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Arme automatique à recul du tubes notamment mitrailleuse lourde L'invention concerne une arme automatique à recul du tube par rapport à un carter fixé à un support de l'arme, arme comprenant un corps de culasse propre à se déplacer d'un mouvement de translation rectiligne alternatif dans le carter, lequel présente, à sa partie supérieure, une ouverture d'introduction des cartouches surmontée d'un pourvoyeur et, à sa partie inférieure, un passage d'éjection pour les douilles tirées, un ressort récupérateur étant interposé entre le corps de culasse et l'arrière du carter.
L'invention a pour but de réaliser une arme de construction économique et compacte et dont les divers mécanismes soient bien protégés.
L'arme selon l'invention est caractérisée par le fait que le carter a une forme cylindrique à section circulaire coaxiale au tube et porte intérieurement des glissières supportant et guidant le corps de culasse de telle manière que subsistent, intérieurement au carter, respectivement au-dessus et au-dessous du corps de culasse, des espaces allongés où sont logés un mécanisme pour l'actionnement du pourvoyeur et un mécanisme pour le réarmement de l'arme, lesquels mécanismes coopèrent chacun avec le corps de culasse sur au moins la majeure partie du mouvement de translation alternatif de ce corps de culasse.
Le mécanisme d'actionnement du pourvoyeur peut comporter une came rotative allongée dont l'axe de rotation est parallèle à celui du tube et qui est attaquée par le corps de culasse au cours de ses courses aller-retour. Le mécanisme pour le réarmement de l'arme peut comporter une chaîne sans fin dont les deux brins parallèles encadrent le passage d'éjection.
Tout à l'arrière du carter, autour de l'extrémité arrière du ressort récupérateur, peut subsister un espace annulaire où est logé un dispositif de détente comportant des leviers en forme d'arceaux enfourchant l'arrière du ressort récupérateur. Dans une arme qui comporte un tel dispositif de détente et dont le carter contient en son intérieur des gâchettes d'accrochage du corps de culasse et est fermé à l'arrière par un fond relié audit carter par un emmanchement nécessitant pour son engagement et son dégagement une rotation relative de ce fond par rapport au carter autour d'un certain axe, les susdites gâchettes peuvent être portées par une douille montée pivotante sur le fond autour du susdit axe, des moyens pouvant être prévus pour empêcher la rotation de ladite douille par rapport au carter pendant que le fond tourne par rapport audit carter.
Les dessins ci-annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention. Sur ces dessins, les plans de coupe sont indiqués par la définition du plan de base où est située la partie principale du tracé. Mais certaines autres parties des coupes sont faites par d'autres -plans parallèles au susdit plan de base, ceci afin de faciliter la lecture des dessins et l'interprétation de la description faite ci- après en se référant aux dessins.
Les fig. 1 et 2 de ces dessins (divisées l'une et l'autre en deux parties a et b groupées sur la même planche) sont des coupes horizontale et verticale de l'ensemble d'une arme constituant une mitrailleuse lourde.
La fig. 3 est une vue partielle selon la flèche III de la fig. 2.
La fig. 4, divisée comme les fig. 1 et 2, est une coupe verticale partielle de la même arme, avec certains éléments montrés en vue latérale.
Les fig. 5, 6 et 7 sont respectivement des coupes selon V-V de la fig. 1, VI-VI de la fig. 4, et VII-VII de la fig. 2.
Les fig. 8, 9, 10 et 11 sont des vues schématiques montrant, en perspective, le carter constituant l'armature de l'arme en question, un de ses éléments appelé ci-après manchon à fourche , sa culasse et l'un de ses verrous.
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La fig. 12 montre une variante de la partie avant de l'arme faisant l'objet des fig. 1, 2 et 4.
La fig. 13 est un agrandissement de la partie de la fig. 1 qui est entourée par la ligne XIII en trait mixte.
La fig. 14 est une coupe longitudinale verticale, à plus grande échelle que les figures précédentes, du pourvoyeur de l'arme susvisée.
La fig. 15 est une coupe horizontale de ce pourvoyeur selon XV-XV de la fig. 14.
Les fig. 16 à 23 représentent diverses coupes verticales transversales de ce pourvoyeur respectivement selon XVI-XVI (pour les fig. 16 et 17), XVIII-XVIII (pour les fig. 18 et 19), XX-XX (pour les fig. 20 et 21) et XXII-XXII (pour les fig. 22 et 23) de la fig. 14.
La fig. 24 est une coupe verticale transversale de l'arme selon XXIV-XXIV de la fig. 4.
Les fig. 25 à 28 sont des coupes verticales transversales selon XXV-XXV de la fig. 14.
Les fig. 29, 30 et 31 sont respectivement des coupes selon XXIX-XXIX de la fig. 25 et XXX-XXX, XXXI-XXXI de la fig. 26.
La fig. 32, enfin, montre en perspective un mécanisme d'effacement des verrous coopérant avec le dispositif de réarmement.
La mitrailleuse lourde représentée, de calibre 20 mm par exemple, comprend une armature constituée par un carter tubulaire 1 (fig. 8), formant boîte de culasse, ce carter étant de section circulaire et de diamètre sensiblement constant (diamètre extérieur de l'ordre de 110 à 120 mm) et présentant, à sa partie supérieure, une ouverture 2 (fig. 8) propre à recevoir un pourvoyeur et, à sa partie inférieure, un passage 3 pour l'éjection des douilles tirées. Ainsi, obtient-on, pour l'armature de l'arme, armature qui constitue en fait une poutrelle tubulaire, une rigidité maximum pour un poids donné de métal.
