Métier à tricoter circulaire. L'objet de la présente invention est un métier à tricoter. circulaire automatique, comprenant une série circulaire d'aiguilles indépendantes, un mécanisme permettant de former des poches sans couture, correspon dant au talon et à la pointe de bas, sur deux côtés opposés de cette série d'aiguilles, et un mécanisme propre à rendre actives, comme un seul groupe, après la diminution produite pour l'une de ces poches,
des aiguilles 'qui avaient été mises hors d'action pendant cette diminution.
L'invention est décrite et représentée, à titre d'exemple, dans son application à une machine automatique du type général faisant l'objet du brevet Etats-Unis n 1152850 du 7 septembre 1915, mais qui est modifiée et complétée à certains points de vue pour la rendre capable de tricoter automatiquement un bas tel que celui faisant l'objet du brevet suisse n 135198 du 9 juillet 1928.
Les dessins ci-joints représentent, à titre d'exemple, un métier -à tricoter suivant l'in- vention, comprenant une série circulaire d'ai guilles avec des talons de longueurs diffé rentes, un jeu spécial de cames pour agir sur ces talons, de façon à relever et abaisser les aiguilles par rapport au niveau actif de tri- cotage, et avec trois séries de cames sur le tambour habituel à dessins,
ces séries de ca mes étant disposées dans une relation conve nable pour déterminer l'action de ces cames spéciales d'aiguilles, en combinaison avec un mécanisme permettant de tricoter une poche sans couture, correspondant à la pointe du bas, sur le côté du cercle d'aiguilles opposé à celui servant au tricotage de la poche cor respondant au talon du bas.
La fig.1 est une vue en plan du mécanisme d'une machine à tricoter circulaire, montrant la disposition des aiguilles par groupes diffé rant par les longueurs des talons des aiguil les, ainsi que les cames à aiguilles servant à agir sur ces talons; les cames de tricotage ne sont pas représentées; La. fig. 2 est une vue en élévation de face du mécanisme de tricotage représenté sur la fig. 1;
La fig. 3 est une vue en élévation de côté du mécanisme servant à déplacer deux des cames à aiguilles pour les amener dans et hors de leurs positions actives respectives, ce mécanisme étant une partie de celui repré senté sur les fig. 1 et 2;
La fig. 4 est une vue semblable à celle de la fig. 2 et montre les mêmes parties, mais avec le mécanisme de commande des cames à aiguilles (représenté sur la fig. 3) avec ses parties dans une position différente de celle représentée sur les fig. 1, 2 et 3; La fig. 5 est une vue du mécanisme re présenté sur la fig. 3, mais regardé du côté opposé, les parties se trouvant dans la posi tion représentée partiellement sur la fig. 4;
La fig. 6 est une vue en élévation du mé- canisme de tricotage représenté sur la; fig. 1, mais regardé ,du côté gauche de la machine;
La fig. 7 est une vue du tambour prin cipal à dessins, montrant en élévation les trois séries de bossages & came qui comman- de-D# les cames spéciales à aiguilles, ainsi que les leviers qui transmettent le mouvement à partir des bossages de came à ces cames spé ciales à aiguilles; cette vue complète par le bas la fig. 6;
La fig. 8 est une vue en développement des cames de tricotage et des cames spéciales à aiguilles, montrant leurs hauteurs et posi tions relatives; Les fig. 9, 10 et 11 sont des vues dis tinctes en développement des trois séries de bossages. de came sur le tambour principal à dessins, qui commandent les cames spéciales à aiguilles;
ces vues sont placées dans une position relative telle que les leviers, sur les quels agissent ces bossages de came, ainsi que les bossages de came qui agissent simule tanément, sont disposés en alignement verti calement entre eux sur le dessin. Les flèches indiquent la direction -du mouvement des ca mes; La fig. 12 représente le pied d'un bas fa briqué sur la -machine construite conforn iP- nzE.rzt à l'invention;
La fig. 13 est une vue en élévation de face du dispositif d'accouplement et du nié- canisine de commande d'une niachintt; à trico ter circulaire, servant à prodair2 une avance du cylindre à aiguilles par rapport à la chaîne à dessins, lors du passage du trico- tage à mouvement alternatif au tricotage à mouvement rotatif à la fin du talon et de la pointe du bas;
La fig. 14 est une vue en élévation, en regardant. de droite. d'une partie du méca nisme de commande représenté sur la fig. 13; certains des organes sont arrachés pour mon trer d'autres organes situés derrière eux.
Le bas, mentionné plus haut et repré senté sur la fig. 12, qui peut être fabriqué automatiquement par la machine décrite ci- après, est caractérisé principalement en cc qu'il comprend un gousset de chaque côté de la poche, correspondant à la pointe du bar, entre les segments diminués et augmentés.
