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Procédé pour la fabrication de produits de condensation en partant de la thio-urée ou d'un mélange de thio-urée avec de l'urée et de la formaldéhyde.
L'invention est relative à la fabrication ee pro- duits de condensation de la thio-urée ou d'un mélange de thio-urée avec de l'urée et de la formaldéhyde, produits qui peuvent, très avantageusement, être employés comme agglu- tinant, liant., et agent d'imprégnation dans la fabrication de masses lamellaires (surtout celles à base de papier, de tissu et d'amiante) ainsi que, en général, comme moyen d'im- prégnation et de revêtement, comme base de vernis, et, en
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outre, comme liant pour des matières à mouler et de matières à mouler par coulée sous pression.
Le procédé consiste, essentiellement, à faire agir moins que deux moles, de préférence 3/2moles, de formaldéhyde, sur une mole de thio-urée ou d'un mélange de thio-urée et d'urée pour unph 5, de préférence un Ph égal à 3, sans in- tervention de chaleur.
En faisant réagir, à froid, de l'urée et de la for- maldéhyde, en présence d'acides à un ph 5, on obtient un produit blanc et insoluble, qui ne se prête pas à des usages industriels (voir par exemple Beilstein-Prager Jacobsen 'Handbuch der organischen ChemiE" troisième édition 1921, tome 4, page 48). Ainsi par exemple une solution de 60 par- ties en poids (une mole) d'urée dans 150 parties en poids d'une solution aqueuse de formaldéhyde contenant 50 parties en poids (3/2 moles) de formaldéhyde se transforme, en étant portée, par addition d'acide phosphorique à une concentration en ions hydrogène correspondant à une valeur de Ph sensible- ment égale à 3, à la température ordinaire (à peu près 20 C) dans l'espace de quelques minutes en un gâteau blanc, friable et non-utilisable.
La réaction prend un cours tout à fait différent si, sans modifier autrement les conditions de l'o- pération, on remplace, entièrement ou partiellement l'urée par de la thio-urée. Si par exemple, pour le mélange sus-in- diqué, on remplace la moitié des 60 parties en poids d'urée ( mole) par 38 parties en poids 1/2 mole) de thio-urée, on obtient à 20 c une solution qui, pendant des heures, reste limpide comme de l'eau et qui, si on y ajoute des dissolvants organiques tels que l'alcool éthylique, ne présente pas le moindre trouble même après un repos de 24 heures.
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On sait qu'au cours d'une condensation d'urée et de formaldéhyde dans une solution neutre ou alcaline on peut, en opérant avec précaution, interrompre la réaction à un état, pour lequel les composés uniformes mono-méthylol-car- bamide et diméthylol -carbamide (ou mélanges de ces composés) sont formés, qui ne montrent pas encore une tendance de po- lymérisation, mais sont capables de subir une condensation progressive. Or, on a réussi à provoquer une telle interrup- tion de la réaction dans la condensation de la thio-urée (ou de mélange de thio-urée et d'urée) avec de la formaldéhyde en opérant dans une solution acide sans intervention de cha- leur.
Tandis que la réaction entre l'urée et la formaldéhyde se continue, comme dit plus haut, en solution acide à un Ph 5, même sans apport de chaleur, sans interruption jus- qu'à la formation de masses insolubles non utilisables, on obtient à ces conditions dans la réaction entre la thiourée (ou mélange de la thio-urée et de l'urée) et la formaldé- hyde d'abord des solutions ordinaires de combinaisons chimi- ques simples. Ce n'est que dans ces solutions que la formation de complexes capables d'une polymérisation a lieu peu à peu et de cette manière il se produit une polymérisation progres- sive, pendant laquelle les produits de condensation passent, par agglomération des molécules, à l'état colloïdal.
De l'in- terruption de la réaction chimique dans une phase, dans la- quelle il y a encore des combinaisons chimiques simples, il résulte l'avantage que les produits de la réaction peuvent, si l'on conduit la réaction méthodiquement, être amenés à un état de polymérisation voulu, c'est-à-dire plus ou moins avancé, mais qui est toujours unforme. En outre les colloïdes finalement formés sont hydrophobes, de sorte qu'ils dégagent facilement et complètement l'eau.