Ce carter 1 peut être établi à partir d'un tronçon de tube préfabriqué, par exemple en acier étiré et traité. Il peut aussi être établi à partir de deux moitiés de tube réunies, par soudage par exemple, selon des génératrices.
De toute façon, l'usinage du carter 1 peut se faire essentiellement par alésage et tournage. Ainsi, la fabrication en est-elle particulièrement simple et économique.
Ledit carter 1 est fixé à un support de l'arme et supporte en son intérieur, selon son axe, l'arrière du tube-canon 4 avec interposition d'un dispositif amortisseur de recul, le dispositif de culasse avec ses organes de verrouillage et de déverrouillage ainsi que, d'une part, vers l'arrière, notamment le dispositif amortisseur-accélérateur de la culasse et, d'autre part, latéralement à ces deux dispositifs, ceux pour l'entraînement du pourvoyeur et pour le réarmement de l'arme.
Tout à l'avant du carter 1 est taillé intérieurement un filetage destiné à recevoir un écrou 5 présentant un alésage propre à assurer le guidage de l'arrière du tube 4, avec interposition d'un manchon 6 (fig. 9). Bien entendu, le tube peut être fixé de façon amovible dans ce manchon, par exemple par un emmanche- ment à baïonnette.
Le manchon 6 présente, d'avant en arrière, d'abord une zone cylindrique d'appui propre à coulisser dans l'alésage de l'écrou 5, ensuite une cloison annulaire 7 propre à coulisser à son tour dans l'intérieur du carter 1, puis une partie 8, de forme générale cylindrique, entourant le tube 4 jusque vers la tranche arrière dudit tube, puis enfin, à droite et à gauche, deux bras 9 formant fourche, ces bras étant tels que la culasse puisse pénétrer entre eux et se verrouiller contre eux ainsi qu'il sera décrit plus loin. Un ressort amortisseur de recul 10 est interposé entre la cloison annulaire 7 à l'avant et une butée annulaire arrière 11 s'appuyant contre un ressaut 12 du carter 1.
Cette butée annulaire est avantageusement constitutée par une bague rapportée propre à servir de guide à la partie arrière du manchon à fourche 6, de telle manière que le tube 4 fixé à ce manchon puisse coulisser longitudinalement relativement au carter 1, sans pouvoir tourner par rapport à ce dernier lorsqu'il recule à chaque coup contre l'action du ressort 10 puis revient ensuite buter vers l'avant. Cette bague 11 résiste aux moments de torsion résultant de la mise en rotation du projectile par les rayures du tube 4.
Cela étant, chacun des bras 9 porte à son extrémité arrière un levier 13 de commande déverrouillage, chaque levier 13 étant articulé au bras qui le porte autour d'un axe transversal 13a tel que, après assemblage de l'ensemble, cet axe soit perpendiculaire au plan vertical de symétrie de l'arme.
Chaque levier 13 est muni, vers le bas (au-dessous du bras 9), d'un bec 14 (fig. 4a) propre, après une certaine fraction (par exemple 20 %) de la course de recul du tube 4, à venir coopérer avec une butée 15 portée par- un élément solidaire du carter 1, et, vers le haut (au-dessus du bras 9), d'un bec 16 (fig. 4a) propre, lorsque le levier 13 pivote à partir du moment où son bec inférieur 14 est immobilisé, à repousser vers l'arrière (avec une vitesse double de celle du recul du tube 4 si les excentricités des deux becs 14 et 16 sont égales), un doigt 17 dont il sera question ci-après.
La culasse mobile (fig. 10) se compose essentiellement d'un corps de culasse monobloc 18, formé d'une tête prolongée vers l'arrière par une queue de forme générale tubulaire, à l'intérieur duquel peut coulisser, avec une amplitude limitée A (fig. la), un élément dit verrouilleur-percuteur 19.
Cet élément 19 est poussé vers l'avant par rapport au corps de culasse 18 par un ressort de percussion 20 s'appuyant à l'arrière dans le fond d'une douille 21 coulissant axialement, comme on le verra plus loin, avec une amplitude également limitée B, dans le corps de culasse 18.
Quant audit verrouilleur-percuteur, il est constitué de manière telle, et incorporé dans un mécanisme de verrouillage lui-même tel que
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si l'on suppose tout d'abord que le corps de culasse 18 arrivant à poste (butée avant), l'avancée ultérieure du verrouilleur-percuteur, par inertie et sous la poussée du ressort de percussion 20, assure tout d'abord le verrouillage du corps de culasse (par des plans de verrouillage - 24a, fig. 13 - dont il sera question plus loin) entre les bras 9 du manchon 6, puis la percussion de la cartouche engagée dans la chambre à cartouche du tube 4, tandis que si, ensuite, le verrouilleur-percuteur est repoussé vers l'arrière (en l'espèce,
il le sera par la poussée exercée sur lui par les becs 16 agissant lorsque l'ensemble du tube 4, du manchon 6 et du corps de culasse 18 recule par rapport au carter 1, sur les doigts 17 susvisés, lesquels, comme on le verra plus loin, sont solidaires du verrouilleur-percuteur), il permet le déverrouillage du corps de culasse, en libérant des verrous 24 qui se resserrent ensuite sous l'effet combiné d'un plan de resserrement 34 des verrous 24 et d'un plan de commande de resserrement 35 dont il sera question plus loin (fig. 13).
