[go: up one dir, main page]

CH285853A - Procédé pour la fabrication de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique et piéce obtenue par ce procédé. - Google Patents

Procédé pour la fabrication de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique et piéce obtenue par ce procédé.

Info

Publication number
CH285853A
CH285853A CH285853DA CH285853A CH 285853 A CH285853 A CH 285853A CH 285853D A CH285853D A CH 285853DA CH 285853 A CH285853 A CH 285853A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
cast iron
reagent
metal
sub
sep
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Original Assignee
Commentry Fourchambault & Deca
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Commentry Fourchambault & Deca filed Critical Commentry Fourchambault & Deca
Publication of CH285853A publication Critical patent/CH285853A/fr

Links

Classifications

    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C21METALLURGY OF IRON
    • C21CPROCESSING OF PIG-IRON, e.g. REFINING, MANUFACTURE OF WROUGHT-IRON OR STEEL; TREATMENT IN MOLTEN STATE OF FERROUS ALLOYS
    • C21C1/00Refining of pig-iron; Cast iron
    • C21C1/10Making spheroidal graphite cast-iron

Landscapes

  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Materials Engineering (AREA)
  • Metallurgy (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Refinement Of Pig-Iron, Manufacture Of Cast Iron, And Steel Manufacture Other Than In Revolving Furnaces (AREA)

Description


  Procédé pour la fabrication de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique  et pièce obtenue par ce procédé.    La présente invention concerne un procédé  d'élaboration de pièces en fonte brise à très  haute résistance mécanique, et. une pièce obte  nue par ce procédé.  



  Les     métallographes    considèrent, en pre  mière     approximation,    la fonte brise     comme     formée d'une masse d'acier ou matrice dans  laquelle sont parsemées des particules de gra  phite de forme et de dimensions diverses. Les  progrès réalisés clans la fabrication des pièces  moulées en fonte résistante ont consisté à amé  liorer les qualités de résistance de la ma  trice métallique, à réduire la place occupée  par le graphite et modifier sa répartition,  enfin à     agir    sur la forme des particules de  graphite.

   Les procédés successifs mis au point  ont permis     (].'obtenir,        industriellement,    dans  des pièces     (l'épaisseur        moyenne,    des     résistances     à la traction de l'ordre de 95 à 30     kg/mrn      environ avec les fontes dites     perlitiques    sans  élément d'addition, (le l'ordre de 35 à  45     kg/mm2    dans les fontes dites aciculaires  et de l'ordre de 40 à 55     kg/Inlxx@    dans ces  fontes aciculaires soumises à Lin traitement.

         d'inoeulation.    Un des moyens employés a con  sisté à réduire la teneur en carbone, ce qui a  l'inconvénient d'accroître la contraction de la  fonte à la solidification et par conséquent la  difficulté d'obtenir des pièces moulées saines,  et aussi     d'obliâer    à     augmenter    la teneur en  silicium, ce qui entraîne d'autres inconvé-         nients,    et notamment une     augmentation    de la  fragilité.  



  Dans les procédés les plus répandus, il  faut éviter la présence de graphite     hypereutec-          tique    nuisible à la résistance de la fonte qui,  dans cette catégorie, ne peut dépasser  15     kg/nxm-'    sous une     épaisseur    de 30 à. 50 mm.  On. a. donc cherché à diminuer la. teneur en  carbone et on est arrivé ainsi à obtenir,     grâce     à la diminution de la.     longueur    des paillettes  de graphite, des résistances d'environ 35     kg/n,        m2     sur des éprouvettes de 400 mm coulées en  sable.  



  L'influence généralement incontestée de  certains facteurs, qualifiés parfois d'hérédi  taires, autres que ceux dont rend compte la  composition chimique de la fonte, a conduit  à la conception des      germes     selon laquelle la  forme et le développement (les particules de  graphite tiennent à des      bermes     consécutifs  à l'histoire chimique et. thermique de la fonte,  conception qui a, entraîné l'emploi de certaines  techniques comme la surchauffe de la fonte à  l'état liquide, l'addition de     graphitisants    so  lides comme le siliciure de calcium, certains  ferro-alliages, etc. et les fontes     hypoeutecti-          ques     inoculées  suivant ces principes ont pris  de l'extension dans la pratique industrielle.

