Filière à peignes cylindriques. Les filières à peignes utilisées jusqu'à maintenant dans: l'industrie mécanique sont des outils d'un prix de revient très élevé. Il en résulte que leur emploi nécessite des soins particuliers à défaut de quoi la production se trouve grevée de façon excessive par leur usure et leur bris exagérés. Il est difficile, notamment de les utiliser sur des machines à décolleter automatiques courantes,
dont la conduite est en général confiée à de la main- d'oeuvre peu qualifiée pour ménager un outil lage délicat.
La filière suivant l'invention est au con traire d'un prix de revient réduit, d'un affû tage facile et d'un montage n'exigeant qu'une habileté moyenne. Elle est caractérisée en ce que chacun des peignes cylindriques est cons titué par un cylindre fileté pourvu d'une en coche déterminant une arête de coupe.
Ces peignes cylindriques sont soit fixes, soit mo biles augulaixemextt, cette dernière disposi- tion permettant de présenter à la tige, à file ter la portion principale de l'enQQçbQ; grâce à quoi ladite tige peut être retirée directe ment comme dans une filière à peignes s'éc < ,r- tant.
Le dessin annexé montre, à titre d'ex3rn- ple, deux formes d'exécution de la filière sui vant l'invention.
Fig. 1 est une vue en bout d'une filière à quatre peignes fixes; Fig. 2: en est une coupe suivant- 11-11 (fig. 1); Fig. 3 en est une vue extérieure; Fig. 4 est une vue en bout après enlève ment des peignes et des bagues; Fig. 5 -en est une coupe suivant V-V (fig. 4); F'ig. 6 est une vue de côté d'un peigne; Fig. 7 est la vue en bout correspondante;
Fig. 8 est une vue en bout d'une filière à quatre peignes mobiles, à la position de tra vail des peignes; Fig. $ est une vue semblable, mais à. la position d'ouverture des peignes; Fig. 10 est une coupe suivant X-X de fig. 8; Fig. 11 est une vue en élévation de la. fi lière ouverte; Fig. 12 est une coupe suivant XII-XII (fig. 8), la bague inférieure enlevée; Fig. 13 à 24 sont des vues des pièces de détail;
Fig. 25 et 26 sont des schémas d'explica tion du mouvement d'ouverture.
La filière des fig. 1 à 7 comporte un corps 1 pourvu d'un alésage central 2 et de quatre alésages 3 disposés autour de celui-ci. Sur le dessin, les alésages 3 sont parallèles à l'alésage 2, mais il peut en être autrement dans la pratique, et les premiers peuvent être légèrement inclinés.
Les alésages 3 reçoivent les quatre queues 4 des peignes 5; des vis de blocage 6 permet tant de les bloquer en place.
Les peignes 5 (fig. 6 et 7) sont des cylin dres filetés sur leur périphérie et pourvus d'une entaille 7 réalisant le tranchant. En outre, l'avant est légèrement conique. Un trou carré 8 est prévu en bout pour permettre d'orienter le peigne. Bien entendu, le peigne est fait en un métal approprié.
Le bas du corps 1 se termine par une portion filetée 9 (fig. 5) sur laquelle se visse une bague fendue 10 assez haute pour dé border -notablement de la portion 9 (fig. 2) et les choses sont réglées de telle sorte que les filets des peignes mis en place dans le corps 1, viennent s'ajuster exactement avec ceux de la bague 10. La mise en place est facile à réaliser en pratique en vissant les peignes pour les enfiler dans leurs logements. On no tera, d'ailleurs, que les échancrures 7, lors qu'on les dispose en face de la bague 10, lais sant enfiler librement les peignes en place, il suffit ensuite de les tourner à l'aide d'une clé enfilée dans le trou 8.
Le corps 1 est pourvu de quatre fentes 11 qui lui donnent une certaine élasticité diamétrale. Des trous 12 sont prévus pour le passage du lubrifiant.
Un filetage 13 à filets carrés est encore prévu sur le corps 1 (fig. 5) pour recevoir une bague 14 (fig. 2) dont le bas est coni que et vient s'emboîter sur l'extrémité infé rieure également conique, de la bague 10. Quand on serre la bague 14, on tend donc à refermer la bague 10 et le corps 1.
Le fonctionnement se comprend sans peine. Les peignes étant réglés en orienta tion par une clé appropriée, taillent le filet dans la pièce qui s'engage entre eux. Les fi lets sont mis en rapport entre eux par la ba gue 10. L'inclinaison des filets sur la pièce résulte, d'une part, de l'inclinaison (en sens inverse) des filets sur les peignes, d'autre part, éventuellement, de l'inclinaison des axes des alésages 3 dans des plans parallèles à l'axe de l'alésage central 2. Le réglage exact du diamètre du filetage s'obtient par la ba gue 14.
Les peignes cylindriques sont très faciles à réaliser. D'autre part, comme on l'a expli qué ci-dessus, leur mise en place n'exige au cun ajustage délicat. La filière suivant l'in vention est donc économique et n'exige aucun soin particulier. L'affûtage des peignes est facile, car l'on n'a ni angle de coupe, ni dé pouille à observer de façon rigoureuse, tous ces éléments s'obtenant par l'orientation cor recte des peignes au montage.
Bien entendu, les détails de réalisation dé crits ci-dessus ne limitent pas l'invention et peuvent être, le cas échéant, remplacés par tous autres équivalents. Le nombre de pei gnes peut varier. Pour les petites filières, trois peignes suffisent. Pour les grands diamètres, il peut, au contraire, être avantageux d'en prévoir plus de quatre: six, par exemple. La bague 10 pourrait faire corps avec le corps même de la filière; l'extensibilité diamétrale pourrait être supprimée. On pourrait réaliser une filière s'ouvrant pour le dégagement ra pide de la pièce.