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Dans la littérature il se trouve une combinaison
C2H4N2,S, qui est formée par l'action de la formaldéhyde sur la thio-urée à la température ordinaire en présence d'acides, si la concentration en ions d'hydrogène dépasse une valeur déterminée. Ce composé cristallin est insoluble dans tous les dissolvants et, en étant chauffé à une température de
202 ou 203 C, se décompose en devenant brunâtre. Il s'agit ici de la thio-urée de méthylène, une substance chimique, qui ne possède aucune aptitude à se condenser -contrairement aux combinaisons simples formées comme produits initiaux dans le procédé de cette invention étant des combinaisons de mé- thylol-, mais qui est décomposée au chauffage avec ou sans application de pression et qui pour ce'tte raison ne se prête pas à la fabrication de masses artificielles.
Par des expé- riences il a été constaté, que la réaction prend ce cours défavorable, si la concentration en ions d'hydrogène surpasse ,une limite déterminée. Cette limite dépend de la nature de l'anion de l'agent condenseur acide employé. Par conséquent la seule règle déterminée, qui peut être donnée à l'égard de le concentration en ions d'hydrogène et celle qu'il existe une limite supérieure, pour laquelle les combinaisons de méthylène, incapables d'une condensation ultérieure, commen-= cent à se former et que dans ce procédé la concentration en ions d'hydrogènes doit être réglée de façon, qu'elle est maintenue en-dessous de cette limite.
Pour obtenir des masses lamellaires (plaques feuil- letées) on imprègne les éléments de base (papier ou tissu), mis sous forme,de feuilles ou bandes sans fin, avec une so- lution froide des produits de condensation additionnée, le cas échéant., de corps de remplissage,, de matières colorantes
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ou pigments et on les sèche, de préférence également sans apport de chaleur,après quoi un nombre appropriéde ces cou= ches élémentaires sont superposées et réunies et soudées en- tre elles comme à l'ordinaire par l'action de chaleur et de pression.
Les matières ainsi obtenues, tout en étant de grande beauté, possèdent des propriétés mécaniques et électriques excellentes. Le produit, sans corps de remplissage, est trans- parent et peut être coloré ou madré en toutes les nuances.
Il peut être perforé, limé, fraisé , poli et facilement es- tampé en étant chauffé. Sa résistance mécanique est très grande et on peut donc utiliser ces masses lamellaires pour constituer des pièces destinées à être sollicitées par des efforts mécaniques de tout genre, par exemple des éléments de transmission, des roues dentées, des organes de métiers à tisser exposés à des fatigues élevées, des pots tournants de filature, etc.
En outre, ces masses se prêtent aisément à des emplois multiples dans l'électrotechnique (technique de la basse et de la haute tension, des courants faibles et élevés et plus spécialement des courants à haute fréquence).' Puisque l'angle de perte, c'est-à-dire la résistance di-élec- trique, de ces produits, dépend très peu de la température, ils conviennent particulièrement à la construction de trans- formateurs. Grâce à leur insensibilité à l'eau, aux alcalis et aux acides, ces beaux produits pressés trouvent des ap- plications très variées dans la fabrication d'ustensiles ou articles les plus divers, de meubles, etc. ainsi que dans les constructions architecturales.
On peut, par exemple, obtenir ainsi un succédané de plaques en bois ayant des propriétés chimiques non encore atteintes jusqu'ici et qui,
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seuls ou en combinaison avec d'autres matières (par exemple le fer), peuvent servir à la fabrication de meubles ou avan- tageusement être employés comme revêtement de murs.