    



  Plus récemment ont été publiées (Journal  of the     Iron    and Steel     Institute.    Vol<B>158,</B> 1948,  page 306) des études sur l'élaboration de      fontes     hypereutectiques,    qui doivent être par  ticulièrement pauvres en soufre (mais dans  lesquelles on n'a. rien dit de la forme sous  laquelle le soufre doit se trouver et qui est  essentielle).

   Selon ces études, une structure à  graphite nodulaire est obtenue directement à  la coulée des pièces; grâce à des additions  spéciales, notamment de cérium, on aurait  ainsi atteint des résistances à la traction allant  jusqu'à 60     kg/mm2    environ sur un barreau  de 30 mm d'épaisseur; de telles fontes à gra  phite nodulaire contiennent généralement plus       de        3,5%        de        carbone.     



  La titulaire a constaté que les inclusions  sulfureuses sous forme de sulfures, au moins  en partie de sulfure de manganèse, contenant  ordinairement un peu de sulfure de fer en  solution, sont particulièrement propices à la  formation de     particules    de     graphite    en lon  gues lamelles nuisibles à la résistance méca  nique de la fonte et que l'on     peut.,    par élimi  nation ou transformation de ces inclusions,  obtenues comme il est dit plus loin, élaborer  des fontes dont les caractéristiques mécani  ques sont notablement améliorées.  



  Les procédés connus de désulfuration: em  ploi de revêtement réfractaire basique, de lai  tier     désulfurant,    etc., donnent des résultats  intéressants, mais conduisent à des opérations  longues et qui s'accordent assez mal avec les  techniques habituelles de la fonderie.  



  Le procédé que concerne la. présente in  vention permet l'élaboration de pièces en  fontes grises possédant, même sous des épais  seurs plus fortes que celles qui jusqu'ici  étaient possibles pour de telles résistances, de  hautes caractéristiques mécaniques. Il s'appli  que à. des fontes à. teneur en carbone normale  aussi bien qu'à. des fontes à bas carbone et  ses possibilités de mise en     oeuvre    ne sont pas  limitées aux fontes     hypereutectiques.     



  Ce procédé est caractérisé en ce que l'on  incorpore à la fonte, à l'état liquide, un réac  tif amenant. la transformation du ou des sul  fures dans lesquels est engagé le soufre, le  sulfure de manganèse constituant une partie  au moins de ce ou de ces sulfures, en sulfure    alcalin ou alcalino-terreux, puis on procède à  la coulée desdites pièces.  



  La fonte à traiter peut être élaborée à  l'état liquide dans tout appareil de fusion  convenable. Il peut être avantageux d'appli  quer également les moyens de désulfuration  connus cités plus haut, mais le traitement par  réactifs     épurants    que concerne l'invention  suffit le plus souvent à provoquer la     graphi-          tisation    en lamelles de dimensions et de  formes aptes à. donner à. la fonte de remar  quables qualités mécaniques. Ce traitement  qui, dans la suite du présent mémoire, sera  fréquemment désigné sous le nom de      lavage ,     peut être au besoin répété, en     particulier    s'il  s'agit de fontes très sulfureuses fondues en  cubilot ordinaire acide.  



  Le réactif utilisé polir la mise en     oeuvre     du procédé doit être tel qu'il puisse se com  biner au soufre pour le fixer ou l'éliminer  sous forme de sulfure alcalin ou     alcalino-          terreux    et, par     conséquent,    déplacer le manga  nèse de son sulfure et le remplacer par un  métal de ces deux familles, c'est-à-dire alcalin  ou alcalino-terreux. Une partie des nouveaux  sulfures ainsi formés surnage grâce à sa faible  densité, l'autre partie reste dans le métal,  mais ne forme plus de     germes    favorables à  un grand développement du graphite.

   Les  principaux     métaux    capables de produire ce       déplacement    du manganèse sont le lithium, le  calcium, le baryum, le sodium, le potassium,  le     magnésium.    Ils peuvent être employés en  addition à la fonte liquide,     mai>    si la tension  de vapeur du métal est trop élevée à. la. tem  pérature de la réaction, il y a danger d'ex  plosion, et il faut, dans ce cas, diluer le métal  d'addition dans un autre corps non nuisible  aux propriétés de la, fonte à obtenir.

