<Desc/Clms Page number 1>
THE STANDARD OIL COMPANY? résidant à CLEVELAND ( EoU.A. ).
PROCEDE POUR LA CONCENTRATION DU CAROTENE DANS L'HUILE DE PALME.
La présente invention concerne un procédé pour la concentration du carotène dans l'huile de palme par diffusion liquide thermique, notam- ment pour la décomposition de l'huile de palme en deux fractions, dont l'une est enrichie en carotène contient une proportion centésimale en acides gras inférieure à celle de l'huile de palme initiale, et oppose une résistance accrue à l'oxydation, tandis que l'autre est d'une teinte plus claire .
Parmi les diverses huiles végétales disponibles, l'huile de palme est unique en ce, sens qu'elle contient une proportion de carotène relative- ment importante par rapport à celle des autres huiles végétales. La concen- tration du carotène dans l'huile de palme varie généralement entre environ 0,05 et 0,20 %, et on croit que c'est cette teneur relativement forte en carotène qui est la cause de la couleur orange foncée de l'huile de palme brute.
Par "carotène" , on entend dans cette description à la fois 1' alpha-, le béta- et le gamma-carotène. Il s'agit d'une provitamine qui se transforme en vitamine A par dédoublement des molécules de carotène.
L'huile de palme contient des traces de tocophérols qu'on désigne également par "vitamine E". On croit que les tocophérols agissent dans 1' huile de palme comme anti-oxydants, et empêchent ainsi dans une certaine mesure l'oxydation du carotène et d'autres constituants. Suivant l'origi- ne géographique des fruits de palmier utilisés pour l'extraction de l'hui- le, et suivant le procédé d'extraction, l'huile de palme contient une pro-
<Desc/Clms Page number 2>
portion d'acides gras libres allant de 3 % jusqu'à 45%.Or la présence d'acide gras libres dans l'huile de palme est nuisible à cause de leur instabilité relative à la chaleur et à l'oxydation.
Actuellement, on procède à l'extraction du carotène de l'huile de palme en saponifiant l'huile de palme brute avec de l'hydroxyde de sodi- um ou de potassium, et en extrayant ensuite avec du bichlorure d'éthylène le savon résultant. Quoique ce procédé permette de récupérer environ 95% de carotène, les masses extrêmement importantes d'huile de palme, qui doi- vent être traitées pour l'obtention d'une petite quantité de carotène (il est nécessaire de traiter environ 450 kg. d'huile de palme,et dé séparer cette huile du solvant par centrifugation, pour obtenir 0,5 kg. de caro- tène), font que ce procédé est extrêmement coûteux et entraîne un prix proportionnellement élevé du carotène concentré.
De plus, l'huile est inu- tilisable pour l'alimentation et pour d'autres applications, pour lesquel- les il convient d'utiliser une huile. On ne peut la récupérer que sous forme de savon, ce qui restreint considérablement l'utilisation de la mas- se d'huile.
Or on a trouvé qu'on peut obtenir une concentration préalable du crotène dans l'huile de palme en soumettant l'huile brute à une dif- fusion liquide thermique. On a été surpris de constater que, pendant cette concentration, les tocophérols désirés sont retenus dans la fraction en- richie en carotène, tandis que la concentration en acides gras libres non désirés est considérablement réduite.
Il apparaît que le procédé suivant la présente invention offre un certain nombre d'avantages importants, parmi lesquels on peut signaler une réduction importante de la masse d'huile qui doit être traitée pour l'extraction du carotène par le procédé usuel d'extraction au solvant,une augmentation correspondante de la capacité de l'installation existante pour l'extraction au solvant, et une stabilité accrue à l'oxydation de l'huile soumise à l'extraction au solvant grâce à la teneur plus faible en acides gras libres et à la présence des tocophérols, probablement en concentration plus forte. De plus, l'huile débarrassée da carotène est utilisable et peut servir à des applications pour lesquelles le savon ne convient pas.