Un avantage spécial de ces produits réside dans le fait -.que la texture initiale des éléments de base, consti- tués en papier ou en tissu, disparaît pour ainsi dire complè- tement, de sorte que, contrairement aux masses lamellaires faites à l'aide de produits de condensation des phénols et de formaldéhyde, les nouveaux produits ont une structure et texture parfaitement égales dans toutes les directions, ce qui les rend plus résistants aussi bien au point de vue chi- mique qu'au point de vue mécanique. Les produits ne peuvent, par exemple, pas se fendre et ont donc, pour cette raison, un champ d'application bien plus vaste que les corps simi- laires connus jusqu'ici.
Pour obtenir des mélanges moulables on mélange, à la solution, les matières fibreuses qu'on désire utiliser avec ou sans addition d'autres corps de remplissage, de sub- stances colorantes ou de pigments. Après quoi'on laisse le mélange reposer à la température ambiante jusqu'à ce qu'il ait d'abord séché à l'air et que par suite le produit de condensation y contenu soit arrivé à un état de polymérisa- tion suffisamment avancé mais uniforme. Cet accomplissement de la polymérisation peut être accéléré en l'effectuant à une température un peu élevée.
Dans ce cas il est à recom- mander, surtout quand il s'agit de matières à moulage rapide, d'humecter le mélange pendant la dernière période de chauffa- ge, de façon que la faible quantité d'eau, nécessaire pour permettre au mélange de couler dans la presse de moulage chauf- fée, soit encore présent quand l'état de polymérisation voulu
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est atteint. Mais il n'est toutefois pas absolument nécessaire d'avoir recours au chauffage pour permettre au mélange d'être moulé par pression. On peut au contraire, en adoptant une con- centration appropriée en ions d'hydrogène, atteindre, à la température ordinaire, un degré de polymérisation tel qu'on puisse procéder au moulage rapide.à chaud.
Pour obtenir des matières propres au moulage par coulée sous pression,le mélange, séché à l'air, de la solu- tion du produit de condensation avec les matières fibreuses est séché davantage et à basse température, de préférence sans intervehtion de chaleur,jusqu'à ce qu'il ne subsiste que le peu d'eau juste nécessaire pour permettre l'introduc- tion du mélange dans le moule dans lequel la coulée a lieu sous pression.
EXEMPLES D'EXECUTION
1. ) 76 kilogrammes (une mole) de thio-urée sont dissous, à l'état finement pulvérisé et tout en remuant, dans 300 kilogrammes d'une solution aqueuse de formaldéhyde contenant 30 pour cent en poids (3 moles) de formaldéhyde.
On ajoute, ensuite, 0,5 à 1 kilogramme d'acide phosphorique et 60 kilogrammes (une mole) d'urée à cette solution sans apport de chaleur. Du papier, du tissu de lin ou de l'amiante est, alors.Imprégné de manière appropriée avec cette solu- tion. La masse ainsi traitée est laissée au repos pendant environ 24 heures à la température ambiante; l'excès d'eau étant ainsi enlevé par dessiccation. Les feuilles imprégnées peuvent être traitées par tous les modes connus employés pour 1 la fabrication de masses lamellaires faites à l'aide de
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produits de condensation du phénol et de la formaldéhyde.
Pour obtenir des plaques ou des blocs, les feuilles sont su- perposées en'nombre convenable, comprimées dans des presses à plaques chauffées à une température de 1200 à 140 C, de façon que le liant devienne d'abord pâteux et intervienne ensuite pour réunir le tout en une masse homogène. La durée du pressage est considérablement plus courte que celle pou- vant être atteinte avec les produits de condensation ordinai- res du phénol et de la formaldéhyde. Pour obtenir des tubes ou autres corps creux profilés on se sert des procédés et appareils à rouler utilisés pour l'industrie des plastiques à base de phénols.
En subdivisant les masses lamellaires, obtenues de cette manière jusqu'à obtenir des pièces de 1 cm2 environ et en soumettant la masse ainsi subdivisée, dans une presse chau- de, à une pression élevée, on peut obtenir des pièces moulées ayant une résistance mécanique extraordinairement élevée. Ce sont surtout les masses lamellaires préparées à base de tissu de lin qui se prêtent particulièrement à ce procédé.
