Dispositif de transmission susceptible d'agir comme convertisseur de couple La présente invention concerne un dispositif de transmission susceptible des applications les plus va riées (machines fixes, véhicules, aéronefs) pouvant notamment fonctionner comme convertisseur de cou ple progressif ou continu, comme convertisseur de couple automatique, voire encore comme convertis seur dépendant<B>à</B> la fois d'un conducteur et d'une commande automatique.
Ce dispositif comprend un arbre moteur, un ac couplement variable dont l'organe menant est en- tramé par cet arbre et dont l'organe conduit est orientable<B>de</B> manière que son axe fasse un angle variable çp avec l'axe géométrique de l'arbre moteur, le mouvement de l'arbre conduit étant transmis<B>à</B> un arbre récepteur d'orientation fixe et le rapport des vitesses angulaires de l'arbre moteur et de l'arbre conduit étant déterminé par la valeur de l'angle cp.
<B>Il</B> est caractérisé par le fait que la liaison entre les deux organes de l'accouplement est réalisée, d7une part, par une pluralité d'éléments de petites dimen sions et de faibles masses, formant un réseau dont la surface extérieure est sensiblement une portion de sphère, ces éléments étant soumis<B>à</B> des actions de rappel par les forces centrifuges ou par les forces centrifuges et par des forces élastiques et, d'autre part, par des aubes qui pénètrent dans ledit réseau et sont entramées par lui.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exemple, diverses formes d'exécution et des variantes du dis positif de transmission selon l'invention.
La fig. <B>1</B> est une coupe longitudinale d'une pre mière forme d'exécution du dispositif constituant un convertisseur de couple. ,. 2 est une coupe du même dispositif par La fig le plan AA.
La fig. <B>3</B> est une coupe partielle de ce dispositif par le plan BB.
La fig. 4 est une vue partielle de la surface d'un <B> </B> réseau<B> .</B>
La fig. <B>5</B> est une coupe partielle,<B>à</B> échelle agran die, d'une forme particulière du<B> </B> réseau<B> .</B>
Les fig. <B>6</B> et<B>7</B> montrent des formes particulières d'aubes.
La fig. <B>8</B> est un schéma explicatif.
La fig. <B>9</B> est une coupe longitudinale d'un dis positif automatique de commande.
La fig. <B>10</B> montre une autre forme de<B> </B> réseau<B> .</B> Les fig. <B>11</B> et 12 sont des coupes partielles rela tives<B>à</B> un<B> </B> réseau<B> </B> constitué par des poussoirs.
La fig. <B>13</B> montre une forme particulière<B>d'élé-</B> ments P du réseau, qui sont ici de petits pendules centrifuges.
Les fig. 14 et<B>15</B> représentent une deuxième for me d'exécution du dispositif constituant un conver tisseur de couple dans lequel les arbres moteur et récepteur sont en prolongement et qui ne comportent pas d'engrenages.
La fig. <B>16</B> montre, en détail, une partie latérale du<B> </B> réseau<B> </B> utilisé dans ce convertisseur. Dans la forme d'exécution représentée en fig. <B>1</B> et 2, le dispositif est supporté par un carter fixe<B>1,</B> un arbre moteur 2 passe dans des paliers<B>3</B> portés par le carter fixe<B>1.</B>
Un pignon 4 (fig. <B>1)</B> solidaire de l'arbre 2 engrène avec un pignon<B>5</B> solidaire<B>de</B> l'arbre<B>6</B> de l'organe menant<B>9</B> d'un accouplement variable. Cet arbre tourne dans des paliers<B>7.</B>
Ces paliers<B>7</B> sont portés par un canon<B>8</B> relié au carter<B>1</B> par des bras 8a et<B>8b</B> (fig. <B>1</B> et 2). L'organe menant<B>9</B> est constitué par une pluralité de petits pendules centrifuges<B>10,</B> disposés en quin conce (fig. 4) et qui se touchent.
Les pendules<B>10</B> sont représentés en détail par la fig. <B>5.</B> Chaque pendule comprend (fig. <B>5)</B> un pied <B>11</B> en forme de sphère, un corps<B>10,</B> une tête 12, elle aussi en forme de sphère.