   Par  exemple, la titulaire a. constaté qu'il est com  mode d'ajouter le     magnésium    sous forme  d'alliage avec le nickel, et de préférence  d'alliage contenant environ     1011/o    de magné  sium et     901/o    de nickel. Mais il n'est pas né  cessaire d'ajouter le métal choisi sous forme  de métal pur ou     d'allia-e,    et on peut. employer  efficacement des     compositions    salines suscep  tibles de réagir à la température de l'addition      (1300 à 1600  environ) en déplaçant le man  ganèse de son sulfure.

   Ainsi, la plupart des  halogénures des métaux indiqués sont capa  bles de donner une réaction du genre de celle  qu'on peut. schématiser comme ci-après:  2     N        aCl    +     11InS    =     \        a2S    +     MnCl2.     



  Un mélange de     carbonates    et d'hydroxydes  peut aussi conduire au même résultat.  Suivant le cas, il peut, être indiqué d'em  ployer des sels en poudre ou en grumeaux,  ou bien sous forme de laitier préalablement  amené à l'état liquide. On peut aussi utiliser  avec succès le carbure de calcium, de préfé  rence en poudre.  



  On peut donc, en résumé, citer à titre  d'exemple, comme réactifs convenables:  les métaux alcalins et alcalino-terreux,  certains de leurs composés comme des  hydroxydes, par exemple de sodium ou de  potassium, des carbonates, chlorures et     fluo-          rures    des mêmes métaux, et en particulier  le fluorure de magnésium,  le carbure de calcium, de préférence en  poudre,  des alliages de ces métaux où leur tension  de vapeur est abaissée, et particulièrement des  alliages de nickel et de magnésium,

   contenant       par        exemple        environ        10%        de        magnésium        et          90%        de        nickel.     



  Pour la quantité de réactif à utiliser, on  doit tenir compte des pertes de matières qui  peuvent se produire et du fait que, selon  les circonstances opératoires, une fraction  seulement de l'addition entre réellement en  réaction et a un effet utile; cette quantité est.  généralement de deux à quatre fois, par exem  ple environ trois fois, la quantité théorique  que donne le calcul basé sur la réaction de  transformation des sulfures. Un mode d'in  troduction facile du réactif consiste à le jeter  dans le métal pendant qu'on le transvase du  four dans la poche de coulée ou dans un autre  four ou récipient. Si l'on fait deux lavages,  il est avantageux d'utiliser un four intermé  diaire.  



  Après l'élimination ou la transformation       des    substances indésirables, il est avantageux,    mais non indispensable, de faire suivre le  traitement de lavage par un traitement d'ino  culation, pour introduire dans la. fonte liquide  épurée des germes destinés à. provoquer une  graphitisation sous forme de particules aussi  compactes que possible.  



  On peut, pour ce traitement, employer les   inoculants  que la pratique a consacrés et  dont les plus connus sont le     ferro-silicium,    le       ferro-tâane,    le ferro-zirconium, le siliciure  de calcium, le carbure de silicium. Pour les  inoculants renfermant du silicium, la propor  tion est telle que la quantité de Si introduite  soit comprise entre 0,10% et 10/0, de préfé  rence au milieu entre ces deux limites.  



  Pour le titane et le zirconium, une     addi-          tion        de        0,10    à     0,20%        de        l'un        ou        l'autre        de     ces métaux est suffisante.  



  Mais le ferro-silicium à 50%, le moins  cher des     graphitisants,    donne des résultats  très satisfaisants.  



  Ce traitement. d'inoculation s'accompagne  avantageusement. d'une addition de graphite  en poudre, par exemple dans les     proportions     de 1 à 2 kg par tonne de métal: ce graphite  peut. être obtenu par broyage d'électrodes de  fours électriques. Pour incorporer ces     graphi-          tisants,    il est avantageux de profiter d'un  transvasement. du métal qui ne précède pas la  coulée de plus de 5 à 10 minutes et de les  jeter par poignées successives dans le jet du  métal.  