Par l'intermédiaire du verrouilleur-percuteur, le corps de culasse est alors refoulé vers l'arrière de l'arme, où il est lancé également sous l'effet simultané de la pression résiduelle du gaz agissant sur le culot de la douille tirée, contre l'action d'un ressort récupérateur 22, lequel prend appui, tout à l'arrière de l'arme, contre un bloc de fermeture concave 23 fixé de façon amovible à l'arrière du carter 1, par exemple par une fixation à baïonnette.
Dans la tête du corps de culasse 18 et disposés à droite et à gauche de son plan général de symétrie, sont logés les deux verrous 24 (fig. 11 et 13) dans des alvéoles 25 qui se prolongent par des ouvertures 26 traversant la paroi du corps de culasse.
Lesdits verrous, qui s'appuient vers l'avant, par des surfaces hémicylindriques 27, contre la paroi avant desdits alvéoles 25, portent chacun, à l'arrière, d'une part, un bossage central 28 dirigé vers l'intérieur du corps de culasse, chaque bossage s'engageant dans l'une des susdites ouvertures 26 et étant pourvu d'un plan de verrouillage 24a et, tout à l'arrière, d'un plan d'écartement 29 propre à être repoussé vers l'extérieur par un plan 30 de commande d'écartement des verrous, plan porté par le verrouilleur-percuteur 19, lorsque ce dernier organe commence son mouvement d'avancée relative par rapport au corps de culasse 18 supposé être venu buter à fin de course, d'autre part, mais vers l'extérieur cette fois, un plan 31 d'appui de verrouillage, ce plan étant propre,
lorsque le verrou considéré est chassé vers l'extérieur par suite de la rencontre des susdits plans 29 et 30, à venir prendre appui contre un plan 32 de butée de verrouillage prévu intérieurement au bras 9 correspondant, et, d'autre part enfin, également vers l'extérieur mais disposé sur deux bossages 33 situés -au-dessus et au-dessous du plan 31, deux plans 34 de resserrement du verrou, chacun de ces plans étant propre, lorsque, après le départ du coup, l'ensemble constitué par le tube 4, le manchon à fourche 6 et le corps de culasse 18 a effectué une partie (par.
exemple 40 %) de son recul par rapport au carter 1, à rencontrer le plan oblique 35 de commande de resserrement porté, à l'avant, par un guide de culasse 36 solidaire du carter 1, chacun de ces plans 34, étant propre à repousser le verrou 24 correspondant dans sa position resserrée pour laquelle il peut s'engager au contact dudit guide de culasse 36, lequel est agencé, intérieurement au carter 1, pour maintenir le verrou resserré pendant tout le mouvement ultérieur de la culasse.
Les plans coagissants 31 et 32 ont une inclinaison telle, par rapport à la direction des efforts transmis du corps de culasse 18 à chaque verrou 24 et compte tenu du coefficient de frottement relatif des matières constituant les verrous 24 (plan 31) et le corps de culasse 18 (plan 32), que ces plans assurent au corps de culasse 18 un appui irréversible, quelle que soit l'intensité desdits efforts. Ainsi donc, les verrous 24 ne peuvent se resserrer que sous l'effet de la poussée des plans 34 contre les plans obliques 35, cette poussée n'intervenant, comme on l'a vu, qu'après que la course de recul de l'ensemble reculant a été en partie parcourue.
On conçoit que cette disposition interdise tout déverrouillage prématuré en cas de rebondissement du verrouilleur-percuteur 19. D'autre part, la condition d'irréversibilité de l'appui des verrous 24 détermine en général une très faible inclinaison de ces verrous par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe du tube 4, ce grâce à quoi les poussées transversales exercées sur les bras 9 du manchon à fourche 6 sont relativement faibles et le frottement entre lesdits bras et leurs guides 36 dans le carter 1 est en conséquence lui- même très faible. De toute façon, la bague 11 constitue une frette annulaire s'opposant aux déformations radiales que la poussée des verrous tend à imposer au carter 1 et au manchon 6.
Outre le dispositif de verrouillage venant d'être décrit, le corps de culasse mobile 18 porte les éléments suivants.
Tout à l'arrière de la queue tubulaire à l'intérieur de laquelle coulisse la susdite douille 21, sont portés par le corps de culasse des becs d'accrochage 37 pour les gâchettes dont il sera question ci-après, becs contre la face arrière desquels prend appui l'extrémité avant du ressort récupérateur 22.
A l'avant, le corps de culasse 18 porte un extracteur basculant 38 (fig. 2a), avec ressort de rappel, maintenu en place par une goupille transversale d'appui.
Un éjecteur, constitué par une tige 39, est guidé intérieurement à la culasse parallèlement à l'axe du tube 4, cette tige comportant, d'une part, une tête débouchant sur le pourtour de la surface contre laquelle prend appui le culot de la douille de cartouche en une zone diamétralement opposée à l'emplacement de l'extracteur, et, d'autre part, une extrémité arrière débouchant de manière telle, dans l'intérieur du corps de culasse 18, que, lorsque la douille 21 parcourt d'arrière en avant,
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par rapport au corps de culasse, son chemin d'amplitude limitée B, le bord avant de ladite douille (qui joue alors le rôle de marteau d'éjection) vienne heurter et repousser la tige 39 vers l'avant, provoquant ainsi l'éjection de la douille tirée, par le susdit passage d'éjection 3 ménagé au travers de la paroi du carter 1.