Les pieds<B>11</B> sont engagés dans des rainures<B>13</B> formées dans une jante 14 (fig. <B>1,</B> 2,<B>3, 5)</B> et situées dans des plans perpendiculaires<B>à</B> l'axe géométrique <B>de</B> l'arbre<B>6.</B> Chaque rainure<B>13</B> est de forme telle qu'elle permet aux pendules dont elle reçoit le pied, de s'incliner librement dans le plan<B>de</B> cette rainure et aussi de s'incliner d'un certain angle<B>à</B> droite et<B>à</B> gauche par rapport<B>à</B> cette rainure.
La profondeur des rainures est telle que les pen dules puissent s'enfoncer d7une certaine quantité. Les pendules<B>10</B> sont soumis<B>à</B> la force centrifuge développée par la rotation de l'arbre<B>6,</B> qui constitue une force de rappel, force qui les rappelle,<B>à</B> la posi tion la plus éloignée de l'arbre<B>6.</B>
Leurs têtes 12 se touchent de proche en proche (fig. <B>1,</B> 2,<B>3,</B> 4,<B>5)</B> et sont extérieurement tangentes <B>à</B> une sphère (fictive) de centre<B>0</B> (fig. <B>1</B> et 2) situé sur l'axe géométrique de l'arbre<B>6.</B> (Le point<B>0</B> cons titue ainsi le<B> </B> centre<B> </B> du dispositif).
Sur les côtés du réseau constitué par les pendules centrifuges<B>10</B> se trouvent des bandes latérales<B>15</B> (fig. <B>5)</B> sensiblement perpendiculaires<B>à</B> l'axe<B>géomé-</B> trique de l'arbre<B>6</B> et qui exercent des pressions laté rales sur les sphères 12 qui les touchent et, par leur intermédiaire et, de proche en proche, sur l'ensemble du réseau. (Ces bandes peuvent être élastiques).
L'organe mené<B>de</B> l'accouplement variable est constitué par des aubes<B>16</B> portées par uiie calotte <B>17</B> qui est solidaire d7un arbre conduit<B>18,</B> dont l'axe géométrique peut changer d'orientation, comme on va le voir, mais qui passe toujours par le point<B>0,</B> <B> </B> centre du dispositif<B> .</B>
L'arbre<B>18</B> est porté par des paliers<B>19</B> (fig. <B>1</B> et 2) eux-mêmes montés sur un étrier 20 (fig. 2). Cet étrier est centré sur les paliers 21 et 22 portés par le carter fixe<B>1</B> (fig. 2). Ces paliers ont un axe géométrique commun qui passe, lui aussi, par<B>le</B> centre<B>0,</B> centre du dispositif (fig. 2).
Pour la position particulière représentée en fig. <B>1</B> et 2, les axes géométriques des arbres<B>6</B> et<B>18</B> colin- cident: mais l'étrier 20 peut tourner autour de l'axe géométrique des paliers 21 et 22 d'un angle quel conque, qu7on appellera cp. Pour réaliser cette rotation cp, il suffit d'agir sur un maneton<B>23</B> (fig. 2), lequel est claveté sur un tourillon 24 solidaire de l'étrier 20.
On fait ainsi varier<B>à</B> volonté l'angle cp que fait l'axe de l'arbre<B>18</B> avec l'axe de l'arbre<B>6.</B> Pour la position représentée en fig. <B>1</B> et 2, cet angle<B>y</B> est nul).
La calotte<B>17</B> porte une roue dentée<B>25</B> (fig. <B>1</B> et 2) qui engrène avec une roue<B>26</B> solidaire de l'arbre récepteur<B>27,</B> lequel passe dans les paliers<B>28</B> portés par le carter fixe<B>1</B> (fig. 2). L'axe géométrique de l'arbre récepteur<B>27</B> coïncide avec l'axe géométrique des paliers 21 et 22 (fig. 2).
Les fig. <B>6</B> et<B>7</B> montrent,<B>à</B> titre d'exemple, des formes d'aubes<B>16,</B> formes qui ont pour but de faci liter la pénétration sans chocs des aubes<B>16</B> dans le réseau constitué par les têtes 12 des pendules cen trifuges.