  L'exemple suivant montre comment la pré  sente invention peut être mise en     aeuvre:     On a fondu dans un four électrique ba  sique une fonte dont la composition après  fusion était la suivante    Carbone total . . . 3,60%  Silicium . . . . . 1,70%  Manganèse . . . .     0,601/o          Soufre    . . . . . . 0,05%  Phosphore . . . .     0,121/o       Après obtention de la. température conve  nable (1350  par exemple), avec du métal  non traité, on a     coulé    en sable des     barreaux,         de 30 mm de diamètre. Des éprouvettes de  traction prises dans ces barreaux ont donné  une résistance de 18 kg par     inm2.     



  Le restant du métal (1 tonne) a été coulé  lentement dans une poche de coulée de telle  façon que la durée de la versée soit de  à 2 minutes. Dans le jet du métal, on a jeté  d'abord par poignées successives 10 kg d'un       alliage    à     environ        90%        de        nickel        et        10%        de     magnésium, concassé en fragments de la gros  seur d'une noix. Des flammes se sont pro  duites, mais il n'y a. pas eu de bouillonnement  dangereux.

   Tandis que le métal continuait de  couler du four dans la poche, on a ajouté de       la        même        Tacon        10        kg        de        ferro-silicium    à     45        %     mélangés avec 2 kg de graphite.  



  Avec le métal ainsi obtenu, on a. coulé des  barreaux de 30 mm et différentes pièces de  forme compliquée. Celles-ci se sont révélées  saines dans toutes leurs parties malgré un       masselottage    réduit et les barreaux ont donné  une résistance à la traction de 52     kg/mm2.     



  Si l'on estime à 5 kg par     mm2    le gain  de résistance dû à l'incorporation du nickel  qui a. accompagné le magnésium, comme d'au  tres essais permettent de l'établir, il résulte  de cette expérience que l'élimination des  germes indésirables a fait passer la résistance  de la fonte de 18 à 47 kg.  



  Des essais analogues, avec une addition de       0,70        %        de        molibdène        et        de        0,5        %        de        cuivre,     ont donné une résistance de 65     kg/mm2.     



  Avant de mettre en lumière les applica  tions nouvelles auxquelles le présent procédé  peut     prétendre,    i1 semble utile de comparer  les chiffres de résistance que ce procédé per  met d'atteindre et ceux obtenus avec les meil  leures fontes pratiquées industriellement.  



  Comme il s'agit de caractéristiques obte  nues sur des fontes élaborées au four électri  que, la comparaison ci-après est faite avec les  caractéristiques que permet de réaliser la  meilleure pratique actuelle de fabrication de  fonte simplement inoculée après fusion au  four électrique. On met ainsi en lumière l'im  portance de l'élimination des germes sulfu  reux.

      Il faut. toutefois remarquer que les     chiffres     donnés pour les fontes simplement inoculées  sont relatifs à une teneur     niovenne    en carbone       total        de        2,75        %,        tandis        qu'avec.        le        procédé     selon la présente invention, la teneur en car  bone arbitrairement choisie dans cet.     exemple     est de 3,60 0/0;

   la. nécessité des masselottes est  donc bien moins grande due     dans    le cas de  la fonte simplement inoculée, car, comme il  est bien connu, les fontes à basse teneur en  carbone ont un retrait plus important:  
EMI0004.0046     
  
    Résistance <SEP> à <SEP> la
<tb>  traction <SEP> d'un
<tb>  Procédé <SEP> et <SEP> qualité <SEP> barreau <SEP> de
<tb>  30 <SEP> mm <SEP> coulé <SEP> en
<tb>  sable
<tb>  (en <SEP> kg/mmz)
<tb>  <I>Fonte <SEP> simplement <SEP> inoculée:</I>
<tb>  sans <SEP> éléments <SEP> d'alliage <SEP> 28 <SEP> à <SEP> 36
<tb>  avec <SEP> environ <SEP> 1% <SEP> d'alliage <SEP> 32 <SEP> à <SEP> 40
<tb>  à <SEP> structure <SEP> aciculaire <SEP> 40 <SEP> à <SEP> 55     
EMI0004.0047     
  
