Le fonctionnement de cette variante est ie suivant: en tirant axialement sur la couronne 44 et la tige de remontoir 45. la partie retroussée 46 de la couronne 44 butera en position Il contre la partie 47 du tube 48 solidaire de la boîte de montre 49. verrouillant ainsi la position 111 du mécanisme de réglage du mouvement 50. Pour passer la tige de remontoir 45 de la position Il en position 111, il suffit d'appliquer une force verticale F sur la couronne 44 et de la tirer vers l'extérieur de sorte que la partie retroussée 46 se libère de la partie repliée 47 non concentrique du tube 48.
Maintenant la couronne peut sans autre être tirée dans sa position extrême. Uniquement grâce au fait que le diamètre du perçage 51 est supérieur à la majeure partie du diamètre extérieur de la tige de remontoir 45 et que la partie retroussée 47 du tube 48 ne se trouve que sur une partie du pourtour de ce dernier, I'opération de déverrouillage de la position 111 peut être effectuée ainsi que décrite. Cette forme d'exécution de l'invention est avantageusement utilisée dans des montres présentant une boite 49 ayant une partie renforcée 52 s'étendant en partie au-dessus de la couronne 44, de sorte que cette derniére ne peut être opérée que par le dessous en position I, mais par le dessus en position 11.
La variante du dispositif selon l'invention représentée à la fig. 13 présente une tige de remontoir 53 pour ainsi dire normale, portant une collerette 54. De même, la couronne 55 est du type classique. Dans cette forme d'exécution de l'invention, la position 111 du mécanisme de réglage de la montre est normalement verrouillée parce que la collerette 54 vient buter avec sa face 56 contre une lame 57. Pour déverrouiller cet arrangement, il suffit d'appuyer sur le bouton-poussoir 58, ce qui a pour effet que la lame 57 est légèrement déplacée dans le sens antihoraire et vient se loger dans la saignée 59 du bouton-poussoir 58.
Si l'utilisateur de la montre tire maintenant sur la couronne 55, la collerette 54 va buter avec sa face 60 contre la lame 57. ce qui a pour effet que cellewi va être déplacée encore plus dans le sens antihoraire, ce qui, d'une part libère le bouton-poussoir 58 qui reprend sa position initiale, et d'autre part permet à la collerette 54 de traverser la lame 57 dans l'ouverture 61.
Il est par exemple aussi possible de prévoir l'exécution selon la fig. 12. avec une couronne vissée, ce qui peut d'ailleurs également être le cas pour toutes les variantes décrites. De plus, rien n'empêche de prévoir plus que trois positions opérationnelles du mécanisme de réglage et par là de la tige de remontoir, car quatre positions ou davantage peuvent sans autre être réalisées.