Le fonctionnement est le suivant: L'arbre moteur 2 (fig. <B>1)</B> entraffie, grâce aux pignons 4 et<B>5,</B> l'arbre<B>6.</B> Sous l'action des forces centrifuges, les pendules centrifuges<B>10</B> se dressent perpendiculairement<B>à</B> l'axe de cet arbre<B>6</B> et forment un réseau sphérique de centre<B>0</B> (fig. <B>1</B> et 2).
Pour une vitesse angulaire<B>U</B> suffisante de l'arbre <B>6,</B> le réseau de pendules centrifuges exerce sur les aubes<B>16</B> de l'arbre, conduit<B>18</B> des efforts suffisants pour entreiner cet arbre dans de bonnes conditions.
Dans le cas des fig. <B>1</B> et 2, l'arbre<B>18</B> est en prolongement de l'arbre<B>6.</B>
On a donc: cp <B><I>=</I> 0,</B> Cos cp <B><I>=</I> 1 ,</B> V/U <B>= 1 .</B> L'arbre<B>18</B> prend alors une vitesse angulaire égale ou sensiblement égale<B>à</B> celle de l'arbre<B>6.</B>
<B>Il</B> transmet son mouvement<B>à</B> l'arbre récepteur <B>27</B> par l'intermédiaire des roues dentées<B>25</B> et<B>26</B> (fig. 2).
Si maintenant le conducteur veut faire tourner l'arbre récepteur<B>27</B> moins vite que, précédemment pour une même vitesse de l'arbre<B>6</B> (et, par suite, pour une même vitesse de l'arbre moteur 2), il agit sur le maneton<B>23</B> (fig. 2) et, grâce<B>à</B> lui, il fait tour ner d'un certain angle<B>(p</B> l'étrier 20 autour de l'axe géométrique des paliers 21-22, axe qui passe par le centre<B>0</B> du dispositif.
La relation entre la vitesse angulaire<B>U</B> de l'arbre <B>6,</B> porteur du réseau et la vitesse angulaire V de l'arbre<B>18</B> qui porte les aubes<B>16</B> est sensiblement V<B>= U</B> cos q), comme on va le voir.
La fig. <B>8</B> est,<B>à</B> ce sujet, un schéma explicatif.
<B>0 S</B> est la projection de l'axe de l'arbre<B>6</B> sur le plan de la fig. <B>1.</B>
<B>0</B> T est la projection, sur le plan de la fig. <B>1,</B> de l'axe de l'arbre<B>18.</B>
Ces axes sont concourants au point<B>0,</B> centre du dispositif, et font entre eux un angle<B>(p.</B>
On a représenté en<B>16</B> la projection, sur le plan des axes<B>OS</B> et OT, de l'aube qui se trouve<B>à</B> un instant donné, dans le plan déterminé par l'axe de l'arbre<B>18</B> et l'axe géométrique, des paliers 21 et 22. (Cette aube est parallèle<B>à</B> l'axe de l'arbre<B>18).</B>
Ml est le point du réseau qui est situé,<B>à</B> cet ins tant donné, sur l'axe géométrique des paliers 21-22 et en contact avec l'aube<B>16.</B>
En fig. <B>8,</B> ce point Ml se projette en<B>0.</B>
La fig. <B>8</B> représente schématiquement entre les lignes aa et bb le développement de la surface sphé rique du<B> </B> réseau<B> </B> au voisinage du point MI, et représente aussi schématiquement<B>le</B> développement de la surface qui porte les aubes.
Ces aubes sont représentées,<B>à</B> l'instant considéré, aux points Ml, M2, M3, M4, Mâ, etc.
Si l'on considère la vitesse linéaire de l'élément de réseau qui se trouve en Ml<B>à</B> l'instant considéré, sa vitesse linéaire est égale<B>à</B> R X<B>U,</B> R étant le rayon<B>0</B> Ml.
Cette, vitesse linéaire R X<B>U</B> est représentée en fig. <B>8</B> par le vecteur MÎ P<B>,</B> avec MÎ P <B>=</B> R X<B>U -</B> <U>Le</U> vecteur Ml P se décompose en deux vecteurs <B>Ml Q</B> et QP.