Vers l'extrémité arrière du corps de culasse 18 est fixé à ce dernier un axe transversal 40 portant à l'une de ses extrémités, extérieurement audit corps de culasse, un galet 41 qui, ainsi qu'on le verra plus loin, sert à l'actionnement du pourvoyeur, cet axe 40 étant utilisé pour limiter le déplacement relatif, vers l'arrière, de la douille 21 par rapport au corps de culasse 18, ce pour quoi il traverse les parois de ladite douille par des boutonnières 42 réservant le jeu axial voulu B entre la douille 21 et le corps de culasse.
Enfin, l'ensemble constitué par le corps de culasse 18 et son verrouilleur-percuteur 19 comporte, pour l'assemblage de ces deux éléments avec le jeu axial voulu A, une clavette transversale 43 traversant sans jeu l'extrémité arrière dudit verrouilleur-percuteur et traversant avec un jeu A les parois du corps de culasse 18, cette clavette étant solidaire, par ses extrémités, des deux branches d'un demi-collier 44 emboîté par en dessous autour du susdit corps de culasse. Ce demi-collier porte, sur chacune de ses branches, l'un des doigts 17 susvisés (sur lesquels agissent, pour permettre le déverrouillage de la culasse, les becs supérieurs 16 des leviers 13) et, au bas de sa partie médiane, un cran d'accrochage 45 pour le dispositif de réarmement dont il sera question plus loin.
Le bloc de fermeture amovible arrière 23 porte, fixé à son fond par une tige 46, un ressort amortisseur- accélérateur de culasse 47, constitué par un empilage de rondelles Belleville enfilées autour de la tige 46, cet empilage, précontraint, repoussant vers l'avant, contre une collerette 48 de la tige 46, une butée 49 qui peut ainsi reculer élastiquement lorsqu'elle est heurtée, d'abord par le bord arrière de la douille 21 (ce qui provoque l'éjection de la douille tirée), puis par la tranche arrière du corps de culasse. L'arrière du ressort récupérateur 22 est enfilé autour du ressort 47.
Pour accroître, en cas de besoin, l'énergie de recul, un renforceur de recul peut, selon une variante, être incorporé au dispositif avant de guidage du tube 4 par rappprt au carter 1. A cet effet, par exemple et comme montré sur la fig. 12, un évent 50, percé dans le tube 4, prélève des gaz qui sont conduits, par un passage 51, jusque dans la chambre comprise, intérieurement à l'extrémité avant du carter 1, entre la face avant de la susdite cloison annulaire 7 (portée par le manchon 6) et la face arrière de l'écrou 5 qui bouche à l'avant le carter 1. Ainsi, dès que le projectile a franchi, dans le tube, l'évent 50, les gaz accèdent dans la chambre susvisée et repoussent l'ensemble reculant par rapport au carter 1.
Le recul de l'ensemble reculant est ainsi augmenté sans que soit accrue la réaction du carter 1 sur son appui (affût par exemple). Pour assurer l'armement de l'arme, lorsque sa culasse est fermée et verrouillée, il faut, bien entendu, faire d'abord reculer le verrouilleur-percuteur 19 par rapport au corps de culasse 18 jusqu'à ce que le déverrouillage soit effectué, puis continuer à faire reculer ledit verrouilleur-percuteur (lequel entraîne alors le corps de culasse avec lui grâce à la clavette 43 qui a rattrapé le jeu A), jusqu'à ce que des gâchettes, dont il sera question plus loin, s'accrochent aux susdits becs d'accrochage 37.
A cet effet, l'arme comprend (fig. 2a, 2b, 3, 4a, 4b et 6), dans l'espace existant, intérieurement au carter 1, au-dessous du corps de culasse 18 et de son ressort récupérateur 22, un dispositif de réarmement constitué essentiellement par une chaîne sans fin 52 tendue entre deux pignons 53 et 54 tourillonnant autour d'axes fixés, intérieurement à la paroi du carter 1, respectivement en avant du susdit passage d'éjection 3 et vers l'arrière dudit carter 1. La position et le diamètre de ces pignons sont tels que les brins de la chaîne maintenue sous tension par un tendeur 55, courent le long des bords longitudinaux du susdit passage 3, laissant toutefois ce passage tout à fait dégagé pour que l'éjection des douilles tirées se produise entre les deux brins de la chaîne sans être gênée par eux.
Le dispositif de réarmement est monté à l'intérieur du carter 1 sur un châssis amovible 127 sur lequel sont tourillonnés les pignons 53 et 54.
Le pignon arrière 54 peut être actionné par une commande extérieure, telle qu'un levier à cliquets 56 à mouvement alternatif, permettant de commander le déplacement de la chaîne dans un sens donné.
Sur celui des brins de la chaîne qui recule lorsque ladite chaîne se déplace dans ce sens donné, est prévu un doigt d'accrochage 57 propre à venir en prise avec le cran d'accrochage 45 porté par le demi-collier 44 et l'ensemble est agencé de telle manière que le déplacement de la chaîne 52 actionnée par le levier à cli- quet 56 entraîne progressivement le susdit cran d'accrochage depuis sa position la plus avancée jusqu'à sa position la plus reculée pour laquelle le corps de culasse est accroché aux gâchettes. Lors du tir du premier coup suivant le réarmement, le doigt d'accrochage 57 est ramené en avant par le cran 45, le levier 56 ayant été désolidarisé du pignon arrière 54 par des moyens appropriés.