Pour de nombreuses applications industrielles, la qualité de 1' huile de palme est jugée en fonction de sa couleur. Les huiles légères, présentant un minimum de concentration en carotène, sont considérées comme étant plus indiquées que les huiles plus foncées présentant une concentra- tion plus forte en carotène, parce que ces dernières exigent un raffinage et un blanchiment plus rigoureux. Cette préférence pour les huiles de teinte plus claire se traduit sur le marché par des prix plus élevés,par rapport à ceux des huiles plus foncées.
En ce qui concerne la présente invention, et principalement la concentration en carotène, il est avantageux d'utiliser les huiles de palme plus foncées, c'est-à-dire de qualité inférieure, comme matière de départ pour la récupération du carotène. Un avantage secondaire important du pro- cédé suivant l'invention consiste en ce que la fraction appauvrie en caro- tène, qu'on peut obtenir par ce procédé, est d'une teinte plus claire que l'huile initiale et possède toutes les propriétés des huiles de palme bru- tes plus légères qui déterminent les prix plus élevés sur le marché.
Le procédé suivant l'invention est donc avantageux non seulement pour la te- neur en carotène dans l'huile de palme, mais également parce qu'il trans- forme l'huile de palme en huile de teinte plus claire, plus demandée sur le marché que l'huile de palme initiale de teinte relativement plus foncée.
<Desc/Clms Page number 3>
On comprend également que le produit enrichi en carotène , qu'on obtient par le procédé suivant l'invention, se prête à des applications autres que les procédés usuels d'extraction au solvant qu'on utilise pour l'obtention d'un carotène fortement concentré. Par exemple, la fraction enrichie en ca- rotène est particulièrement avantageuse comme colorant végétal naturel, qu' on peut ajouter au beurre, à la margarine et aux produits similaires, et qui augmente en même temps la teneur en vitamines A de ces produits.
On sait que la diffusion liquide thermique consiste essentielle- ment à forcer une mince pellicule de liquide contenue entre des cloisons en matière conductrice de la chaleur, très rapporchées l'une de l'autre, parallèles, et neutres par rapport au liquide et à ses constituants, à chauffer l'une de ces cloisons pour maintenir un gradient de température en travers de la pellicule, à accumuler et à extraire de la pellicule deux fractions dissemblables, l'une de ces fractions étant concentrée par diffusion thermique, à proximité de la plus froide des deux cloisons, tan- dis que l'autre fraction est concentrée par diffusion thermique à proximi- té de la cloison la plus chaude.
Etant donné qu'on a trouvé qu'une fraction enrichie en carotène et appauvrie en acides gras libres est concentrée à proximité des cloisons les plus froides par diffusion thermique, le procédé suivant la présente invention consiste à former une mince pellicule d'huile de palme contenue entre des cloisons très rapprochées l'une de l'autre, parallèles, en ma- tière conductrice de la chaleur, neutre par rapport à la matière, par exemple en verre, acier inoxydable, aluminium, ou une matière similaire, à maintenir un gradient de température en travers de la pellicule ainsi for- mée, à accumuler et à extraire de cette pellicule une fraction enrichie en carotène concentrée par diffusion thermique à proximité de la cloison la plus froide .
La diffusion thermique de l'huile de palme peut être effectuée de diverses manières. L'une de ces manières consiste à remplir avec l'huile de palme brute une fente verticale ménagée entre des cloisons très rappro- chées l'une de l'autre, et parallèles, à maintenir un gradient de tempéra- ture en travers de la fente jusqu'à ce que le liquide se soit séparé en une fraction supérieure de teinte claire et une fraction inférieure de teinte plus foncée, et à éliminer la fraction inférieure qui est enrichie en ca- rotène et appauvrie en acides gras.
Un autre procédé est sensiblement similaire, sauf que l'huile de palme brute est introduite d'une manière plus ou moins continue dans la fente en un point quelconque, tandis que les fractions de teinte clai- re et foncée sont évacuées d'une manière plus ou moins continue respecti- vement par le haut et par le bas de la fente.