    <I>Fonte <SEP> traitée <SEP> conformément <SEP> à</I>
<tb>  <I>l'invention <SEP> et <SEP> inoculée:

  </I>
<tb>  sans <SEP> éléments <SEP> d'alliage <SEP> 45 <SEP> à <SEP> 50
<tb>  avec <SEP> 1% <SEP> de <SEP> nickel <SEP> 50 <SEP> à <SEP> 55
<tb>  avec <SEP> 1% <SEP> Ni, <SEP> 0,70 <SEP> % <SEP> Mo <SEP> et
<tb>  0,5 <SEP> % <SEP> Cu <SEP> 55 <SEP> à. <SEP> 65       On voit que le  lavage  des germes sulfu  reux avant inoculation fait gagner une quin  zaine de kilos par     n111,2.     



  Il est important de remarquer que le pré  sent procédé ne nécessite pas de     matières    très  coûteuses. Cependant, les chiffres de résis  tance obtenus se placent au     même    niveau que  ceux publiés dans la revue anglaise citée ci  dessus, et selon laquelle l'emploi de     cérium    est  indispensable.  



  Une autre différence     essentielle    des     dent     procédés réside dans le fait que les auteur:;  anglais ne peuvent appliquer leur méthode  qu'au;     fontes        hypereutectiques,    tandis que,  par le procédé que concerne la présente inven  tion, on peut traiter aussi bien les fontes       hypereutectiques    que celles qui sont     hypo-          eutectiques.    L'avantage est considérable, car à  teneur en carbone égale, on peut se contenter      de teneurs en silicium juste suffisantes pour  obtenir la graphitisation.

   Pour la fonte élabo  rée selon le procédé anglais, on doit avoir  toujours
EMI0005.0001  
   et cela conduit à  des fontes plus fragiles à l'essai au choc,  parce que     phis    chargées en silicium.  



  Les applications des pièces obtenues par  le présent. procédé sont nombreuses. La cons  truction mécanique demande de plus en plus  des alliages résistants et peu chers. Il ne sera  pas indifférent au constructeur de remplacer  la fonte qu'il emploie par une fonte de résis  tance beaucoup plus élevée. I1 pourra pour  le même prix avoir une pièce plus solide et  généralement plus légère.  



  De nombreux organes, faits actuellement en  acier moulé, forgé ou estampé, pourront dé  sormais être coulés en fonte avec un prix de  revient bien meilleur. Il sera en effet possible  de réaliser des pièces de formes compliquées,  sans grandes     surépaisseurs    à enlever par usi  nage, en un métal s'usinant. bien et de grande  résistance.  



  On peut. penser, en particulier et à titre  d'exemple, aux vilebrequins pour moteurs  thermiques pour     lesquels    la fabrication en  acier forgé est chère, celle en acier moulé     tr        S     difficile et celle en fonte inoculée (aciculaire  ou non) souvent de résistance insuffisante.  



  On citera aussi la réalisation de     lingotières     d'aciérie pour lesquelles la fissuration est la  cause habituelle de mise hors service.  



  Il est avantageux d'opérer le  lavage  par  le réactif alcalin ou alcalino-terreux dans des  conditions telles que la fonte ne retienne pas  dans sa matrice métallique des quantités  appréciables de métal alcalin ou     alcalino-          terreux    absorbées par elle en excédent de la  quantité de métal d'addition utilisée pour le  lavage des inclusions.

   En continuant ses re  cherches, la titulaire a constaté en effet que,  pour obtenir des propriétés mécaniques     inté-          ressantes,    et notamment des charges de rup  ture à la traction de 50     kg/mm2    et plus, il  n'est pas nécessaire que dans la fonte traitée  conformément à l'invention le graphite    prenne, pour une part importante, la forme  sphérique ou s'en rapproche. Elle a pu obte  nir des pièces moulées en fonte non alliée  avec une résistance à la traction supérieure à  50     l@g/mm2,    dans lesquelles on ne trouve pas  de nodules de graphite ayant une forme sphé  rique     caractérisée,    ni même se rapprochant  de la sphère.  