Au dispositif de réarmement venant d'être décrit est associé un mécanisme d'effacement des verrous qui évite au servant de l'arme d'avoir à faire reculer le tube 4 et le manchon 6 jusqu'à ce que les verrous 24 soient rabattus vers le centre par contact de leurs plans de resserrement 34 avec les plans obliques 35 portés par les guides de culasse 36. Ce recul préalable du tube 4 et du manchon 6 nécessiterait en effet la compression du puissant ressort amortisseur de recul 10 et entraînerait donc une fatigue inutile pour le servant.
Comme le montre la fig. 32, le sudit mécanisme d'effacement est constitué par deux leviers de rap-
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prochement 121 qui peuvent pivoter autour d'axes 122 parallèles à l'axe du pignon 53 et situés un peu à l'avant de celui-ci. Les leviers 121 possèdent chacun une tête 123 située à l'extrémité du levier et un bec 124 faisant saillie de l'autre côté de l'axe 122 par rapport à la tête 123. Deux maillons de la chaîne 52 sont munis d'ergots 125 vers lesquels les becs 124 sont sollicités par des ressorts 126 qui tendent à écarter les têtes 123, des bossages 33 des verrous 24.
Lorsqu'on veut ouvrir la culasse, la chaîne 52 est tirée dans le sens de la flèche de la fig. 32. Cette chaîne entraîne d'abord en arrière le verrouilleur-percuteur 19, par contact du doigt d'accrochage 57 avec le cran d'accrochage 45 solidaire dudit verrouilleur-percuteur, sur une distance suffisante pour que les verrous 24 puissent se rabattre (libération des plans de verrouillage 24a). Puis, les ergots 125 de la chaîne entrent en contact avec les becs 124 des leviers 121 et font basculer ceux-ci contre l'action des ressorts 126; les têtes 123 de ces leviers entrent en contact avec les bossages 33 des verrous 24 et ramènent ces verrous vers le centre.
Enfin, le jeu A (fig. la) ayant été annulé, le corps de culasse 18 accompagne le verrouilleur-percuteur dans son mouvement de recul jusqu'à ce que les becs d'accrochage 37 soient saisis par les gâchettes dont il sera question ci-après.
Après une telle man#uvre de réarmement, la chaîne 52 est ramenée en position inactive par le corps de culasse 18 lors du départ du premier coup. Les mouvements des leviers 121, provoqués par le contact mutuel des becs 124 et des ergots 125 lors de la course de retour de ceux-ci, ont lieu assez tôt pour qu'une rencontre entre les têtes 123 des leviers 121 et les bossages 33 des verrous 24 ne puisse pas se produire et que le verrouillage du corps de culasse puisse donc se faire normalement.
L'alimentation de l'arme est assurée par un pourvoyeur à bande dont le bâti 58 est fixé au carter 1 en regard et au-dessus de la susdite ouverture supérieure 2 prévue dans le carter 1.
Ce pourvoyeur est agencé de telle manière qu'il provoque l'avancée de la bande d'un pas sous l'effet du mouvement alternatif qui est appliqué, à chaque cycle de la culasse, donc lors du tir de chaque cartouche, à une tête de commande 59 disposée à l'arrière du bâti 58 du pourvoyeur.
Pour commander cette tête 59, on a disposé, dans l'espace existant, intérieurement au carter 1, au-dessus de la zone où se déplace le corps de culasse 18 et en arrière du bord arrière de la susdite ouverture 2, une came allongée oscillante 60 (fi-. 2) constituée par une tige qui est orientée parallèlement à l'axe du tube 4 (mais en arrière de ce dernier) et supportée à ses deux extrémités par deux paliers 61 et 62 portés par le carter 1 respectivement immédiatement en arrière du bord arrière de l'ouverture 2 et tout à l'arrière dudit carter 1.
Cette tige porte une rainure hélicoïdale 63 s'étendant sur la majeure partie de sa longueur, cette rainure coopérant de façon telle, avec le galet 41 dont il a été question plus haut (et qui est tourillonné à l'extrémité supérieure de l'axe transversal 40 qui est solidaire de la queue du corps de culasse 18) que, lorsque la culasse recule (course d'alimentation) par rapport au carter 1, le galet 41 engagé dans la rainure 63 contraigne la came 60 à tourner d'un certain angle, lequel est parcouru en sens inverse (course de retour à vide) lorsque la culasse se referme.
A l'extrémité avant de la came 60 est fixé un bras de levier 64 dirigé vers le haut et qui porte à son extrémité supérieure un doigt 65 engagé dans une fente verticale 66 (fig. 7) ménagée dans la tête 59. Le tout est agencé de façon telle que, à chaque cycle de déplacement de la culasse, ladite tête soit déplacée d'un mouvement alternatif ayant l'amplitude voulue pour assurer le bon fonctionnement du pourvoyeur.
Dans l'exemple représenté, qui utilise une bande de cartouches reliées par des maillons, la susdite tête de commande 59 est solidaire de l'arrière d'un chariot porte-cliquets 67 guidé par le bâti 58 de façon à pouvoir effectuer un mouvement alternatif de coulissement transversal par rapport à ce bâti.
A cet effet, le couvercle du bâti 58 supporte deux galets de guidage 68 engagés respectivement dans deux glissières transversales 69 portées par le chariot 67.