Pour simplifier la description, le talon A est représenté comme étant tricoté sur la moitié des aiguilles, et la partie renforcée S du pied s'étend également sur la moitié du tube du tricot. On peut toutefois utiliser .d'autres for mes du bas, par exemple un talon réduit fa briqué comme décrit dans le brevet des Etats-Unis (Reissue) n 16795 du 22 novem bre 1927.
La poche correspondant à. la. pointe du bas comprend le segment diminué C sur la partie supérieure du pied et le segment aug menté D sur la partie inférieure du pied; ces deux segments ne sont pas tubulaires et sont tricotés par un mouvement alternatif du cy lindre à aiguilles. La ligne de remmaillage se trouve à la partie inférieure du pied. La di minution commence sur la partie supérieure du pied à la rangée transversale de mailles indiquée par le point E et continue jusqu'au point F. Un gousset G est formé entre le segment diminué et le segment augmenté; chaque gousset va en diminuant de largeur à son extrémité intérieure H.
Le tricotage renforcé commence à la rangée transversale de mailles indiquées par J et continue à tra vers la partie avant du segment diminué et à travers tout le segment augmenté D jus qu'aux rangées de remmaillage L, qui sont faites par un tricotage à mouvement rotatif.
Dans la forme de réalisation de l'inven tion telle que représentée, on emploie trois types d'aiguilles (fig. 1). Les aiguilles cor respondant à une moitié complète du cercle ont des courts talons et sont désignées par Nl. Les aiguilles de l'autre moitié -du cercle sont divisées en cinq groupes, comprenant un petit groupe N' avec des talons de lon gueur intermédiaire à une extrémité du demi-cercle d'aiguilles à courts talons Ni, et un nombre égal d'aiguilles ayant les mêmes talons de longueur intermédiaire,
constituant le groupe N3 à l'autre extrémité du groupe d'aiguilles à courts talons Nl. Les groupes plus grands d'aiguilles N4 et N5 compren nent des nombres égaux d'aiguilles avec longs talons et sont disposés entre les groupes NZ et N3 de part et d'autre du petit groupe mé dian Ne, qui comprend des aiguilles avec des talons de même longueur que celles des grou pes NZ et N3. Le groupe d'aiguilles Ns est ainsi flanqué, sur ses deux côtés,
de groupes d'aiguilles dont les talons sont plus longs que ceux des aiguilles du groupe Ne. Une disposition, qui convient pour une machine comprenant 300 aiguilles, est celle dans la quelle il y a 150 aiguilles à courts talons clans le groupe N', 19 aiguilles dans chacun des groupes NZ et N3, 45 aiguilles dans cha que groupe des aiguilles à longs talons N4 et Nj, et 22 aiguilles dans le groupe mé dian Ne.
L'emplacement de la ligne de remmail lage sur la partie inférieure du pied signifie que la poche, correspondant à la pointe du bas, est tricotée .sur le côté -du tube de tricot opposé à la poche correspondant au talon du bas. Cette pointe de bas est par conséquent tricotée sur un groupe différent d'aiguilles.
Dans l'exemple considéré, le talon est tricoté sur les aiguilles du- groupe à courts talons Nl et la pointe est tricotée sur les aiguilles des cinq groupes N'-N' constituant l'autre moi tié du cercle d'aiguilles.
Si on désire obtenir un talon réduit, comme décrit dans le bre vet Etats-Unis n 16795 du 22 novembre 1927, le groupe d'aiguilles à courts talons Nl doit être subdivisé en groupes d'aiguilles différant par les longueurs de leurs talons, mais néanmoins toutes les aiguilles auraient une longueur de talon inférieure à celles des groupes de la moitié opposée du cercle d'aiguilles.
Dans des machines à. tricoter circulaires telles qu'elles sont construites actuellement, la chaîne à dessins, qui constitue le disposi tif régulateur déterminant le moment où cha que opération doit avoir lieu, se déplace à des intervalles réguliers, correspondant cha cun à un nombre de rangées transversales complètes de mailles.
Cette chaîne à dessins détermine le moment où on passe du trico- tage à mouvement rotatif au tricotage à mouvement alternatif, pour les poches cor respondant au talon et à la pointe du bas; par suite, en temps normal, le changement pour le tricotage -de la pointe se produit un nombre exact de tours complets après le ta lon, et les mêmes aiguilles sont mises hors d'action à ces deux moments et les mêmes ai guilles tricotent les deux poches.
Dans la machine suivant l'invention, on désire trico ter la pointe du bas sur le jeu d'aiguilles opposé aux aiguilles du groupe N' servant à tricoter le talon, et, par conséquent, le cy lindre reçoit un déplacement angulaire d'un demi-tour par rapport à la chaîne à dessins en quelque endroit entre le talon et la pointe.