  D'autre part, l'attention de la titulaire a  été attirée sur le fait que toute addition excé  dentaire de réactif alcalin ou alcalino-terreux  est, non seulement inutile mais peut être nui  sible, car, lors de la     refusion    des jets, évents  et     masselottes    des pièces en fonte élaborées  conformément à l'invention, on risque que  l'excès de métal alcalin ou alcalino-terreux de  lavage soit oxydé en enrichissant alors les  fontes en inclusions.  



  La titulaire a d'abord observé que, lors  qu'on ajoute à la tonte liquide, sans prendre  de précautions particulières, un métal alcalin  ou alcalino-terreux sous forme de morceaux  d'un volume appréciable, de l'ordre de gran  deur du centimètre cube ou davantage,     cule     partie importante de l'addition se dissout  dans la matrice métallique de la fonte avant  d'avoir eu le temps d'agir sur les inclusions  sulfureuses.

   Quand l'addition est faite de  cette manière, l'effet de lavage des     inclusions     sulfureuses n'est pas     obtenu    avant que la  fonte ait absorbé dans sa matrice métallique  des quantités notables de métal d'addition;  c'est     ainsi    que la titulaire a pu déceler des  quantités de métal alcalin ou     alcalino-terreux     dissoutes ou alliées dans le métal de la fonte  après     traitement,    et variant de 0,05 à 0,50%  environ, quand l'addition est faite     sous    forme  de morceaux relativement massifs (grosseur  d'une noisette à une noix).  



  Cela étant, la titulaire a constaté qu'il  était avantageux, au point de vue qui vient  d'être exposé, de mettre en     oeuvre    le métal  alcalin ou alcalino-terreux (en entendant  sous ce terme le métal à l'état libre ou à l'état  d'alliage ou même de     combinaison    chimique  ou de sel), de manière à obtenir un contact  intime aussi rapide que possible entre ledit  métal et la. fonte à traiter.      Dans un     premier    mode de réalisation, on  met en     oeuvre    le métal alcalin ou     alcalino-          terreux    sous des dimensions réduites, par  exemple en grenaille ou en poudre.

   L'action  chi réactif sur les inclusions sulfureuses em  prisonnées dans la fonte est alors plus rapide  que sa dissolution     dans    la matrice de la fonte  et le lavage des inclusions sulfureuses se pour  suit avant qu'il y ait dissolution ou alliage  en quantité appréciable du métal alcalin ou  alcalino-terreux     dans    la matrice métallique  de fonte.  



  Dans     un.    deuxième mode de réalisation, on  opère dans des conditions permettant de ré  partir rapidement le réactif alcalin ou alca  lino-terreux dans la masse de fonte à traiter,  par exemple en pratiquant une vive agita  tion par un moyen     quelconque    de la fonte  avec le réactif.  



  L'un ou l'autre de ces deux modes de réali  sation peut être choisi, mais on peut égale  ment les combiner.  



  La titulaire a observé que le mode opéra  toire mis en     ceuvre    peut être réglé de ma  nière telle que dans la matrice métallique de  la fonte ayant subi le traitement, il ne reste  pas     plais    de quelques dix millièmes de métal  alcalin ou     alcalino-terreiLx,    par exemple       0,04        %        environ.     



  On va donner ci-après deux exemples de       réalisation    de ce procédé perfectionné, appli  qué pour fixer les idées à une fonte douce  ayant, au départ, la composition suivante:    C . . . . .     3,301/o     Si . . . . .     2,001/o          Mn    . . . .     0,60%     P . . . . .     0,121/o     S . . . .     0,0411/o       et ayant, en l'absence de traitement de lavage  et de traitement d'inoculation, une faible  résistance à la traction (16 à 22 kg par     mm-)    .

           Exemple   <I>1:</I>  La fonte est d'abord fondue dans un  four électrique basique, puis coulée à 1450   dans une poche à revêtement basique. Peu-         dant    la coulée du four dans la poche, on       ajoute,        dans        le        jet        de        métal,        1%        environ        de     fluorure de magnésium en poudre. La coulée  et l'addition     simultanées    durent     environ    une  minute par tonne de fonte versée.

