Procédé de fabrication d'un cadran et cadran obtenu par ce procédé La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un cadran portant des signes métalliques rapportés et à un ca dran obtenu par ce procédé.
Les procédés actuellement utilisés pour la fabrication de cadrans portant des signes ho raires ou autres en métal, notamment des si gnes en or, lapidés ou non, présentent divers inconvénients. La fixation des signes par ser tissage des pieds dans les trous cylindriques laisse généralement à désirer quant à la solidité de la fixation et au centrage des signes, et plus encore quand il s'agit de cadrans minces ou de cadrans émaillés. Toute opération de fixation exigeant une frappe ou une pression relative ment forte dans le sens axial des pieds des signes risque de marquer la surface visible des- dits signes.
La présente invention a pour but, princi palement, d'éviter ces inconvénients, c'est-à- dire d'obtenir une fixation des signes métalli ques, notamment des signes en or, qui soit à la fois très solide et soignée et ne laisse aucune trace sur les faces visibles des signes et du ca dran.
Le procédé objet de l'invention est caracté risé en ce qu'on perce dans le cadran des trous cylindriques pour les pieds des signes à ap pliquer, évase au moyen d'une fraise conique l'extrémité des trous au revers du cadran, ter mine le cadran superficiellement, introduit les pieds des signes dans les trous destinés à les recevoir, enduit le revers du cadran au moins partiellement d'un vernis séchant rapidement pour maintenir les signes en place, centre les pieds et oriente les signes pendant que le vernis est encore plastique, laisse sécher le vernis, renverse le cadran sens dessus dessous et forme des têtes de rivets dans l'évasure conique des trous en agissant sur l'extrémité de chaque pied par une bouterolle au moins partiellement en matière dure et à surface de travail polie,
tour nant à une vitesse supérieure à 3000 tours par minute de façon à déformer la matière de ces pieds par fluage vers l'extérieur tout en exer çant sur le pied une pression axiale trop faible pour marquer la surface visible du signe.
Le 'dessin ci-annexé illustre, à titre d'exem ple, deux phases successives d'une forme de mise en aeuvre de ce procédé.
Les figures 1 et 2 sont des coupes par tielles d'un cadran portant un signe horaire, coupes passant par l'axe d'un pied de fixation dudit signe.
Pour fabriquer ce cadran, par exemple en partant d'une plaque 1 de trente centièmes de millimètres, on commence par y percer un nombre de trous cylindriques 4 correspondant au nombre de pieds de fixation 3 des signes horaires 2 qu'il doit porter. Chaque trou 4 est ensuite évasé en 5, au revers du cadran, au moyen d'une fraise conique dont l'angle au sommet est, au moins approximativement, de 90 degrés. C'est l'angle qui en pratique s'est révélé l'angle optimum, mais il va sans dire que cet angle peut varier dans des limites as sez larges, par exemple de 60 à 120 .
Il faut noter que les trous doivent être légèrement plus grands que les pieds qu'ils doivent contenir ; en pratique on calcule un ébat radial de quel ques centièmes de millimètre entre la paroi du trou et le pied de fixation. Quant à la hauteur du fraisage conique, elle peut varier entre 1/5 et 1/8 de la longueur totale du trou.
Après perçage des trous et fraisage conique de leur extrémité inférieure, on termine le ca dran superficiellement de la façon habituelle et on introduit les pieds de fixation 3 des signes 2 dans les trous 4 destinés à les recevoir en te nant le cadran dans la position de la figure 1. On enduit ensuite, au moyen d'un pinceau, le revers du cadran, entièrement ou au moins aux embouchures évasées des trous, avec un vernis séchant rapidement, tel qu'un vernis cel lulosique par exemple, et pendant que le vernis 6 est encore plastique, on centre les pieds et oriente les signes comme il se doit, après quoi on laisse sécher complètement le vernis. On peut alors renverser le cadran sens dessus des sous dans la position de la figure 2 sans que les signes tombent.
Après avoir, si besoin est, mis avec une fraise l'extrémité des pieds au niveau du re vers du cadran, on procède à la rivure définitive des pieds. A cet effet, on agit sur l'extrémité de chaque pied de fixation avec une bouterolle 7 en métal dur, dont la surface de travail, plane ou de préférence concave, est polie glace, et tournant à une vitesse de plus de 3000 tours par minute et, de préférence, à une vitesse de 6000 à 12 000 tours par minute.
Par l'effet conjugué du frottement de la surface polie de l'outil et de la grande vitesse de rotation, le métal de l'extrémité du pied est en quelque sorte flué vers l'extérieur et ne tarde pas à former une tête de rivet 8 solidement ancrée dans l'éva- sure 5 du trou 4. La pression axiale exercée sur le pied pendant cette opération est trop faible pour marquer la surface visible du signe 2 qui, pendant l'opération, repose sur une table de travail.