Le vecteur<B>Ml Q</B> est perpendiculaire<B>à</B> l'aube<B>16</B> et, par conséquent, perpendiculaire<B>à</B> l'axe<B>0</B> T de l'arbre<B>18</B> porteur des aubes, car les plans des au bes<B>16</B> sont ici parallèles<B>à</B> cet axe<B>0</B> T.
<B>Le</B> vecteur<B>Q</B> P est parallèle<B>à</B> l'aube<B>16,</B> et 17on a, vectoriellement <B>-.</B> Mi-p <B>= Mi</B> Q <B>+</B> D'autre part, cp étant, comme précédemment, l'an <B><I>gle</I> de</B> l'axe OT <B>de</B> l'arbre<B>18</B> avec ]!axe <B>OS</B> de l'arbre <B>6,</B> on a<B>:</B> 91-Q <B>=</B> Ml P ces (p <B>.</B>
Or, le vecteur Ml<B>Q</B> représente la vitesse linéaire d'entraînement due<B>à</B> la rotation<B>de</B> l'arbre<B>18</B> d'axe <B>0</B> T (c'est-à-dire la vitesse linéaire du point de l'aube<B>16</B> qui coïncide<B>à</B> cet instant avec l'élément <B>de</B> réseau considéré).
Cette vitesse linéaire est égale<B>à</B> R X V, V étant la vitesse angulaire de l'arbre<B>18.</B>
On a donc: RV=RUcoscp, V <B>=</B> U cos cp, et V/U = cos q).
Ce raisonnement ne s7applique évidemment qu'à l'aube qui,<B>à</B> l'instant considéré, se trouve au point <B>mi.</B>
Si l'on considère, au même instant, les points M2, M3, M4,<B>M5,</B> etc. le calcul prouve que la loi est la même que pour le point Ml,<B>à</B> savoir: V<B>= U</B> cos cp.
Si l'on considère maintenant les têtes de pendules ou, plus généralement (dans le cas où le réseau West pas formé de pendules), si l'on considère les éléments du réseau<B>-</B> qui ne sont pas sur la ligne médiane<B>(C)</B> (fig. <B>8)</B> mais qui en sont peu éloignés<B>-</B> la loi est sensiblement encore<B>:</B> V<B>= U</B> cos (p, comme le montre <B>le</B> calcul.
En définitive, le rapport V/U <B>=</B> cos (p varie d'une manière continue avec l'angle cp.
<B>Il</B> suffit donc de faire varier graduellement l'an <B><I>gle</I></B> çp pour faire varier graduellement le rapport V/U. Le dispositif constitue donc un convertisseur de couple progressif ou continu.
Dans le cas des fig. <B>1</B> et 2, l'angle cp peut sen siblement varier de<B>0 à</B> 3t/2.
Dans d'autres cas, on pourrait<B>le</B> faire varier de plus de n/2, et obtenir ainsi un changement de mar che (ou<B> </B> marche arrière<B> ).</B>
Lors du fonctionnement, si l'angle cp n'est pas égal<B>à</B> n/2, les aubes sont entraînées par le réseau (vecteur Ml<B>0 de</B> la fig, <B>8).</B>
Mais il<B>y</B> a en même temps un mouvement relatif des aubes<B>à</B> travers<B>le</B> réseau (vecteur<B>Q</B> P<B>de</B> la fig. <B>8),</B> quand l'angle cp n'est pas nul.
Ce mouvement relatif des aubes dans le réseau doit se faire avec le plus de douceur possible.
Les aubes; ont, dans ce but, -une forme appro priée, de mamière que les éléments du réseau s'abalssent sensiblement sans chocs pour laisser pas, ser les aubes, Ces éléments de réseau sont attaqués par la tranche des aubes.
Les fig. <B>6</B> et<B>7</B> représentent,<B>à</B> titre d#exerapIe et <B>à</B> échelle agrandie, des formes d'aubes qui compor tent des arrondis destinés<B>à</B> éviter les chocs au mo ment du contact des aubes avec les éléments du réseau.