2.) Une solution de produits de condensation est préparée conformément à l'exemple 1 sans intervention de chaleur. Pour obtenir des matières de moulage par pression., on mélange intimement dans un malaxeur efficace, des substan- ces fibreuses, d'origine animale, végétale ou minérale, avec cette solution. Le mélange est laissé au repos jusqu'à ce qu'il ait séché à l'air et est ensuite chauffé, par exemple dans un tambour rotatif, afin de porter le liant à un état de polymérisation aussi élevée que possible tout eh laissant, cependant, subsister un restant d'eau suffisant pour permettre la coulée de la poudre à mouler dans la presse chaude.
A l'aide de ces mélanges'à mouler on peut fabriquer, de la manière
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connue, par moulage à chaud et à une pression élevée des mas- ses artificielles homogènes ou des articles obtenus par mou- lage sous pression.
Pour obtenir des mélanges pour le moulage par coulée sous pression, on poursuit le traitement du mélange séché à l'air et cela à la température d'environ 20 C jusqu'à ce que le restant d'eau soit juste suffisant pour permettre l'intro- duction du mélange dans le moule à coulée sous pression.
3.) Les solutions obtenues selon l'exemple 1 peuvent être utilisées, exception faite de la fabricatiode masses lamellaires, avec ou sans addition de dissolvants volatils (tels que l'alcool éthylique) et d'agents mollifiants, comme moyen d'imprégnation dans un sens plus restreint, par exemple pour faire des isolements par imprégnation de bobines et de pièces accessoires ou pour imprégner du bois, du cuir, des tissus, du carton, etc. et aussi pour fabriquer du vernis.
Enfin elles se prêtent aussi au revêtement d'appareillages avec ou sans emploi de tissus comme couche intermédiaire.
Bien entendu, il faut, dans tous les cas, que l'application des solutions soit suivie d'une polymérisation à chaud.
Le procédé peut aussi être effectué de manière telle que du monométhylol ou diméthylol-carbamide (ou des mélanges de ces produits) préalablement préparé participe à la con- densation de thio-urée avec de la formaldéhyde dans les con- ditions sus-indiquées. Dans ce cas, la quantité de formaldé- hyde doit évidemment être réduite de la quantité qui est déjà adjointe à l'urée.
Il est déjà connu, que, si le procédé est effectué en partant de thio-urée, il ne prend pas le même cours qu'en partent d'urée. Contrairement à la réaction rapide de l'urée
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avec . la formaldéhyde, par laquelle la déshydration des produits de'réaction engendrés est rendue très difficile - on peut désydrater, par évaporation, les solutions aqueuses formées par la condensation de la thio-urée avec de la for- maldéhyde dans un milieu neutre, en faisant passer, le cas échéant, de l'air ou des gaz inertes au travers des solutions (brevet Gde-Bretagne n 248.457). Des produits de condensa- tion ainsi préparés (en effectuant le procédé de condensa- tion régulièrement à la chaleur), ont déjà servi également comme liants pour des mélanges à mouler contenant des matiè- res fibreuses,
des additions solides de nature acide ayant été ajoutées à ces mélanges afin de raccourcir la durée de l'opération du moulage par pression.(brevet Gde-Bretagne n 258.950). Pour rendre superflues ces additions au mélange à mouler on a adopté ensuite (brevet Gde-Bretagne n 266.028) le procédé suivant lequel on condense des mélanges d'urée et de thio-urée avec de la formaldéhyde ou suivant lequel on réunit les produits intermédiaires, obtenus par des procédés séparés, assurant la condensation d'urée avec de la formal- déhyde, d'une part, et de la thio-urée avec de la formaldéhy- de, d'autre part, après quoi on concentre ou on déshydrate parfaitement les solutions, obtenues de l'une ou de l'autre manière, par évaporation ou en soufflant de l'air au travers des solutions.
