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" Procédé d'obtention par voie photomécanique de formes en relief pour l'inpression en couleur, et formes obtenues à l'aide de ce procédé ".
La présente invention a pour objet un procédé photo- mécanique d'obtention de formes en relief pour l'iupression en couleur, ainsi que les formes elles-mêmes obtenues à l'- aide de ce procédé.
L'impression à plusieurs couleurs nécessite de plus en plus l'utilisation de diapositives colorées d'une grande densité servant d'originaux pour la reproduction et l'utili-
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sation des techniques de masquage habituelles qui comporte le tirage initial à partir de l'original de négatifs en demi- tons (procédé indirect de tirage des couleurs). Pour la re- production sur le métal des formes d'impression on est cepen- dant obligé de se servir, dans le mode opératoire connu, de négatifs tramés; pour les obtenir, on procède habituellement de la façon suivante: on tire d'abord à partir des négatifs en demi-teinte des positifs en demi-teinte à partir desquels on obtient les négatifs tramés. Ce mode opératoire est long et coûteux, car il faut tirer trois jeux de chaque fois qua- tre films ou plaques photographiques.
Ces négatifs tramés sont recopiés sur le métal de la forme d'impression et y produisent une image positive. Les corrections nécessaires pour la oouleur et la valeur des nuances doivent être exé- cutées sur les diverses plaques d'impression par morsure partielle après un "abaissement" si l'on veut obtenir la profondeur nécessaire de l'impression. Un tel processus est très difficile et il n'est pas possible de corriger un défaut important provenant par exemple d'une morsure trop profonde d'une partie de l'image. Dans ce cas, la totalité du travail intérieur est perdue,car il faut recommencer la morsure sur une nouvelle copie.
Dans l'impression monochromatique on a tiré jusqu'à présent à partir de l'original un négatif tramé qu'on a en- suite recopié sur du métal à l'aide d'une couche sensible à la lumière produisant un effet négatif. Sur ce tirage sur métal on a effectué jusqu'ici les corrections des nuances en appliquant manuellement des caches et en effectuant ensui- te une morsure partielle dans de l'acide. Il n'est pas pos- sible de reproduire la tonalité entière de l'original sur le négatif tramé car, en plus du fait qu'il faut tenir compte dans le procédé habituel de morsure du déplacement latéral des points, la gradation de la reproduction est compromise
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quand, lors de l'établissement du cliché tramé, l'exposition produit dans les clairs les plus poussés un rapprochement très prononcé des points.
Pour cette raison, il n'est pas possible d'utiliser directement le procédé de morsure rapi- de; cela provient entre autres de la particularité des trames utilisées (trames en verre à lignes croisées), qui aplatis- sent nécessairement et fortement la gradation du tirage dans les parties lumineuses.
Conformément à l'invention, on produit au contraire, lors de la préparation photomécanique de formes en relief pour l'impression monochrome ou polychrome à partir d'un négatif en demi-teinte corrigé photomécaniquement, un posi- tif tramé et on rapporte ensuite directement, à l'aide d'un produit de reproduction sensible à la lumière et travaillant positivement, c'est à dire à partir d'un. positif produisant un autre positif, produit qui résiste aux liquides habituels de morsure, aux dissolvants et aux agents de masquage ainsi qu'aux solvants utilisés, sur les formes d'impression, ces formes étant ensuite opprofondies, de préférence en évitant le rongeage latéral des points, par morsure, dissolution ou action mécanique.
Pour des formes métalliques en relief on peut utiliser par exemple, dans le cas précité, un procédé connu de morsure en une seule phase.
Le fait que le procédé nouveau conforme à l'invention permet d'utiliser un positif tramé à la place d'un négatif @ tramé comporte un avantage que le positif peut être obtenu contrairement à un négatif avec les valeurs véritables de la tonalité. A ce sujet on renvoie par exemple aux travaux de Tritton & Wilson (Phot. J.71, 396, 1939) et de Harrison, Mitchener et Lawson (Journ. of Photogr. 1955/97) qui souli- gnent la différence de principe existant entre les courues de gradation d'un négatif tramé et d'un positif tramé.
Tan- dis qu'il est pratiquement impossible d'obtenir une courbe
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exigée par la théorie pour un négatif tramé, on réussit par- faitement à réaliser la gradation idéale du positif tramé quand on tire à partir de l'original un négatif en demi-teinte d'une gradation appropriée, gradation qu'on peut obtenir à l'aide de corrections photomécaniques simples à exécuter et quand on trame ensuite ce négatif corrigé de façon à obtenir un positif correspondant.
Le procédé nouveau possède en outre l'avantage qu'il n'est plus besoin d'effectuer les corrections nécessaires pour la couleur et la tonalité sur les clichés, nais qu'on peut y procéder sur le positif photographique tramé. Ce pro- duit photographique peut être traité -par des affaiblissants chimiques bien plus rapidement et plus sûrement que le métal de la forne d'impression par des solutions de mordançage correspondantes. Les retouches manuelles qu'on exécute comme d'habitude ave c du vernis à l'asphalte sur le métal peuvent être obtenues bien plus rapidement sur le produit photographi- que car il suffit d'une seule opération de couverture et il n'est pas besoin de sécher le vernis par un chauffage.