L'extrémité de la bouterolle 7 peut être en diamant ou en métal dur ; il est très impor tant qu'elle soit polie glace ; son diamètre est égal ou plus petit que le diamètre extérieur de l'évasure conique 5 du trou de fixation. Plus la vitesse de rotation de la bouterolle 7 est grande, moins on court le risque de marquer la surface visible du signe.
Après formation des têtes de rivets, on peut enlever les restes de vernis par un procédé mécanique habituel, par exemple au moyen d'une meule douce ou d'une brosse rotative fixée à une pièce-à-main.
Method of manufacturing a dial and dial obtained by this method The present invention relates to a method of manufacturing a dial bearing attached metal signs and to a dial obtained by this method.
The methods currently used for the manufacture of dials bearing hourly or other signs in metal, in particular gold signs, whether or not stoned, have various drawbacks. The fixing of the signs by serweaving the feet in the cylindrical holes generally leaves something to be desired as to the solidity of the fixing and the centering of the signs, and even more so when it comes to thin dials or enamelled dials. Any fastening operation requiring a strike or a relatively strong pressure in the axial direction of the feet of the signs may mark the visible surface of the said signs.
The main object of the present invention is to avoid these drawbacks, that is to say to obtain a fixing of the metal signs, in particular of the gold signs, which is both very solid and neat and not leaves no trace on the visible faces of the signs and the ca dran.
The process which is the subject of the invention is characterized in that cylindrical holes for the feet of the signs to be applied are drilled in the dial, the end of the holes on the back of the dial is flared by means of a conical cutter, mines the dial superficially, introduces the sign feet into the holes intended to receive them, coats the reverse side of the dial at least partially with a rapidly drying varnish to hold the signs in place, centers the feet and orients the signs while the varnish is still plastic, allows the varnish to dry, turns the dial upside down and forms rivet heads in the conical flaring of the holes by acting on the end of each foot with a fastener at least partially made of hard material and with a surface of polished work,
rotating at a speed greater than 3000 revolutions per minute so as to deform the material of these feet by creeping outwards while exerting too low an axial pressure on the foot to mark the visible surface of the sign.
The accompanying drawing illustrates, by way of example, two successive phases of one form of implementation of this process.
Figures 1 and 2 are partial sections of a dial bearing a time sign, sections passing through the axis of a foot for fixing said sign.
To manufacture this dial, for example starting from a plate 1 of thirty hundredths of a millimeter, we begin by drilling a number of cylindrical holes 4 corresponding to the number of fixing feet 3 of the hour signs 2 that it must carry. Each hole 4 is then flared at 5, on the reverse of the dial, by means of a conical milling cutter, the angle of which at the top is, at least approximately, 90 degrees. This is the angle which in practice has proved to be the optimum angle, but it goes without saying that this angle can vary within quite wide limits, for example from 60 to 120.
Note that the holes should be slightly larger than the legs they should contain; in practice, a radial clearance of a few hundredths of a millimeter is calculated between the wall of the hole and the fixing foot. As for the height of the conical milling, it can vary between 1/5 and 1/8 of the total length of the hole.
After drilling the holes and conical milling of their lower end, the casing is finished superficially in the usual way and the fixing feet 3 of the signs 2 are introduced into the holes 4 intended to receive them, keeping the dial in the position of FIG. 1. Then, using a brush, the reverse of the dial is coated, entirely or at least at the flared mouths of the holes, with a quickly drying varnish, such as a cel lulosic varnish for example, and while the varnish 6 is still plastic, we center the feet and orient the signs as they should, after which we let the varnish dry completely. We can then turn the dial upside down in the position of Figure 2 without the signs falling.
After having, if necessary, put the end of the feet at the level of the face of the dial with a milling cutter, we proceed to the final riveting of the feet. To this end, the end of each fixing foot is acted on with a hard metal snap 7, the working surface of which, flat or preferably concave, is ice-polished, and rotating at a speed of more than 3000 revolutions per minute and preferably at a speed of 6000 to 12000 revolutions per minute.
By the combined effect of the friction of the polished surface of the tool and the high speed of rotation, the metal of the end of the foot is somehow crept outwards and does not take long to form a rivet head. 8 firmly anchored in the recess 5 of the hole 4. The axial pressure exerted on the foot during this operation is too low to mark the visible surface of the sign 2 which, during the operation, rests on a work table.
The end of the snap 7 can be diamond or hard metal; it is very important as long as it is polished ice; its diameter is equal to or smaller than the outer diameter of the conical flare 5 of the fixing hole. The greater the speed of rotation of the die 7, the less risk there is of marking the visible surface of the sign.
After formation of the rivet heads, the remains of varnish can be removed by a usual mechanical process, for example by means of a soft grinding wheel or a rotating brush attached to a handpiece.