Dans ce procédé la condensation a lieu sans l'addition d'agents condensateurs, à des températures variant entre 50 et 70 C, après quoi la solution est concentrée à la température de 70 à 80 C. Toutefois ces procédés connus n'ont pas permis d'obtenir l'avantage aussi important de pouvoir effectuer ,La condensation dans un milieu fortement acide sans intervention de chaleur.
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Process for the manufacture of condensation products starting from thiourea or a mixture of thiourea with urea and formaldehyde.
The invention relates to the manufacture of thiourea condensation products or of a mixture of thiourea with urea and formaldehyde, products which can very advantageously be used as agglomerates. tinant, binder., and impregnating agent in the manufacture of lamellar masses (especially those based on paper, fabric and asbestos) as well as, in general, as a means of impregnation and coating, as a base varnish, and, in
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Further, as a binder for molding materials and die casting molding materials.
The process consists, essentially, in reacting less than two moles, preferably 3 / 2moles, of formaldehyde, on one mole of thiourea or of a mixture of thiourea and urea for unph 5, preferably one. Ph equal to 3, without the intervention of heat.
By reacting urea and formaldehyde in the cold, in the presence of acids at a pH of 5, a white and insoluble product is obtained, which does not lend itself to industrial uses (see for example Beilstein -Prager Jacobsen 'Handbuch der organischen ChemiE' third edition 1921, volume 4, page 48). Thus for example a solution of 60 parts by weight (one mole) of urea in 150 parts by weight of an aqueous solution of formaldehyde containing 50 parts by weight (3/2 moles) of formaldehyde is transformed, on being heated, by addition of phosphoric acid at a concentration of hydrogen ions corresponding to a value of Ph substantially equal to 3, at room temperature (about 20 C) in a matter of minutes to a white, crumbly, non-usable cake.
The reaction takes an entirely different course if, without otherwise modifying the conditions of the operation, the urea is entirely or partially replaced by thiourea. If, for example, for the above-mentioned mixture, one replaces half of the 60 parts by weight of urea (mole) by 38 parts by weight (1/2 mole) of thiourea, a solution is obtained at 20 c. which for hours remains as clear as water and which, if organic solvents such as ethyl alcohol are added thereto, does not exhibit the slightest cloudiness even after standing for 24 hours.
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It is known that during a condensation of urea and formaldehyde in a neutral or alkaline solution it is possible, by operating with care, to stop the reaction in a state, for which the uniform compounds mono-methylol-carbonamide and dimethylol -carbamide (or mixtures of these compounds) are formed, which do not yet show a tendency to polymerize, but are capable of undergoing gradual condensation. Now, we have succeeded in causing such an interruption of the reaction in the condensation of thiourea (or of a mixture of thiourea and urea) with formaldehyde by operating in an acid solution without the intervention of cha - their.
While the reaction between urea and formaldehyde continues, as said above, in an acid solution at a Ph 5, even without the addition of heat, without interruption until the formation of insoluble masses which cannot be used, one obtains under these conditions in the reaction between thiourea (or mixture of thiourea and urea) and formaldehyde first of all ordinary solutions of simple chemical combinations. It is only in these solutions that the formation of complexes capable of polymerization takes place little by little and in this way a progressive polymerization takes place, during which the condensation products pass, by agglomeration of the molecules, to colloidal state.
From the interruption of the chemical reaction in a phase, in which there are still simple chemical combinations, there results the advantage that the products of the reaction can, if the reaction be carried out methodically, be brought to a desired state of polymerization, that is to say more or less advanced, but which is always unform. In addition, the colloids finally formed are hydrophobic, so that they easily and completely release water.
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In the literature there is a combination
C2H4N2, S, which is formed by the action of formaldehyde on thiourea at room temperature in the presence of acids, if the concentration of hydrogen ions exceeds a determined value. This crystalline compound is insoluble in all solvents and, on being heated to a temperature of
202 or 203 C, decomposes becoming brownish. This is methylene thiourea, a chemical substance, which has no ability to condense - unlike the simple combinations formed as initial products in the process of this invention being combinations of methylol -, but which is decomposed on heating with or without the application of pressure and which for this reason does not lend itself to the manufacture of artificial masses.