De préférence, ce déplacement angu laire consiste en iune avance du cylindre par rapport à la chaîne et est produit pendant que la machine est en marche, au moyen du dispositif représenté et décrit dans le brevet suisse n 147407 du 20 janvier 1930; ce mé canisme est décrit ci-après en référence plus particulièrement aux fig. 13 et 14.
On peut résumer le résultat de cette avance en disant qu'une action quelconque de la machine, après cette avance, se produira lorsqu'une aiguille donnée quelconque se trouve à un demi-tour en avant du point où elle se trou verait si cette avance n'avait pas eu lieu. Par suite, l'aiguille, située au point diamétrale ment opposé du cercle d'aiguilles par rapport à l'aiguille considérée, est celle qui est af fectée par cette action.
Avec la disposition des aiguilles telle que décrite ci-dessus, le talon est tricoté de la façon habituelle par une diminution et une augmentation, pendant les mouvements de va-et-vient du cylindre à aiguilles, les ai guilles du groupe à courts talons Ni étant en action. L'avancë du cylindre par rapport à la chaîne à dessins est produite de préfé rence pendant qu'on passe du tricotage à mouvement alternatif au tricotage à mouve ment rotatif, à la fin du talon, dans le but d'éviter des efforts sur la machine.
Cette avance pourrait également avoir lieu lors qu'on passe au tricotage de la pointe ou pen dant le tricotage du pied. La pointe est, par conséquent, tiicotée sur les aiguilles des groupes NZ à N , les aiguilles du groupe à courts talons Nl étant relevées, au niveau où elles sont inactives, à la fin ,du cou de pied, par une came qui vient agir sur leurs talons, les autres aiguilles ayant précédemment été amenées à un niveau auquel leurs talons pas sent en dessous de cette came de lève.
La di- minution par les pickers commence immédia tement et continue jusqu'à ce que toutes les aiguilles, excepté celles du groupe Ne, soient inactives.
Ensuite, les aiguilles du groupe N4 et Y sont ramenées, par groupes, au ni veau où elles sont actives, par des cames sous la commande du tambour à dessins, -de sorte que les rangées transversales de mailles cor respondant au gousset G peuvent être trico- tées. La diminution à l'extrémité intérieure H du gousset est produite par les pickers de diminution habituels,
qui agissent sur les ai guilles d'extrémité de ces deux groupes N4 et N5. Lorsque les rangées transversales de mailles du gousset sont terminées, les ai guilles actives. restantes des groupes N 4 et N sont relevées, jusqu'au niveau où elles sont inactives par un dispositif commandé par le tambour à dessins (qui sera également dé crit ci-après).
On commence ensuite l'aug mentation en mettant en action le picker d'augmentation habituel, les aiguilles des groupes N4 et N6 étant abaissées les pre mières et ensuite les aiguilles des groupes Nz et Ng, jusqu'à ce que, pour la dernière rangée transversale de mailles, toutes les ai- guilles dans cette moitié du cercle soient ac tives.
Ensuite, les aiguilles à courts talons N' sont abaissées par une came, de sorte que tout le cercle d'aiguilles se trouve en position pour tricoter les rangées de remmaillage.
Les cames, qui servent à relever et abais ser les aiguilles, sont représentées schéma tiquement sur la fig. 8, la flèche indiquant la direction dans laquelle les aiguilles se dé placent pendant le tricotage à mouvement ro tatif. Il y a la came médiane supérieure ha bituelle 357 et la came médiane inférieure 'habituelle 356 en dessous de la plaque à gorge 559, et les deux cames de chute latéra les habituelles 360, 36.1 en dessous et de cha que côté des deux cames médianes.
Les autres organes servant à. relever et abaisser les ai guilles sont les deux pickers de relevage ou de diminution habituels 650 et le picker ha bituel d'augmentation ou d'abaissement des aiguilles 680. Ces organes sont les mêmes que ceux décrits dans le brevet Etats-Unis n 1152850 du 7 septembre 1915 et sont dé signés par les mêmes nombres de référence que dans ce brevet.
Le métier à tricoter comporte d'autres ca mes destinées à agir sur les aiguilles dans des buts spéciaux. Ces autres cames sont dé placées de façon à être rapprochées et écar tées du cylindre à aiguilles, par des systèmes de leviers s'étendant jusqu'au tambour prin cipal habituel à dessins 120 où ils sont com mandés par trois jeux ou séries de cames, disposés dans une position relative conve nable l'un par .rapport à l'autre et aux au tres cames sur le tambour à dessins,
pour commander ces cames à aiguilles dans une relation de temps déterminée par rapport aux autres opérations de tricotage. De ces cames spéciales à aiguilles, la came de baisse 24 et la came de lève 25 oc cupent la position et remplissent le rôle de la came habituelle de séparation des ai guilles, et cette dernière remplit un rôle spé cial se rapportant à la formation des gous sets G de la pointe du bas.