Un troisième procédé consiste à introduira l'huile de palme brute d'une manière continue ou intermittente en un point ou dans une zo- ne d'une fente de diffusion thermique, la cloison chaude étant placée .au- dessus de la cloison froide si l'orientation de la fente est autre que ver- ticle, et à évacuer d'une manière continue ou intermittente, en certains points ou dans certaines zones écartés du point d'introduction, les frac- tions claires et foncées respectivement à proximité des cloisons chaude et froide, ou à évacuer la fraction foncée à une extrémité de la fente à proximité de la cloison froide et la fraction claire à l'autre extrémité de la fente à proximité de la cloison chaude.
Toutes ces variantes présentent comme particularité commune l'opération qui consiste à soumettre une mince pellicule de l'huile de palme brute à un gradient de température de façon que les forces de diffu- sion thermique interviennent pour concentrer des fractions dissemblables
<Desc/Clms Page number 4>
à proximité des cloisons froide et chaude, et cette autre opération qui consiste à accumuler et à extraire ensuite les fractions ainsi concen- trées. Pour l'obtention des résultats les plus favorables, il est indi- qué d'ajouter une matière neutre et facilement séparable, telle que le chlorobenzène, pour réduire la viscosité du liquide dans la fente, et (ou) de déshydrater l'huile de palme avant de la soumettre à la diffu- sion thermique.
La température des cloisons chaude et froide neut varier très largement à condition que la. cloison chaude n'atteigne . pas la températu- re à laquelle le carotène se décompose dans les conditions de diffusion thermique. Il convient également de rappeler la durée de séjour de l'huile de palme et de ses constituants, ainsi que la présence d'un antioxydant résiduel tel que les tocophérols, ou d'un antioxydant ajouté, ainsi que la température de la cloison froide qui ne descend pas assez pour être pale à la température de congélation de l'huile ou pour entraîner une augmentation importante de la viscosité De préférence, on prévoit pour la cloison chaude des températures atteignant environ 150 C, et pour la cloison froide des températures descendant jusqu'à 40 C.
On peut utiliser pour la cloison chaude des températures plus élevées si un antioxydant est présent dans des proportions suffisantes pour empêcher toute oxyda- tion du carotène à ces températures,surtout si la durée de séjour du ca- rotène dans l'appareil est relativement courte. Le taux de séparation dans les limites tolérables est fonction du gradient de température.
La pellicule doit être assez mince pour que les forces de la dif- fusion thermique puissent assurer la séparation, et le gradient de tempé- rature ainsi que la rapidité d'évacuation doivent être proportionnés, par rapport à l'épaisseur de la pellicule, pour permettre l'obtention du taux de séparation désiré. Les épaisseurs de la pellicule de l'ordre de 0,25 à 3,8 mm, de préférence comprises entre 0,25 et 1,5 mm, sont souhaitables en ce sens que la pellicule doit être assez mince pour permettre une uti- lisation efficace des forces de la diffusion thermique, et qu'elle doit être assez épaisse pour permettre l'accumulation des fractions séparées dans les différentes parties de la fente.
Pour l'obtention d'une fraction enrichie en carotène, d'un maxi- mum de concentration, il est avantageux de réduire la vitesse d'évacuation de cette fraction à une faible proportion centésimale de la vitesse d'éva- cuation de la fraction appauvrie en carotène. Ceci peut être effectué dans un appareil dans lequel l'huile de palme brute est introduite en un point ou dans une zone entre les extrémités de la colonne. tandis que les deux fractions sont évacuées aux deux extrémités opposées, l'évacua- tion étant particulièrement efficace dans les procédés à contrecourant et équicourant, c'est-à-dire que l'huile de palme est introduite en un point ou dans une zone de 1 colonne, tandis que la fraction enrichie en carotène est évacuée à une vitesse très inférieure en un point ou dans une zone éloignée à proximité de la cloison froide.