By experiments it has been observed that the reaction takes this unfavorable course if the concentration of hydrogen ions exceeds a determined limit. This limit depends on the nature of the anion of the acid condensing agent employed. Therefore the only determined rule, which can be given with respect to the concentration of hydrogen ions and that there is an upper limit, for which the methylene combinations, incapable of subsequent condensation, begin = cent to be formed and that in this process the concentration of hydrogen ions must be regulated so that it is kept below this limit.
To obtain lamellar masses (laminated plates), the basic elements (paper or fabric), formed into endless sheets or bands, are impregnated with a cold solution of the condensation products added, if necessary. , filler, coloring matter
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or pigments and dried, preferably also without the addition of heat, after which a suitable number of these elementary layers are superimposed and joined and welded together as usual by the action of heat and pressure.
The materials thus obtained, while being of great beauty, have excellent mechanical and electrical properties. The product, without filler, is transparent and can be colored or curled in any shade.
It can be perforated, filed, milled, polished and easily swabbed by being heated. Its mechanical strength is very high and it is therefore possible to use these lamellar masses to constitute parts intended to be stressed by mechanical forces of any kind, for example transmission elements, toothed wheels, weaving machine components exposed to high fatigue, spinning pots, etc.
In addition, these masses lend themselves easily to multiple uses in electrical engineering (low and high voltage technique, low and high currents and more especially high frequency currents). Since the loss angle, ie the dielectric strength, of these products is very little temperature dependent, they are particularly suitable for the construction of transformers. Thanks to their insensitivity to water, alkalis and acids, these beautiful pressed products find a wide variety of applications in the manufacture of utensils or the most diverse articles, furniture, etc. as well as in architectural constructions.
It is thus possible, for example, to obtain a substitute for wooden plates having chemical properties not yet achieved and which,
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alone or in combination with other materials (eg iron), can be used in the manufacture of furniture or advantageously used as wall covering.
A special advantage of these products lies in the fact that the initial texture of the basic elements, consisting of paper or fabric, disappears, so to speak, completely, so that, unlike the lamellar masses made with the Using condensation products of phenols and formaldehyde, the new products have a perfectly equal structure and texture in all directions, which makes them more resistant both chemically and mechanically. The products cannot, for example, split open and therefore have a much wider field of application than similar bodies known hitherto.
In order to obtain moldable mixtures, the desired fiber materials are mixed with the solution with or without the addition of other fillers, coloring substances or pigments. Thereafter, the mixture is allowed to stand at room temperature until it has first air-dried and the condensation product contained therein has reached a sufficiently advanced state of polymerization but thereafter. uniform. This completion of polymerization can be accelerated by effecting it at a somewhat elevated temperature.
In this case it is recommended, especially when it comes to fast molding materials, to moisten the mixture during the last heating period, so that the small quantity of water, necessary to allow the casting mixture in the heated molding press, is still present when the desired state of polymerization
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is reached. However, it is not absolutely necessary to have recourse to heating to allow the mixture to be pressure molded. On the contrary, by adopting an appropriate concentration of hydrogen ions, a degree of polymerization can be achieved at room temperature such that rapid hot molding can be carried out.
To obtain materials suitable for die-casting, the air-dried mixture of the condensate solution with the fibrous materials is dried further and at low temperature, preferably without the intervention of heat, to that there remains only the little water which is just necessary to allow the mixture to be introduced into the mold in which the casting takes place under pressure.
EXAMPLES OF EXECUTION
1.) 76 kilograms (one mole) of thiourea are dissolved, finely powdered and with stirring, in 300 kilograms of an aqueous formaldehyde solution containing 30 percent by weight (3 moles) of formaldehyde.
0.5 to 1 kilogram of phosphoric acid and 60 kilograms (one mole) of urea are then added to this solution without adding heat. Paper, linen fabric or asbestos is then suitably impregnated with this solution. The mass thus treated is left to stand for approximately 24 hours at room temperature; the excess water being thus removed by desiccation. The impregnated sheets can be treated by any known method employed for the manufacture of lamellar masses made with the aid of
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condensation products of phenol and formaldehyde.