   De la  poche basique on transvase la fonte dans une  poche à garnissage acide, où on ajoute, pour       l'inoculation        environ        0,15        %        de        Si        sous        forme          de        ferro-silicium    à     45        %;        pendant        la        coulée     dans la deuxième poche, le laitier de     lavage     est retenu dans la. première.

   La teneur en  magnésium incorporée dans la fonte est     infé-          rieure    à     0,04%        et        sa        teneur        en        soufre        est.          tombée    à     0,015        %.        Mesurée        sur        une        éprou-          vette    cylindrique de 30 mm de diamètre cou  lée en sable vert,

   la résistance à la traction  de la fonte     ainsi    traitée est de 53     kg/mm2.            Exemple        ?:          Comme    ci-dessus, la fonte est tondue dans  un four électrique basique.     Lorsque    la tempé  rature du. bain atteint 1350 , on dépose à sa  surface, à l'aide par exemple d'une palette,  des pains de potasse caustique anhydre à rai  son de     11,00    du poids de fonte à traiter.

    Après quelques secondes, la     potasse    est fon  due, elle surnage sur le bain de métal, on  incline aussitôt le four pour couler son con  tenu     clans    une poche à revêtement basique, en  cherchant à couler d'abord le laitier surna  geant sur le métal, en versant toutefois en  même temps une quantité de fonte suffisante  pour empêcher la potasse de figer en arri  vant dans la poche, ce qu'on réalise     aisément.     en réglant convenablement l'inclinaison du  four.

   Ensuite on verse dans la. poche toute la  fonte contenue dans le four électrique, de ma  nière à réaliser, dans la poche, un brassage  entre la fonte et le laitier     réactif.    Pour amé  liorer encore les contacts entre le métal et le  laitier alcalin, on reverse le     contenu    de la  poche dans le four (où     l'oii    peut, si on le  veut, le réchauffer), de manière à laisser dans  la poche basique la     pliLs    grande partie du  laitier, car ce laitier a déjà exercé son action  de lavage. Ensuite, on peut couler le métal  dans un poche acide ordinaire.

   Si, pendant,  cette coulée finale de la fonte, on lui ajoute           0,15        %        environ        de        silicium        sous        forme        de          ferro-silicium    à     45        %,

          on        obtient        sur        6prou-          vette    cylindrique de 30 mm une résistance à  la traction de 51     kg/mm2.    Comme dans     l'exeru-          ple    précédent, la fonte ne retient qu'une quan  tité de potassium très faible et à peine     dosa-          ble    et sa teneur en soufre est tombée à       0,0101/0.     



  Il est. entendu que le procédé selon Fin  vention peut être appliqué à d'autres fonts  grises, quel. que soit l'appareil de fusion uti  lisé, et notamment aux fontes simplement  fondues     arz        cubilot    ou encore au four à sole,  etc.  