Ledit chariot 67 porte, pivotant autour d'un axe commun 70, deux cliquets d'avance 71, 72 (fig. 16 et 17) propres à agir, de la façon usuelle, respectivement sur l'avant et sur l'arrière de la douille de chaque cartouche à tirer, en poussant à chaque coup, lors du mouvement vers l'arrière du corps de culasse, la cartouche future, de son avant-dernière position 73a (fig. 17 - culasse fermée) à sa position d'introduction 73c (fig. 18 et 22 - culasse ouverte), d'où au retour du corps de culasse vers l'avant, cette cartouche sera poussée par ledit corps de culasse jusque dans la chambre à cartouche de l'arme. Ces deux cliquets d'avance 71, 72 sont, de la façon usuelle, repoussés vers le bas par des ressorts.
Par ailleurs, le bâti 58 porte (fig. 18 et 19, 20 et 21) un jeu de deux cliquets de retenue 74, 75 et un jeu de deux cliquets de butée 76, 77 propres à agir respectivement sur l'avant (fig. 18 et 19) et sur l'arrière (fig. 20 et 21) de la douille de chaque cartouche suivant la cartouche à tirer, ainsi qu'il sera exposé plus loin. Les cliquets de retenue 74, 75 sont articulés au bâti selon un axe commun 78 situé vers l'extrémité amont dudit bâti (côté d'entrée des cartouches dans le pourvoyeur). Ils sont repoussés vers le bas, de façon usuelle, par des ressorts. Ils empêchent tout retour en arrière de la cartouche parvenue à la position 73a.
Quant aux cliquets de butée 76, 77, ils sont articulés au bâti 58, le cliquet avant 76 autour d'un axe 79 situé un peu plus vers l'amont (dans le sens du défilement de la bande de cartouches) que l'axe 80 du cli- quet arrière 77, les deux axes 79 et 80 étant tous deux bien en aval du susdit axe 78, comme on le voit clairement sur les fig. 15 et 18 à 21.
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L'ensemble des cliquets 74, 75, 76 et 77 est établi de manière telle que, lorsque lesdits cliquets sont repoussés à fond vers le bas par leurs ressorts respectifs, ils immobilisent aussi bien par l'avant que par l'arrière la cartouche suivant la cartouche à tirer dans sa position 73a définie plus haut.
Mais cette cartouche, qui devient future , doit pouvoir ensuite avancer lorsqu'elle est poussée par les cliquets d'avance 71 et 72, ce pour quoi un dispositif est prévu pour soulever les cliquets de butée 76 et 77. A cet effet, on rend solidaires du chariot 67 deux cames 81, 82 propres, au moment où le corps de culasse arrive vers sa fin de course vers l'avant (le chariot 67 arrivant alors vers sa fin de course vers l'amont, c'est-à-dire vers la droite sur les fi-. 16 à 23 et vers le haut sur la fig. 15), à soulever, comme montré par les fig. 19 et 21, les cliquets 76 et 77 en abaissant des doigts 83, 84 respectivement solidaires desdits cliquets 76 et 77.
Ainsi, quand le corps de culasse repart vers l'arrière, les cliquets d'avance 71, 72 peuvent librement pousser la cartouche future de la position 73a aux positions 73b et 73c.
Enfin, le bâti 58 porte encore (fi-. 22 et 23) un déflecteur 85, articulé audit bâti autour d'un axe 86, propre à plaquer vers le bas la cartouche future en la faisant passer de la position 73b qu'elle peut occuper temporairement avant que la culasse ait terminé sa course d'ouverture (fig. 23) jusqu'à une position 73c, plus abaissée et plus inclinée vers l'avant, qu'elle doit occuper en fin d'ouverture de la culasse (fig. 22). Ce déflecteur est repoussé vers le bas par deux ressorts 87.
On conçoit que les cliquets de butée 76 et 77 arrêtent la cartouche suivant la cartouche à tirer impérativement et temporairement à la fin de la course d'alimentation (course d'ouverture de la culasse) et durant le début de la course de retour du chariot 67 (course de fermeture de la culasse). Ladite cartouche à tirer, dans sa position 73c, est ainsi soustraite aux influences perturbatrices dues aux mouvements de la bande. Mais, lors de la partie du processus d'alimentation pendant laquelle les cliquets d'avance 71, 72 poussent la cartouche qui est devenue future de la position 73a aux positions 73b et 73c, les cliquets de butée 76, 77 sont relevés et permettent le déplacement de cette cartouche.
Le mécanisme de gâchette de l'arme comporte, articulées respectivement autour d'axes transversaux portés par des bossages 88 prévus à droite et à gauche de l'extrémité avant d'une douille 89 entourant l'extrémité arrière du ressort récupérateur 22, deux gâchettes 90 tournant vers l'avant leurs têtes d'accrochage destinées à coagir avec les becs 37 portés par le corps de culasse.
La douille 89 comporte, à son arrière, un rebord interne 91 engagé sous la périphérie d'un disque 92 enfilé sur la tige 46 entre le ressort 47 et le fond 93 du bloc de fermeture amovible 23. Ainsi, lors de l'accrochage de la culasse sur les gâchettes 90, le choc est-il amorti par le ressort 47 qui, en plus de son rôle d'amortisseur-accélérateur de culasse, joue ainsi le rôle supplémentaire d'amortisseur d'accrochage de culasse.