En outre, on peut supprimer bien plus facilement des imperfec- tions du travail sans que le travail déjà effectué soit per- du. On procède de la manière habituelle utilisée en photo- lithographie, c'est à dire en produisant un négatif inter- médiaire dont on tire un nouveau positif.
Enfin, le procédé nouveau conforme à l'invention comporte l'avantage que l'opération proprement dite de mor- dançae des formes d'impression peut être effectuée à l'aide de l'un des procédés connus de morsure en une seule phase.
Comme il ne se produit pas de rongeage latéral des points dans ce procédé de morsure et qu'au contraire toutes les to- natilés de la copie restent conservées, on peut effectuer la correction de la couleur et de la tonalité exclusivement sur les diapositives tramées. La mise en oeuvre du procédé con-
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forme à l'invention ressemble en quelque sorte aux opéra-
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tions de p!zotol2tizo:aTnie, au détail prcs que dzi-is les clairs les plus poussés on doit encore obtenir un. point re- levé, selon les particularités de l'icpression en relief, tandis qu'on évitera autant que possible des creux complets.
En outre, on peut utiliser avantageusement les posi- tifs corrigés pour la production d'un. nombre quelconque de tonnes originales par simple copie, ce qui rend superflue la préparation relativement coûteuse de galvanotypies ou de tirages de duplicata sur matière plastique et permet le rem- placement immédiat de clichés endommagés. De plus, le procé- dé nouveau permet de combiner simplement des positifs indi- viduels (montage de filas) pour obtenir de grandes formes en une seule pièce, qui correspondent aux dimensions du format utilisé de la machine à imprimer.
Bien entendu, on peut également utiliser avec succès le procédé conforme à l'invention en utilisant la te clinique habituelle de morsure. Il suffit alors de tenir compte, lors de l'exécution des corrections de tonalité et de profondeur de la couleur sur les diapositives tramées, du rougeage la- tarai des points pendant la morsure ultérieure. La morsure elle-même se trouve simplifiée à un point que le processus correspond à celui de la morsure d'une simple autotypie en noir.
Le produit sensible à la lumière produisant la copie au cours du procédé conforme à l'invention travaille positi- vement, c'est à dire que les parties de la couche de copie qui sont frappées par la lumière sont transformées dans leur constitution, de façon à pouvoir être dissoutes par des dé- veloppeurs appropriés et que de cette façon le produit consti- tuant la forme soit libéré pour l'attaque de la solution mor- dante ou dissolvante, tandis que les parties protégées des offres de la lumière conservent leur ré si s tance à l'action du
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liquide de morsure ou du dissolvant. De plus, la couche de copie est stable vis-à-vis des agents de revêtements habituels tels que la laque, l'asphalte, etc..., ainsi que vis-à-vis des solvants de ces revêtements.
Quand on utilise pour la copie un produit formé par une matière synthétique sensibilisée, les perties exposées à la lumière deviennent soulble ou molles, ce qui permet de les enlever au moyen de solvants appropriés et/ou par voie mécanique, tout en évitant le rongeage latéral des points, afin d'obtenir un relief. Le procédé nouveau comporte en plus l'avantage que les travaux de revêtement (masquage des parties de la forme ne comportant pas d'image) peuvent être produits, non pas sur le délai, mais avec un séchage rapide au moyen d'une couleur appropriée (type Keilitz) sur le po- sitif photographique, car le produit de copie qui n'est pas impressionné résiste à la morsure et aux solvants.
Lorsqu'on applique le procédé à l'impression polychro- me on tire des positifs partiels tramés à partir des négatifs corrigés en demi-teinte de couleur partielle. On recopie avantageusement en commun sur du métal les diapositives cor- respondant aux couleurs partielles, corrigées complètement en ce qui concerne la couleur et les tonalités et on les mordance en une seule opération conjointement à l'aide des procédés de morsure rapide déjà mentionnés. On obtient ainsi par rapport aux procédés connus une économie d'environ un tiers des matières et de plus de la moitié du temps nécessai- re.
Quand on utilise le procédé pour l'impression mono- chromatique, on produit par contact le positif tramé à partir d'un négatif en demi-teinte obtenu sur une pellicule compor- tant des masquages des blancs. Le positif tramé formé de cet- te façon comporte, comme on l'a déjà mentionné, un aplatisse- ment bien plus faible des gradations que le négatif tramé
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utilisé jusqu'ici habituellement dans l'impression mana- chromatique. Il est avantageux de produire le négatif inter- médiaire en demi-teinte sur une pellicule à double couche (pellicule de masquage des blancs qu'on trouve habituelle- ment dans le commerce) qui renforce le dessin dans les clairs.
On produit avantageusement le cliché tramé à l'aide d'une trame de contact,qui garantit, comparativement à la trame à gravure en lignes croisées, une meilleure reproduction de la tonalité. Grâce à la coopération du négatif produit sur une pellicule à lumières masquées et au tramage subséquent par contact pour obtenir le positif, la couche de copie tra- vaillant positivement permet l'utilisation d'un procédé de morsure en une seule phase. De même, il est directement pos- sible d'effectuer des corrections à la main sur la pellicule positive tramée, REVERDI CATIONS.
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