Le rapport des vites- ses d'évacuation peut être avantageusement de 1/10, 1/20 ou même moins et, si on le désire, le volume plus grand de la fraction appauvrie en carotè- ne peut être réintroduit dans la diffusion thermique continue, dans une ou plusieurs colonnes consécutives de diffusion thermique.
Etant donné que l'huile de palme brute contient fréquemment un peu d'eau, généralement dans une proportion inférieure à 1% , et que la présence de cette eau réduit l'efficacité du procédé, il est indiqué de sécher l'huile de palme avant de la soumettre à la diffusion thermique.
Pour la mise en oeuvre continue du procédé suivant l'invention, il est né- cessaire d'introduire l'huile de palme brute dans l'appareil de diffusion thermique à l'état très fluide, et non pas dans un état visqueux. A cet effet, il peut être nécessaire de chauffer préalablement l'huile de pal-
<Desc/Clms Page number 5>
me pour la porter à une température de l'ordre de 43 C, la température exacte dépendant de la température de congélation de chaque huile de palme.
Les avantages et l'utilité de l'invention ressortiront mieux des exemples ci-après : EXEMPLE 1
On remplit d'huile de palme brute une fente annulaire ayant un volume d'environ 50 ce, une largeur de 1,09 mm, et une hauteur de 2,43m, formée entre deux tubes concentriques en verre. On maintient une paroi de la fente à une température d'environ 100 C en la chauffant à la vapeur d' eau de pression atmosphérique, qu'on fait passer en courant continu dans le tube intérieur. L'autre paroi de la fente, qui est formée par la surface intérieure du tube extérieur, est maintenue à une température de 43 C par le ruissellement continu d'eau dans une chemise entourant le tube exté- rieur.
Après trois nuits et deux jours, c'est-à-dire après 60 heures en- viron , on constate que le liquide dans la partie supérieure de la fente présente une teinte orange-clair, tandis que le liquide dans la partie inférieure de la fente est d'une teinte orange-foncé. On évacue séparé- ment des fractions de liquide de teintes différentes et on les analyse.
Les résultats figurent dans le tableau ci-après :
EMI5.1
<tb> Courant <SEP> Indice <SEP> de <SEP> Carotène <SEP> Acides <SEP> gras
<tb> réfraction <SEP> % <SEP> %
<tb>
<tb> Arrivée <SEP> 0,13 <SEP> 25,5
<tb>
<tb> En <SEP> haut <SEP> 1,4610 <SEP> 0,04 <SEP> 45,7
<tb>
<tb> En <SEP> bas <SEP> 1,4650 <SEP> 0,32 <SEP> 14,9
<tb>
Ce mode de mise en oeuvre donne une indication du taux de sé- paration possible avec l'appareil et dans les conditions décrites. Il est à noter que la majeure partie du carotène peut être séparée par le procé- dé.
E X E M P L E 2
On utilise la même huile de palme brute qu'on soumet à la diffu- sion thermique dans l'appareil et dans les. conditions de l'Exemple 1, sauf qu'on introduit au cours de trois jours consécutifs un volume total de 310 ce, à la température de 43 C au milieu de la fente, tandis que 230 et 80 ce sont respectivement évacués dans le haut et dans le bas de la colonne. On maintient le liquide en état statique pendant les deux nuits intermédiai- res, tout en maintenant le gradient de température.
Les résultats sont indiqués dans le tableau ci-après :
EMI5.2
<tb> Courant <SEP> Carotène <SEP> Acides <SEP> gras <SEP> Volume
<tb> % <SEP> % <SEP> ce¯¯¯¯
<tb>
<tb> Arrivée <SEP> 0,13 <SEP> 25,5 <SEP> 310
<tb>
<tb> En <SEP> haut <SEP> 0,081 <SEP> 34,5 <SEP> 230
<tb>
<tb> En <SEP> bas <SEP> 0,208 <SEP> 20,9 <SEP> 30
<tb>
On laisse reposer pendant un mois environ les produits su- périeurs obtenus dans les exemples 1 et 2, tout en les exposant à l'air.