La douille 89 est montée de manière à pouvoir pivoter par rapport au fond 93 autour de l'axe de la tige 46. Par ailleurs, des moyens sont prévus pour empêcher l'ensemble constitué par la douille 89 et les gâchettes 90 de tourner par rapport au carter 1 lorsque le bloc de fermeture 23 tourne pour être emboîté dans la fixation à baïonnette qui doit le relier au carter 1. Ces moyens sont simplement constitués par un système de glissières 94 rivé au carter 1 et dans lequel peut coulisser au moins l'un des bossages 88 portant les paliers des axes des gâchettes 90.
Chacune de ces gâchettes tend à être repoussée vers sa position d'accrochage par un ressort 95 agissant sur une queue de gâchette 96 orientée vers l'arrière.
Bien entendu, l'arme comprend un mécanisme pour soulever les têtes de gâchettes afin de déclencher le tir, et pour abaisser ces têtes pour surprendre le tir, ce mécanisme étant logé à l'intérieur du bloc de fermeture 23 et établi comme suit.
Pour libérer le corps de culasse lorsqu'il est accroché aux gâchettes, un coin 97 est prévu pour ramener vers l'axe de l'arme la queue 96 de chaque gâchette, les deux coins 97 étant portés respectivement par les extrémités des deux branches descendantes d'un même demi-collier 98 enfourchant par le haut la douille 89 et articulé à l'intérieur du bloc de fermeture 23 autour d'un axe horizontal 99 passant au-dessus de ladite douille 89. Le demi-collier 98 est repoussé vers l'arrière, dans la position permettant l'accrochage des gâchettes, par des ressorts 100 (fig. 4).
Ce demi-collier est attaqué, vers l'extrémité de chacune de ses branches, par l'intermédiaire d'axes alignés 101 portés par le demi-collier 98, approximativement au niveau des coins 97, par un levier différentiel 102, également en forme d'un demi-collier à deux branches enfourchant par le haut la douille 89 en arrière du demi-collier 98, ce levier différentiel étant, d'une part, appliqué vers l'arrière, à sa partie supérieure, par l'effort que lui transmettent les ressorts 100, contre un cran d'accrochage 103 dont il sera question plus loin, et, d'autre part, articulé par l'extrémité inférieure de chacune de ses branches, au-dessous du niveau des axes 101, avec interposition d'une biellette 104,
à l'extrémité supérieure d'un court levier de commande 105 calé sur un axe transversal tubulaire 106 monté pivotant par rapport aux parois du bloc de fermeture 23, au-dessous de la douille 89.
A l'intérieur de cet axe tubulaire 106, peut tourner un axe central de commande 107 portant un bras d'actionnement 108 et un jeu angulaire d'une valeur maximum déterminée (par exemple 60 ) est prévu entre les axes 106 et 107.
L'ensemble est agencé de manière telle, d'une part, que, lorsque le tireur agit, par sa commande de détente, dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre (selon les fig. 2b et 4b) sur l'axe 107, tout d'abord le
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susdit jeu angulaire se trouve supprimé, puis le levier différentiel 102, butant à son extrémité supérieure contre le cran d'accrochage 103, avance en repoussant les coins 97, tandis que le demi-collier 98 pivote autour de l'axe 99, et, d'autre part, que, pendant ces déplacements, les biellettes 104, qui sont initialement sensiblement perpendiculaires à la direction du levier de commande 105 (comme visible sur la fig. 4b), se déplacent pour parvenir d'abord dans le prolongement de ce levier,
puis pour dépasser enfin légèrement cette position de prolongement au moment où l'axe 106 arrive à fin de course.
On conçoit que l'on obtient ainsi un autoblocage des coins 97 dans la position enfoncée correspondant à l'écartement maximum des têtes des gâchettes d'avec les becs d'accrochage 37 de la culasse.
Bien entendu, lorsque le bras d'actionnement 108 est ramené en arrière, d'abord il ne se produit rien tandis que le susdit jeu angulaire change de sens, puis, une fois dépassée la position d'alignement des biellettes 104 avec le levier de commande 105, les coins 97 reculent brusquement, laissant revenir les gâchettes dans leur position d'accrochage.
Dans l'explication qui vient d'être donnée du fonctionnement du mécanisme de commande de tir, il a été supposé que l'extrémité supérieure du levier différentiel 102 butait contre un cran d'accrochage 103. Cette extrémité aurait aussi bien pu être articulée au bloc de fermeture 23.
Mais, si l'on prévoit un cran d'accrochage 103 qui soit escamotable lorsque la dernière cartouche de la bande a quitté sa susdite position 73a, alors on conçoit que le tir soit arrêté après le tir de cette dernière cartouche, la culasse restant accrochée en position ouverte. En effet, l'extrémité supérieure du levier différentiel 102 peut alors reculer, donc également les axes 101 ainsi que les coins 97 qui sont repoussés vers l'arrière par les ressorts 100. Les gâchettes reviennent alors dans leur position d'accrochage et retiennent la culasse vers l'arrière après le tir du dernier coup. Ainsi, on peut ensuite reprendre immédiatement le tir en enfilant une nouvelle bande dans le pourvoyeur sans qu'il soit nécessaire de réarmer l'arme.
Le dispositif assurant en temps voulu l'escamotage du cran d'accrochage 103 peut être simplement réalisé comme montré sur les fig. 14 et 25 à 31.
Tout à l'arrière du bâti 58 du pourvoyeur est fixé un axe longitudinal 109 situé dans le plan vertical de symétrie de l'arme, axe sur lequel est monté pivotant un basculeur 110 susceptible de se déplacer entre une position horizontale (fig. 25 et 26) et une position inclinée (fig. 27 et 28) vers laquelle il est repoussé par un ressort 111.