En fig. <B>6,</B> l'aube comporte une corde rectiligne avec des arrondis<B>à</B> droite, et<B>à</B> gauche.
En fig. <B>7,</B> l'aube comporte un plus grand nombre d'arrondis.
Pour réduire les frottements, il<B>y</B> a généralement intérêt<B>à</B> faire centrifuger de l'huile qui baigne cons- tàmment les aubes<B>16,</B> éventuellement sous pression.
Le dispositif de commande de l'angle cp (maneton <B>23</B> en fig. 2) peut être sous la dépendance du con ducteur ou d'un organe<B>de</B> commande automatique.
<B>Il</B> peut être sous la dépendance d'un système automatique, en vue de réaliser telle condition<B>dé-</B> terminée (par exemple, la constance approximative de la vitesse du moteur dans des conditions déter minées).
<B>Il</B> peut être<B>à</B> la fois sous la dépendance de la volonté du conducteur (avec ou sans servo-com- mande) et sous la dépendance d'un système automa tique.
La fig. <B>9</B> est une coupe longitudinale d'un sys tème relatif ià ce cas. Un carter<B>29</B> porte, par palier <B>30,</B> un arbre<B>31</B> solidaire d'une cloche<B>32.</B>
Une cage<B>33</B> qui peut coulisser sur l'arbre<B>31</B> tourne avec cet arbre et entraîne des billes 34 qui, centrifugées, prennent appui sur la cloche<B>32</B> et pous sent une butée<B>35</B> en antagonisme avec un ressort taré<B>3 6.</B>
L'arbre<B>31</B> est entraîné par un des arbres du dis positif, par exemple par l'arbre moteur.
La butée<B>35</B> agit sur la tige<B>37</B> qui s'articule en <B>38</B> sur une barre<B>39 de</B> palonnier. Sur ce palonnier s'articule en 40 une barre 41 soumise<B>à</B> l'action du conducteur. En 42 s'articule une barre 43 qui, par l'intermé diaire d'une timonerie,<U>commande</U> le maneton <B>23</B> de la fig. 2, et par lui, commande les variations de l'an gle cp, et par suite, les variations du rapport des vitesses angulaires (graduellement d'ailleurs).
Dans diverses applications (notamment dans le cas des véhicules), on peut réaliser un mécanisme automatique faisant intervenir les facteurs suivants<B>.</B>
<B>1)</B> Le couple résistant (par réaction de la den ture de la roue<B>26</B> sur la denture de la roue <B>25</B> en fig. 2).
2) La vitesse de l'arbre moteur, actionnant un régulateur analogue<B>à</B> celui de la fig. <B>9,</B> ou de tout autre type.
<B>3)</B> Un ressort taré, dont le ressort<B>36</B> de la fig. <B>9</B> donne un exemple non limitatif.
On peut utiliser un mécanisme dont celui de la fig. <B>9</B> donne un exemple non limitatif, en supprimant ou non l'action du conducteur.
Des di8positions de ce genre seront souvent inté ressantes pour la commande automatique des véhi cules.
D'autre part, et d'une manière générale, il faut signaler l'intérêt qu'il<B>y</B> a souvent<B>à</B> utiliser un ressort (le ressort<B>3 6</B> de la fig. <B>9</B> ou tout autre système élastique) pour ramener automatiquement le dispositif au point mort en réalisant la condition: cp <B>=</B> W2<B>,</B> cos <B>y = 0</B> (qui donne le point mort), quand la vi tesse de l'arbre<B>6</B> tombe au-dessous d'une certaine valeur.
Dans d'autres formes d'exécution du dispositif, le réseau peut être constitué par des éléments des for mes les plus variées, avec ou sans pendules.
La fig. <B>10</B> montre une forme utilisant des pen dules centrifuges dans laquelle chaque pendule est en forme d'anneau 44 portant une tête sphérique 45. Les anneaux sont retenus par des fils 46 de section appropriée (circulaire ou ovolide ou autre) portés par la jante 14 solidaire de l'arbre<B>6</B> (fig. <B>1</B> et 2).
