Procédé pour la production de planches et cylindres d'impression. La présente invention a trait à un pro cédé pour la production de planches et cy lindres d'impression, suivant lequel on pro duit premièrement une impression sur une matière transparente au moyen d'un cliché d'impression pour impression en relief, on re produit ensuite photographiquement cette im pression faite sur ladite matière transparente sur du papier au charbon, on applique en suite ce dernier sur la. surface d'un cylin dre ou d'une planche .d'impression, et on grave enfin, à l'aide d'un liquide d'attaque, cette surface protégée de façon sélective par la matière active dudit papier modifiée par la lumière.
Par "papier au charbon" on entend l'une des préparations bien connues sous ce nom en rotogravure, par exemple celle qui se com pose d'une couche très mince de gélatine étendue sur un support et d'un pigment qui est du carbone, la préparation étant rendue sensible, à l'abri de la lumière par du bi chromate, de potasse, puis séchée à l'étuve; ce papier peut. être enfin pourvu d'une trame.
Une forme d'exécution préférée du pro- cédé, puis une variante vont être décrite, à titre d'exemples: Impression en couleurs: On prépare pre mièrement- des planches individuelles du genre de celles employées en similigravure. Après qu'une planche satisfaisante a été ob tenue pour chaque couleur, par exemple pour le jaune, le rouge, le bleu et le noir, on en cre d'encre noire chacune de ces planches. On applique alors directement sur chaque planche encrée une matière transparente, par exemple du celluloïd granuleux, poli ou re couvert, ou une autre matière transparente pouvant recevoir une impression, et on prend ainsi une épreuve séparée en noir de chaque planche, c'est-à-dire pour chaque couleur.
Chacune de ces épreuves sur matière transparente est employée comme moyen pho tographique d'impression, en ce sens qu'elle est transportée directement sur une feuille séparée de papier au charbon, au moyen de la lumière. Ce papier au charbon est ensuite appliqué sur le cylindre de cuivre ou sur la plaque au moyen d'un rouleau de pression, après un arrosage abondant du cylindre de cuivre ou de la plaque.
Il est ensuite sou mis à l'action de l'eau chaude pour en éloi gner le support de la matière active, et, en général, dissoudre la gélatine non impression née; la lumière ayant traversé les points transparents du positif a en effet rendu la gélatine dure et isoluble,. tandis que les par ties opaques du positif n'ont permis ce dur cissement qu'en raison inverse de leur opa cité. Le fluide utilisé pôür l'attaque ronge naturellement le cuivre d'autant plus que la gélatine offre moins .de résistance à son ac tion. Un papier au charbon correspondant à chaque couleur est employé pour chaque cy lindre ou planche séparée.
Afin de permettre de reproduire des cy lindres ou d'en remplacer, la même épreuve transparente peut être utilisée pour de nou veaux papiers au charbon destinés à être ap pliqués à d'autres cylindres ou planches, ce qui permet d'établir des duplicata de cylin- dres ou planches.
Cette épreuve en celluloïd ou autre ma tière transparente est donc une feuille maî tresse de laquelle un nombre quelconque dé siré de feuilles de papier au charbon peuvent être produites en vue de préparer n'importe quel nombre désiré de cylindres ou plaques identiques-les uns aux autres.
Dans la variante du procédé décrit ci- dessus, on prend les planches originales, par exemple en jaune, rouge, bleu et noir en simili gravure et on en tire une épreuve en noir sur du celluloïd ou autre matière transparente, pour chacune de ces quatre couleurs, et on ainsi obtenus pour sensibiliser quatre photographie chacune de ces épreuves, ce qui produit quatre négatifs.
De ces quatre néga tifs, on fait un positif par un procédé pho tographique usuel, clans le but d'obtenir une concordance absolument parfaite des couleurs, contrairement au résultat incertain obtenu en employant la méthode actuelle dans laquelle il est nécessaire de retoucher les négatifs et les positifs. On utilise les quatre- -positifs de papier au charbon séparées, qui sont ensuite traitées et employées comme expli qué plus haut; on peut également utiliser une trame comme on l'a vu plus haut, ce qui donne en général de meilleurs résultats.
On a trouvé par la pratique que des ré sultats satisfaisants peuvent être obtenus par une opération de gravure demandant moins de la moitié du temps nécessaire jus qu'à présent pour la production de planches gravées en creux.
On a constaté, en outre, que certaines gé latines, qui pourraient être utilisées sans pigment, ne donnent pas de bons résultat par le fait qu'elles sont très difficiles à ma nipuler.