Ce basculeur est maintenu dans sa position horizontale par les cartouches qui défilent sous sa branche amont (branche droite sur les fig. 27 et 28). Il ne peut donc prendre sa position inclinée tant qu'il existe une cartouche occupant la susdite position 73a. Par ailleurs, au-dessus dudit basculeur, se déplace d'un mouvement de va-et-vient, à chaque coup, une languette 112 solidaire du chariot 67 du pourvoyeur, cette languette passant ainsi d'une position amont (fig. 25 et 27), pour laquelle elle surplombe la branche amont du basculeur 110, à une position aval (fig. 26 et 28) pour laquelle elle surplombe la branche aval dudit basculeur.
Lorsque cette languette occupe sa position aval, elle vient, pendant le tir normal, passer au-dessus d'un levier d'arrêt 113 monté pivotant sur la branche aval du basculeur autour d'un axe 114, ce levier d'arrêt tendant à être maintenu, par un ressort 115, dans une position relevée perpendiculaire à la direction générale de la branche aval en prenant appui contre une butée 116 (fig. 28) empêchant la tête dudit levier de se rapprocher davantage de l'axe 109 du basculeur.
Cela étant, lorsque la dernière cartouche de la bande passe de sa position 73a (fig 25) à sa position 73b pour descendre ensuite à sa position 73e (fig. 26) sous l'effet du déflecteur 85, le basculeur pourrait passer à sa position inclinée s'il n'était pas alors maintenu horizontal par l'appui de la tête du levier d'arrêt 113 contre la languette 112 qui se trouve à ce moment immédiatement au-dessus (fig. 26). La culasse se ferme ensuite, repoussant dans la chambre à cartouche la dernière cartouche, mais en même temps la languette 112 passe à sa position amont et, n'étant plus retenu par rien, le basculeur 110 vient prendre sa position inclinée (fig. 27).
Quand, ensuite, la culasse se déplace vers l'arrière sous l'effet du tir du dernier coup, la languette 112 peut revenir vers l'aval (fig. 28) car alors le levier d'arrêt 113 s'efface en s'inclinant lui-même vers l'aval. Cela étant, le basculeur 110 porte en son milieu, un doigt butoir 117 dirigé vers le bas, ce doigt empêchant un poussoir 118 d'avancer tant que le basculeur occupe sa position horizontale, mais permettant l'avancée de ce poussoir, sous l'effet d'une poussée élastique, lorsque le basculeur occupe sa position inclinée (fig. 27 et 28).
Le poussoir 118 est relié au système de commande des gâchettes de manière telle que, tant que ce poussoir est maintenu en arrière, le tir puisse se dérouler normalement, tandis que le tir soit interrompu, culasse ouverte, dès que le poussoir est laissé libre d'avancer.
A cet effet, le poussoir 118 est constitué par une tige traversant axialement, -dans toute sa longueur, la came 60, cette tige étant repoussée vers l'arrière par au moins un ressort 119 et débouchant à l'arrière de la came 60 où, après être passée au-dessus de la branche médiane du demi-collier 98, elle vient, par sa tranche extrême arrière, jouer le rôle d'une butée propre à coagir avec un levier d'échappement 120 monté pivotant sur le susdit axe 99 et qui porte le susdit cran d'accrochage 103.
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Le tout est agencé de manière telle que, lorsque le basculeur 110 prend sa position inclinée, donc permet l'avancée du poussoir 118, ledit poussoir s'efface devant le levier d'échappement 120 que ledit poussoir maintenait jusqu'alors dans une position telle que le cran d'accrochage 103 serve de butée à la partie supérieure du levier différentiel 102, comme indiqué plus haut.
Le susdit levier d'échappement 120 peut alors basculer sous l'effet prépondérant des ressorts 100 qui agissent sur le demi-collier 98, et le cran d'accrochage 103 se soulève, libérant la partie supérieure du levier différentiel 102, lequel recule alors en entrainant vers l'arrière les coins 97, les gâchettes étant ainsi laissées libres de revenir dans leur position d'accrochage. Lesdites gâchettes arrêtent alors la culasse dans sa position d'ouverture à la fin du tir.
Le basculeur 110 reste ensuite en position inclinée, au moins jusqu'à ce que le poussoir 118 soit ramené en arrière, ce qui se produit, sous l'action du système de ressorts 119, mais seulement lorsque le tireur relâche la détente. On peut alors introduire une nouvelle bande de cartouches et le basculeur 110 est ramené en position horizontale par les cartouches de cette nouvelle bande, la première de ces cartouches étant amenée à la position 73c sur les lèvres d'introduction de l'arme.
On conçoit que le dispositif constitué par le bascu- leur 110 et les éléments coagissant avec lui peut être utilisé indifféremment pour une arme avec alimentation à droite ou à gauche (l'arme représentée sur les dessins est à alimentation à droite). Il suffit, en effet, pour passer d'un cas à l'autre, de permuter le ressort 111 avec le levier d'arrêt 113.
L'arme décrite présente, outre une simplicité et une compacité évidentes, l'avantage de pouvoir très facilement être complètement protégée contre les agents et éléments extérieurs.
Un autre avantage évident est sa légèreté relative ainsi que l'économie de fabrication, puisque toutes les pièces importantes peuvent être fabriquées par des opérations d'usinage simples.