L'invention se prête encore à la<B>.</B> constitu tion de filières non coupantes formant le fi let par impression (filières à rouler les filets).
On notera que le repérage correct des pei gnes peut s'obtenir autrement que par la ba gue extérieure 10. L'on peut, par exemple, disposer dans la. filière, une tige filetée sur laquelle on ajuste soigneusement les peignes qu'on bloque ensuite en position par vis pointeaux ou autrement. En retirant la tige filetée, la filière est prête pour le travail.
Les peignes cylindriques présentent en core cet avantage que, par une rotation ap propriée, on peut amener l'encoche de taille au droit de la pièce, ce qui permet de dégager instantanément celle-ci.
La filière des fig. 9 à 26 fonctionne sur ce principe.
En se reportant à la fig. 10, on remar quera que les peignes (fig. 20) sont portés par un corps 20 (fig. 17 à 19) pourvu d'alésages 21 recevant les queues des peignes 4 et de portions filetées 22 dans lesquelles se vissent les parties actives 5. Les queues 4 se termi nent par des portions coniques 23 sur les quelles sont emmanchés des doigts 24 (fig. 21) fixés par des vis 25 (fig. 22) à deux diamètres et deux pas différents se vissant à la fois dans les queues 4 et dans les doigts 24, ce qui assure un blocage absolu.
Le corps 20 est fou dans un second corps 26 (fig. 1-5 et 16) pourvu de la queue de com mande 27 et d'encoches 28 parallèles à l'axe et ayant une largeur égale à celle des doigts 24 qui s'y logent sans jeu. Ces encoches 28 sont pourvues, près de leur extrémité supé rieure, d'un élargissement latéral 29.
Le corps 20, peut coulisser axialement dans le corps 26, mais il est empêché d'y tourner par des vis pointeaux 30 (visibles en fig. 12) qui. sont vissées à refus dans le corps 26 et dépassent intérieurement dans des rainures 31 du corps 20. Des ressorts de trac tion 32 (fig. 12 et 23) tendent sans cesse à remonter le corps 20 au fond du corps 26.
Le corps 26 est à son tour fou dans un corps 33 (fig. 13 et 14). Ce dernier est pourvu de fenêtres transversales .34 dans les quelles passent les têtes des vis 30, grâce à quoi ledit corps 33 peut tourner d'un certain angle sur le corps 26, mais ne peut coulisser axialement sur celui-ci. .
Ce corps 33 est pourvu de rainures 35, pa rallèles à l'axe, qui recoivent les extrémités des doigts 24. Un fort ressort 36, logé en arc de cercle dans une rainure circulaire 38 de sa face supérieure, le relie à un goujon 39 porté par le corps 26. Ainsi, les deux pièces 26 et 33 sont sollicitées de tourner l'une par rapport. à. l'autre.
L'ensemble se complète par une bague de serrage 40 (fig. 10 et 24) qui se visse sur le corps 20 (lequel est fendu comme montré en 41, fig. 17 et 18), afin de le serrer. Enfin, il est, d'autre part, prévu un levier basculeur 42 (fig. 9) pivoté dans le corps 33 en 43 (fig. 14) et pourvu d'une queue venant. se lo ger dans une encoche 44 du corps 26 (fig. 16). Ce levier est particulièrement visi ble en pointillé en fig. 9.
Le fonctionnement est le suivant: A la. position normale de travail ( fig. 8 et 10), les doigts 24 sont disposés radiale- ment et au fond des encoches 28. Les peignes sont disposés en position de coupe. Grâce à l'absence de jeu des doigts 24 dans les enco ches 2.8, tout déplacement angulaire desdits doigts est impossible, nonobstant le corps 33 qui, sous l'action du ressort 36, tend à tour ner et à entraîner par les rainures 35. les ex trémités des doigts 24.
La fig. 25 fait bien comprendre les choses. Les pièces y sont supposées planes pour sim plifier. 33 tend à se mouvoir dans le sens de la flèche 45, mais il ne le peut puisque 30 et 26 ne peuvent coulisser l'un sur l'autre par suite des vis 30.
Si l'on tire le corps 20 vers le bas à l'en contre des ressorts 32, les doigts 24 rencon trent les élargissements 29. A ce moment, ils ne sont plus retenus et le corps extérieur 33. obéissant au ressort 36, les entraîne et les fait tourner d'un certain angle (fi-. ?6). Les queues 24 sont entraînées et les peignes arri vent à la position de fig. 9. Les encoches 7 sont ainsi au droit de la pièce, qui peut être dégagée directement. Les doigts 24, logés dans les élargissements 29, maintiennent le corps 20 à l'encontre des ressorts 32.
Le levier basculeur 42, effacé dans une fenêtre du corps 3,3 à la position de travail (fig. 8) est entraîné par les bords de l'enco che 44 (fig. 16) et vient saillir hors du corps 38 comme montré fig. 9.
Ainsi donc, quand on tire la pièce de la filière, cette dernière s'ouvre automatique ment. De plus, il suffit d'une butée agissant sur<B>la</B> levier 42 pour ramener celui-ci à la position effacée, ce qui fait tourner le corps 33 sur<B>la</B> corps 26 à l'encontre du ressort 36; les doigts 24 sont dégagés des élargissements 29 et les ressorts 32 ramènent le corps 20 à la position de travail.
Bien entendu, il est indispensable que les peignes soient correctement disposés les uns par rapport aux autres pour tailler le même filet sur la pièce. Ceci s'obtient par un usi nage correct des alésages 22.