To obtain plates or blocks, the sheets are superimposed in a suitable number, compressed in plate presses heated to a temperature of 1200 to 140 C, so that the binder first becomes pasty and then intervenes to unite. all in a homogeneous mass. The pressing time is considerably shorter than that attainable with ordinary condensation products of phenol and formaldehyde. To obtain tubes or other profiled hollow bodies, the processes and rolling apparatuses used for the phenol-based plastics industry are used.
By subdividing the lamellar masses, obtained in this way until pieces of about 1 cm2 are obtained and by subjecting the mass thus subdivided, in a hot press, to a high pressure, it is possible to obtain molded parts having a mechanical resistance. extraordinarily high. It is especially the lamellar masses prepared on the basis of linen fabric which are particularly suitable for this process.
2.) A solution of condensation products is prepared according to Example 1 without the intervention of heat. In order to obtain pressure molding materials, fibrous substances, of animal, vegetable or mineral origin are intimately mixed in an efficient mixer with this solution. The mixture is left to stand until it has dried in air and is then heated, for example in a rotating drum, in order to bring the binder to a state of polymerization as high as possible while leaving, however. , leave a sufficient remainder of water to allow the casting of the molding powder in the hot press.
With the help of these molding mixtures it is possible to manufacture, in the
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known, by hot molding at high pressure homogeneous artificial masses or articles obtained by molding under pressure.
To obtain mixtures for die-casting molding, the treatment of the air-dried mixture is continued at a temperature of about 20 ° C. until the remaining water is just sufficient to allow introduction of the mixture into the die-casting mold.
3.) The solutions obtained according to Example 1 can be used, with the exception of the production of lamellar masses, with or without the addition of volatile solvents (such as ethyl alcohol) and of softening agents, as an impregnation means in a more restricted meaning, for example to make insulation by impregnating coils and accessory parts or to impregnate wood, leather, fabrics, cardboard, etc. and also to make varnish.
Finally, they are also suitable for coating equipment with or without the use of fabrics as an intermediate layer.
Of course, it is necessary, in all cases, for the application of the solutions to be followed by hot polymerization.
The process can also be carried out in such a way that previously prepared monomethylol or dimethylol-carbamide (or mixtures of these products) participates in the condensation of thiourea with formaldehyde under the conditions indicated above. In this case, the quantity of formaldehyde must obviously be reduced by the quantity which is already added to the urea.
It is already known that, if the process is carried out starting with thiourea, it does not take the same course as starting with urea. Unlike the rapid reaction of urea
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with. formaldehyde, by which the dehydration of the reaction products generated is made very difficult - the aqueous solutions formed by the condensation of thiourea with formaldehyde in a neutral medium can be dehydrated by evaporation pass, if necessary, air or inert gases through the solutions (Gde-Bretagne patent n 248,457). Condensing products thus prepared (by carrying out the condensing process regularly with heat) have already been used as binders for molding mixtures containing fibrous materials,
solid additions of an acidic nature having been added to these mixtures in order to shorten the duration of the pressure molding operation (Gde-Bretagne patent n 258,950). To make these additions to the molding mixture superfluous, the process was then adopted (Gde-Bretagne patent n 266.028) according to which mixtures of urea and thiourea are condensed with formaldehyde or according to which the intermediate products are combined, obtained by separate processes, ensuring the condensation of urea with formaldehyde, on the one hand, and thiourea with formaldehyde, on the other hand, after which it is concentrated or perfectly dehydrated solutions, obtained in either way, by evaporation or by blowing air through the solutions.
In this process the condensation takes place without the addition of condensing agents, at temperatures varying between 50 and 70 C, after which the solution is concentrated at a temperature of 70 to 80 C. However, these known processes have not allowed to obtain the equally important advantage of being able to perform, Condensation in a strongly acidic environment without the intervention of heat.