La fig. <B>11</B> et la fig. 12 (qui est une coupe<B>CC</B> de la fig. <B>11)</B> sont relatives au cas où des éléments du réseau, au lieu d'être des pendules, sont des pous soirs 47 portant des têtes sphériques 48. Ces pous soirs sont guidés par la jante 49. Ils sont rappelés par des ressorts<B>50</B> s'appuyant eux-mêmes sur une jante<B>51.</B> Ils sont retenus par des tiges<B>52</B> qui tra versent des alvéoles<B>53</B> ménagés dans les tiges des poussoirs.
Dans cette variante, la force centrifuge, dévelop pée par la rotation de l'arbre<B>6</B> coopère<B>-</B> plus ou moins selon les cas d'application<B>-</B> avec les res sorts<B>50.</B>
La fi-.<B>13</B> montre une forme particulière de pen dule centrifuge susceptible de jouer le rôle d'un<B>élé-</B> ment de réseau. La tête de<B>ce</B> pendule comprend une partie cylindrique 54 terminée par une hémisphère <B>55,</B> le pied est constitué par une sphère<B>56.</B> Dans la seconde forme d'exécution représentée (fig. 14 et<B>15),</B> les arbres moteur et récepteur sont en prolongement et il n'y a pas d'engrenage.
Dans cette forme d'exécution, un carter<B>57</B> porte des paliers<B>58</B> et<B>59</B> pour un arbre moteur<B>60</B> et l'arbre récepteur<B>61</B> situés en prolongement l'un de l'autre.
L'arbre moteur<B>60</B> porte l'organe menant d'un accouplement variable. Cet organe est formé par un réseau de pendules centrifuges<B>62</B> analogue au réseau de pendules<B>10</B> de la première forme d'exécution.
L'organe mené de cet accouplement est calé sur un arbre<B>63.</B> Cet organe est formé par des aubes 64 analogues aux aubes<B>16</B> des figures précédentes, fixées sur un carter tournant<B>65.</B> Ces aubes pénè trent dans<B>le</B> réseau de pendules centrifuges<B>62.</B> L'arbre<B>63</B> est porté par des paliers<B>66</B> eux-mêmes lo-és dans un canon<B>67.</B>
Le canon<B>67</B> lui-même est supporté par un étrier <B>68.</B> L'étrier<B>68</B> est muni de pivots<B>69</B> et<B>70</B> et, grâce <B>à</B> ces pivots, peut tourner d'un certain angle par rapport au carter<B>57.</B>
Dans la position représentée en fig. 14, l'arbre moteur<B>60,</B> l'arbre<B>63</B> et l'arbre récepteur<B>61</B> ont leurs axes géométriques en prolongement.
Par rapport<B>à</B> cette position, l'étrier<B>68</B> peut pivo ter autour de ses pivots<B>69</B> et<B>70</B> d'un angle qui, comme précédemment, sera appelé q).
Le réseau constitué par les pendules centrifuges <B>62</B> diffère du réseau constitué par les pendules cen trifuges<B>10</B> des fia.<B>1<I>à</I> 5</B> par des particularités qui vont maintenant être décrites.
La bordure 7la du réseau est portée par un flas que<B>72</B> solidaire d'un manchon<B>73</B> qui peut légère ment coulisser parallèlement<B>à</B> l'arbre<B>60.</B> Au con traire, la bordure 74a du réseau est fixe. Un ressort 75a prend appui sur une embase<B>76</B> rigidement con nectée<B>à</B> l'arbre moteur<B>60.</B>
Dans ces conditions, une certaine pression élas tique est exercée latéralement sur le réseau des pen dules centrifuges.