<Desc/Clms Page number 6>
On constate alors que les produits virent de l'orange-clair au aune.
On croit que ce changement résulte d'une oxydation et indique que les antioxydants naturels, c'est-à-dire les tocophérols, se sont concentrés dans la fraction inférieure enrichie en carotène.
EXEMPLE 3
On effectue un certain nombre de séparations dans une colonne verticale en aluminium d'une hauteur effective de 1,8 m et d'une largeur de 480 mm. On porte l'huile de palme brute préalablement à 43 C, on 1' introduit dans la colonne au milieu entre les extrémités de la fente, et on évacue les fractions chaude et froide respectivement dans le haut et dans le bas de la colonne.
Les températures des cloisons chaude et froide et la largeur de la fente de la colonne, la vitesse d'arrivée et la concentration en carotène de l'huile de palme arrivant dans la colonne, le rapport des vitesses d'évacuation dans le haut et dans le bas de la colonne, et la concentration en carotène dans la fraction du bas sont indiqués dans le tableau ci-après :
EMI6.1
<tb> Temp. <SEP> Temp. <SEP> Largeur <SEP> Débit <SEP> Concentr'. <SEP> Rapport <SEP> Concentr.
<tb> clois. <SEP> dois <SEP> de <SEP> d'arri- <SEP> de <SEP> des <SEP> en
<tb> chaude <SEP> froide <SEP> fente <SEP> vée <SEP> ml/ <SEP> carotène <SEP> vitesses <SEP> carotène
<tb> mm. <SEP> heure <SEP> à <SEP> l'entrée <SEP> d'évac. <SEP> dans <SEP> frac.
<tb>
% <SEP> inférieure
<tb> %
<tb>
<tb> 156 <SEP> 32-75 <SEP> 0,73 <SEP> 220 <SEP> 0,162 <SEP> 10/1 <SEP> 0,610
<tb>
<tb> 149 <SEP> 33-68 <SEP> 0,48 <SEP> 480 <SEP> 0,142 <SEP> 50/50 <SEP> 0,238
<tb>
<tb> 149 <SEP> 32-63 <SEP> 0,48 <SEP> 660 <SEP> 0,142 <SEP> 10/1 <SEP> 0,324
<tb>
<tb> 140,6 <SEP> 32-67 <SEP> 0,48 <SEP> 330 <SEP> 0,139 <SEP> 10/1 <SEP> 0,206
<tb>
<tb> 138 <SEP> 33-68 <SEP> 0,48 <SEP> 630 <SEP> 0,139 <SEP> 20/1 <SEP> 0,315
<tb>
<tb> 147 <SEP> 32-66 <SEP> 0,94 <SEP> 1320 <SEP> 0,137 <SEP> 10/1 <SEP> 0,269
<tb>
<tb> 149 <SEP> 37-69 <SEP> 0,94 <SEP> 660 <SEP> 0,137 <SEP> 10/1 <SEP> 0,283
<tb>
<tb> 140 <SEP> 40-71 <SEP> 0,45 <SEP> 630 <SEP> 0,128 <SEP> 20/1 <SEP> 0,395
<tb>
<tb> 149 <SEP> 38-70 <SEP> 0,91 <SEP> 420 <SEP> 0,121 <SEP> 50/50 <SEP> 0,
200
<tb>
On mesure les températures des cloisons chaude et froide à 1' aide de couples thermoélectriques en divers points de chacune des pla- ques opposées en aluminium. On croit que la raison des températures dif- férentes de la paroi froide réside dans une circulation inefficace de 1' eau de refroidissement.
On croit que les concentrations supérieures en carotène de la fraction évacuée dans le bas de la colonne sont surprenantes à cause des concentrations initialement faibles dans l'huile de palme brute soumise à la diffusion thermique. Etant donné que le taux de séparation qu'on peut obtenir par diffusion thermique est fonction du gradient de température il est évident que les séparations même de qualité supérieure sont possi- bles avec un refroidissement plus uniforme et plus approprié de la cloi- son froide à une tenpérature de l'ordre de 40,6 à 43 C.