  Il existe des alliages ou combinaisons de  métaux alcalins ou alcalino-terreux qui sont  friables et peuvent être aisément réduits en  poudre fine facile à introduire dans la fonte  à traiter avec un contact suffisamment intime,  pour réaliser l'invention : c'est. le cas par       exemple        de        l'alliage    à     80        %        Ni        et        20        %        de     magnésium élaboré sans addition de manga  nèse, et par     conséquent    fragile.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé d'élaboration de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique, caracté risé en ce que l'on incorpore à la fonte liquide un réactif amenant la transformation du ou des sulfures dans lesquels est. engagé le soufre, le sulfure de manganèse constituant une partie au moins de ce ou de ces sulfures, en sulfure alcalin ou alcalino-terreux, puis on procède à la coulée desdites pièces. <B>SOUS-REVENDICATIONS:</B> 1.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que ledit réactif est un alliage. \.:. Procédé selon la sous-revendication 1, caractérisé en ce due ledit alliage comprend du magnésium et du nickel. 3. Procédé selon la sous-revendieation ?, caractérisé en ce que l'alliage contient 10 % de magnésium et 9011/0 clé nickel. 4.
    Procédé selon la. revendication I, carac térisé en ce que le réactif comprend au moins un composé d'un métal alcalin ou alcalino- terreux capable, à la température de l'addi tion, de réagir par double décomposition avec le sulfure de manganèse. 5. Procédé selon. la sous-revendication 4, caractérisé en ce que le réactif comprend du fluorure de magnésium. 6. Procédé selon la. soiis-reveridieation 4, caractérisé en ce cl-Lie le réactif comprend du carbure de calcium. 7. Procédé selon la revendication I, carac térisé en. ce que la quantité de réactif utilisée est supérieure à celle que donne le calcul basé sur la quantité du ou des sulfures présents. 8.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que le réactif est jeté dans le métal fondu lors d'un transvasement de ce dernier. 9. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que le traitement par le réactif est.irépété plusieurs fois. 10. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que l'addition du réactif est effec tuée dans des conditions favorisant un mé lange intime et rapide du réactif et de la fonte à épurer, de manière que la réaction sur les inclusions sulfureuses ait lieu avant l'absorption du métal dans la matrice métal lique de la fonte. 11. Procédé selon la. sous-revendication 10, caractérisé en ce que le réactif est utilisé sous forme divisée. 12.
    Procédé selon la sous-revendication 10, caractérisé en ce que l'on agite la fonte en pré sence du réactif. 13. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que l'on opère de manière que la fonte traitée ne retienne pas, dans sa matrice, plus de quelques dix millièmes du réactif. 14. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que l'on applique également à la fonte d'autres moyens de désulfuration que l'incorporation dudit réactif. 15. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que le traitement de désulfuration est suivi d'un traitement d'inoculation de germes destiné à provoquer une graphitisation sous forme de particules compactes. 16.
    Procédé selon la sous-revendication 15, caractérisé en ce que le traitement d'inocula tion est accompagné d'addition de graphite en poudre. 17. Procédé selon la sous-revendication 15, caractérisé en ce que l'incorporation des germes est effectuée lors d'un transvasement du métal qui ne précède pas la coulée de plus de 5 à 10 minutes. REVENDICATION II: Pièce en fonte grise obtenue par le procédé selon la revendication I. SOUS-REVENDICATION: 18.
    Pièce en fonte selon la revendication II, caractérisée en ce qu'elle ne contient pas plus de 0,04% de métal alcalin ou alcalino- terreux dans sa matrice métallique.
CH285853D 1948-10-04 1949-09-30 Procédé pour la fabrication de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique et piéce obtenue par ce procédé. CH285853A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR285853X 1948-10-04

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH285853A true CH285853A (fr) 1952-09-30

Family

ID=8887248

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH285853D CH285853A (fr) 1948-10-04 1949-09-30 Procédé pour la fabrication de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique et piéce obtenue par ce procédé.

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH285853A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
EP0004819B1 (fr) Procédé de préparation d&#39;alliages ferreux permettant d&#39;améliorer notamment leurs propriétés mécaniques grâce à l&#39;emploi de lanthane et alliages ferreux obtenus par ce procédé
EP0233872B1 (fr) Procede de traitement des metaux et alliages en vue de leur affinage
RU2375462C2 (ru) Проволока для внепечной обработки металлургических расплавов
EP2252712B1 (fr) Nouvel additif pour le traitement des aciers resulfures
CH285853A (fr) Procédé pour la fabrication de pièces en fonte grise à haute résistance mécanique et piéce obtenue par ce procédé.
BE514115A (fr)
BE491337A (fr)
BE449021A (fr)
BE467429A (fr)
BE466001A (fr)
BE626572A (fr)
CH252170A (fr) Procédé de fabrication d&#39;acier inoxydable.
CH278655A (fr) Procédé pour l&#39;obtention d&#39;une pièce en fonte graphitique et pièce obtenue par ce procédé.
BE496600A (fr)
BE390714A (fr)
BE490834A (fr)
BE516453A (fr)
BE460042A (fr)
CH323985A (fr) Procédé pour la production de fonte de fer affinée et produit coulé en fonte de fer obtenu par ce procédé
FR2574433A1 (fr) Procede d&#39;elaboration d&#39;un acier au manganese dans un four electrique a arc a garnissage basique, et acier au manganese obtenu par ledit procede
BE634313A (fr)
BE510460A (fr)
BE488092A (fr)
BE624534A (fr)
BE559193A (fr)