L'arbre<B>63</B> est solidaire d'une calotte<B>77</B> qui porte un second réseau de pendules centrifuges<B>78.</B>
<B>Ce</B> réseau est analogue aux autres réseaux<B>déjà</B> décrits. La bordure<B>71b</B> poussée par<B>le</B> ressort<B>75b</B> appuie élastiquement sur le côté de ce réseau dans des conditions analogues<B>à</B> celles qui ont été expo sées pour la bordure 71a, poussée par le ressort 75a. Dans ce réseau pénètrent des aubes<B>79.</B>
Les aubes<B>79</B> qui sont portées par un carter tour nant<B>80</B> lui-même solidaire<B>de</B> l'arbre récepteur<B>61,</B> sont analogues aux aubes<B>déjà</B> décrites<B>(16</B> et 64). Elles présentent cependant une particularité: ces aubes sont mobiles par rapport au carter<B>80.</B> Elles peuvent être légèrement soulevées par un dispositif qui permet de modifier la profondeur de leur péné tration dans le réseau des pendules<B>78.</B>
Ce dispositif consiste en ceci: chaque aube<B>79</B> est montée<B>à</B> pivotement sur un axe<B>81</B> porté par la jante<B>82</B> du carter tournant<B>80.</B> De plus, chaque aube<B>79</B> est terminée par une queue<B>83.</B> Cette queue appuie, sous l'action des forces centrifuges, sur une jante 84 dont la section est en forme de biseau et qui est reliée<B>à</B> un moyeu<B>85</B> par des bras<B>86.</B> Le moyeu <B>85,</B> grâce<B>à</B> une clavette<B>87,</B> tourne solidairement avec l'arbre<B>61,</B> mais peut coulisser parallèlement<B>à</B> cet arbre<B>61.</B>
Ce coulissement peut être commandé par une butée<B>88</B> et une fourchette<B>89</B> d'axe<B>90,</B> agissant en opposition avec un ressort. Cette fourchette elle- même peut être commandée par une tige<B>91</B> articulée en<B>92.</B>
Grâce<B>à</B> ce mécanisme, il est possible de relever les aubes (même pendant le fonctionnement de la transmission) en agissant sur la tige<B>91</B> de la four chette<B>89.</B>
En tirant sur la tige<B>91</B> vers la droite de la figure, les aubes<B>, 79</B> se soulèvent automatiquement sous l'ac tion de la force centrifuge. On peut régler la pro fondeur de leur pénétration dans le réseau des pen dules centrifuges<B>78</B> en réglant la position de la four chette<B>89.</B>
La fig. <B>16</B> représente un détail de la bordure 71a. (Les bordures<B>71b,</B> 74a,<B>74b</B> sont analogues). Cha cune d'elles présente des fraisages arrondis 93a dans lesquels se logent les têtes des pendules centrifuges <B>62.</B> Le rayon de chaque arrondi 93a est légèrement supérieur au rayon des têtes de pendules.
Dans la fig. <B>15,</B> l'arbre<B>63</B> n'est pas dans le pro longement de l'arbre moteur<B>60</B> et de l'arbre récep teur<B>61. Il</B> fait avec ces arbres l'angle qui a été appelé cp précédemment.
Le fonctionnement a lieu comme suit: L'entramement de l'arbre<B>63</B> par l'arbre moteur <B>60</B> se fait comme il a été expliqué pour les dispositifs des fig. <B>1</B> et 2, grâce<B>à</B> l'action des pendules centri fuges<B>62</B> sur les aubes 64.
Si W est la vitesse angulaire de l'arbre<B>63,</B> et<B>U,</B> comme précédemment, la vitesse angulaire de l'arbre moteur<B>60,</B> on a donc.
W <B>=</B> U cos <B>(P (1)</B> (cp étant l'angle de l'arbre<B>63</B> et de l'arbre<B>60) *</B> L'arbre<B>63</B> entraffie alors l'arbre récepteur<B>61</B> grâce<B>à</B> l'action des pendules centrifuges<B>78</B> sur les aubes<B>79</B> et l'on a encore: V <B>=</B> W cos <B>(P</B> (2) (V étant, comme précédemment, la vitesse angulaire de l'arbre récepteur).
Des équations<B>(1)</B> et (2), on déduit: <B>V = U</B> COS2 cp <B>ou</B> V/U <B>=</B> COS2 <B>(P.</B>
Si donc on fait varier progressivement l'angle cp, on a bien encore une transmission<B>à</B> rapport graduel de vitesse.
L'intérêt de la forme d'exécution du dispositif des fig. 14 et<B>15</B> est que l'arbre récepteur est en prolon- gement de l'arbre moteur et qu'il n'est utilisé aucun engrenage.
On notera que pour cp <B><I>=</I> 0,</B> cos cp on réalise une prise directe avec entraffiement en bloc de tout le système.