<Desc/Clms Page number 7>
EXEMPLE 4
On effectue un certain nombre de séparations dans la colonne verticale à plaques en aluminium décrite dans l'Exemple 3. Pour certai- nes de ces séparations, ainsi que l'indique la dernière colonne du ta- bleau ci-après, on ajoute à l'affluent un troisième constituant miscible, par exemple 15% en volume de chorobenzène (CIB) ou 0,5% en poids d'extrait de son de riz (RBE). Pour certaines de ces séparations et pour d'autres, on déshydrate l'huile de palme avant de l'introduire dans la colonne de diffusion thermique. On chauffe préalablement l'huile de palme brute à 43 C, on l'introduit dans la colonne au sommet à proximité de la cloi- son froide de la fente ou au milieu (ce qui est indiqué respectivement par "EF" et "CF" dans la colonne "Observations").
On évacue une fraction riche en carotène à proximité de la cloison froide ou dans le bas de la colonne, et une fraction pauvre en carotène à proximité de la cloison chaude ou dans le haut de la colonne. Le tableau indique également les températures moyennes des cloisons chaude et froide, la largeur de la fente, le débit d'entrée de l'huile de palme brute, les concentrations en carotène dans l'affluent et dans la fraction inférieure, les rapports entre les vitesses d'év acuation des fractions supérieure et inférieure, et les rapports entre les concentrations en carotène de la fraction infé- rieure et de l'affluent.
EMI7.1
<tb>
Températures <SEP> C <SEP> Larg. <SEP> Débit <SEP> Concentration <SEP> Rapport <SEP> Rapport
<tb>
<tb>
<tb> des <SEP> cloisons <SEP> de <SEP> d'entrée <SEP> en <SEP> carotène <SEP> % <SEP> des <SEP> con- <SEP> entre
<tb>
<tb>
<tb> chaude-froide <SEP> fente <SEP> ml/heure <SEP> centr. <SEP> en <SEP> vitesses <SEP> Observations
<tb>
<tb>
<tb> mm. <SEP> Affluent-Fraction <SEP> carotène <SEP> d'évac.
<tb>
<tb> inf <SEP> . <SEP> dans
<tb>
<tb> fraction
<tb>
<tb>
<tb> inf.et
<tb>
<tb>
<tb> affluent
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 150,6 <SEP> 52,2 <SEP> 0)76 <SEP> 480 <SEP> .0893 <SEP> .0938 <SEP> 1,05 <SEP> 50/50 <SEP> CF-C1B
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145,0 <SEP> 56,7 <SEP> 0,73 <SEP> 660 <SEP> .0413 <SEP> .
<SEP> 329 <SEP> 8,0 <SEP> 10/1 <SEP> GF-G1B
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 147,2 <SEP> 54,4 <SEP> 0,73 <SEP> 440 <SEP> .113 <SEP> . <SEP> 201 <SEP> 1,74 <SEP> 10/1 <SEP> EF
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 142,8 <SEP> 52,2 <SEP> 0,73 <SEP> 440 <SEP> .0968 <SEP> .254 <SEP> 2,62 <SEP> 10/1 <SEP> EF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 147,2 <SEP> 56,1 <SEP> 0,73 <SEP> 660 <SEP> .0733 <SEP> . <SEP> 217 <SEP> 2,96 <SEP> 10/1 <SEP> EF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145,6 <SEP> 57,8 <SEP> 1,11 <SEP> 194 <SEP> .057 <SEP> 0936 <SEP> 1,64 <SEP> 7,4/1 <SEP> EF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 139,4 <SEP> 68,3 <SEP> 0,48 <SEP> 218 <SEP> . <SEP> 076 <SEP> . <SEP> 1042 <SEP> 1,37 <SEP> 9,5/1 <SEP> EF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145,0 <SEP> 52,2 <SEP> 0,76 <SEP> 214.0542 <SEP> .
<SEP> 133 <SEP> 2,46 <SEP> 10/1 <SEP> ,EF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145,0 <SEP> 52,8 <SEP> 0,76 <SEP> 228 <SEP> . <SEP> 077 <SEP> . <SEP> 175 <SEP> 3,02 <SEP> 9,6/1 <SEP> CF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 144,4 <SEP> 52,2 <SEP> 0,76 <SEP> 440.0513 <SEP> .183 <SEP> 3,57 <SEP> 10/1 <SEP> CF-sec
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145,0 <SEP> 56,1 <SEP> 0,76 <SEP> 224 <SEP> .0914 <SEP> .190 <SEP> 2,08 <SEP> 10,7/1 <SEP> CF-RBE
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145,6 <SEP> 57,2 <SEP> 0,76 <SEP> 414 <SEP> .093 <SEP> 2 <SEP> .404 <SEP> 4,34 <SEP> 9,7/1 <SEP> CF-RBE
<tb>
Les résultats montrent qu'on obtient des taux de séparation su- périeurs avec des débits d'entrée supérieurs et des vitesses d'évacuation inférieures des produits.
On voit que, pour un débit d'entrée suffisamment
<Desc/Clms Page number 8>
élevé, et avec un rapport suffisamment faible pour l'évacuation des produits, il est possible d'obtenir une fraction enrichie en carotène dont la qualité permet le traitement complémentaire pour la préparation d'un carotène con- centré et une fraction appauvrie en carotène qui peut être utilisée comme sous-produit à cause de sa teinte plus claire.
Les indications du tableau montrent également qu'on peut même obtenir des résultats plus favorables (a) en déshydratant l'huile de palme avant de la soumettre à la diffusion thermique, (b) en ajoutant à l'affluent une matière telle que le chloro- benzène, présentant une chaleur spécifique et une viscosité inférietres, ainsi qu'une densité supérieure à celles de l'huile de palme, (c) en ajou- tant à l'affluent un antioxydant tel que l'extrait de son de riz.
Bien entendu,sans s'écarter du principe de l'invention, on peut imaginer d'autres variantes et modifications du procédé qui vient d'être décrit.
REVENDICATIONS
1. - Procédé pour la concentration du carotène dans l'huile de palme qui consiste à former une mince pellicule d'huile de palme con- tenue entre deux cloisons très rapprochées, parallèles, en matière con- ductrice de chaleur, à chauffer au moins une de ces cloisons pour main- tenir un gradient de température en travers de la pellicule d'huile, à accumuler et à évacuer de la pellicule une fraction enrichie de carotène concentrée par diffusion thermique à proximité de la cloison relativement froide .
2. - Procédé pour la concentration du carotène dans l'huile de palme suivant lequel on constitue une pellicule fine d'huile de palme con- tenue entre deux cloisons très rapprochées parallèles, en matière inerte, conductrice de chaleur, on chauffe au moins une de ces cloisons pour main- tenir un gradient de température au travers de la pellicule d'huile, et on accumule et évacue de la pellicule une fraction enrichie de Carotène et de tocophérols, concentrée par diffusion thermique à proximité de la surface relativement froide.
3. - Procédé pour la concentration du carotène dans l'huile de palme suivpnt lequel on constitue une pellicule fine d'huile de palme contenue entre deux cloisons très rapprochées, parallèles, en matière inerte conductrice de chaleur, on chauffe au moins une de ces cloisons pour maintenir un gradient de température au travers de la pellicule d'huile, et on accumule et évacue de la pellicule une fraction enrichie de carotène et de tocophérols, concentrée par diffusion thermique à pro- ximité de la surface relativement froide, et enfin on accumule et évacue de la pellicule une fraction de teinte plus claire appauvrie en carotène, enrichie en acides gras et concentrée par diffusion thermique à proximité de la cloison relativement chaude.