Ces deux cames (fig. 1 à 6 inclusivement) sont formées sur les extrémités intérieures de deux plongeurs 801, 803, qui peuvent coulisser horizontale ment dans une console 800 sur la plaque de base B.
Le plongeur 801, qui porte la came de baisse 24, est en temps normal maintenu écarté du cylindre à aiguilles par un ressort 802, mis sous tension entre la came et l'ex trémité extérieure de la console 800. Le plon geur 803, qui porte la came de lève 25, est repoussé vers l'extérieur. de manière sembla ble par un ressort de tension 804.
Ces cames de baisse et de lève 24, 25 sont commandées par une seule tige à mou vement vertical 216.A cet effet, il est prévu, sur le côté extérieur de la console 800, deux jeux de leviers qui transmettent les mouve ments de la tige 216 aux plongeurs 801 et 803 portant les cames 24 et -25.
L'un de ces leviers, correspondant à la came de baisse 24, est un levier coudé 805, qui comprend un bras 806 dirigé horizontalement et un au tre bras 807, dirigé verticalement; ce dernier est denté et engrène avec les dents 808 à l'extrémité inférieure d'un levier 809, pi voté sur un axe 810 sur la console 800. Ce levier 809 comprend à son extrémité supé rieure une vis de contact, de position régla ble, 811, qui vient en engagement avec l'extrémité extérieure du plongeur 801 de la came de baisse 24.
L'axe 810 sert également de pivot à un levier coudé 812, qui comporte un bras recourbé en forme de crochet 813, s'étendant vers le haut et vers l'extérieur et portant une vis 815, disposée de façon à pren dre appui contre le plongeur 803 de la came de lève 25. Un prolongement 814 du bras recourbé 813 est disposé en dessous d'une partie de la console 800, qui sert de butée, limitant le mouvement pivotant du bras re courbé 813 vers le bas.
L'extrémité inférieure de la tige verti cale 216 est reliée à un levier de commande 215 (fig. 7) pivoté sur un axe fige sur le bâti de la machine et venant en engagement avec le tambour principal à dessins 120, dans 1e trajet d'une série de bossages de came 51l., qui seront décrits de façon détaillée ci-après (fig. 10).
L'extrémité supérieure de la tige verticale 21,6 porte au-dessus de la plaque de base B, le manchon habituel, sur lequel fait saillie un goujon 81,6, qui est disposé entre le bras recourbé 813 et le bras 806, de façon à actionner les cames de baisse et de lève 24, 25.
Le mouvement de la tige 216, produit par la série de bossages de came 511, est tel qu'il soulève le goujon 816 à partir de sa position inférieure, dans laquelle il maintient le levier 806 vers le bas assez loin pour amener la came de baisse 24 en contact avec les talons des aiguilles, vers le haut à travers une po sition intermédiaire, dans laquelle il est dé gagé des deux bras 813 et 806, jusque dans une position pour laquelle il soulève le bras recourbé 813 et amène ainsi la came de lève 25 dans l'une ou l'autre de ses positions ac tives.
La tige 216 commande également le picker d'augmentation 680. A cet effet, le manchon sur la tige 216 porte un bras 218, avec un bossage 817 à son extrémité, rece vant un plongeur à tête 818. Un ressort 819 tend à relever ce plongeur 818 dans la mesure permise par un goujon 820, disposé en des sous du bras 218. Le plongeur 81.8, lorsqu'il est relevé par un déplacement vertical de la tige 216, vient en engagement avec le levier habituel 690 et le soulève, en produisant ainsi l'abaissement du picker d'augmentation 680.
Pour des raisons qui apparaîtront au cours de la description, il est indésirable d'abaisser le picker 680 - comme cela se produirait autre ment - en dessous de son niveau supérieur normal de non fonctionnement, lorsque la tige 216 est soulevée pour amener la came 25 dans le trajet des talons d'aiguilles. Il est foute- fois désirable que le picker d'augmentation soit abaissé jusqu'à son niveau de non fonc tionnement lorsque la tige 216 se trouve au niveau intermédiaire, pour lequel le goujon 816 est dégagé des deux bras 806 et 813.
Il est par suite prévu une butée spéciale, limi tant la hauteur à laquelle la tête du plongeur 818 peut monter. Cette butée est constituée par un doigt 821 (fig. 6) fixé à la console 400 et disposé de telle manière que son extré mité inférieure rencontre le plongeur 818 au niveau maximum désiré pour le levier 690. Une levée ultérieure de la tige 216 a simple ment pour résultat de comprimer le res sort 819.
Une autre des cames spéciales est une came de baisse 26, montée sur une console 830 sur la plaque de base B entre la console 800 mentionnée plus haut et les cames de tri- cotage en dessous de la plaque à gorge habi tuelle 559. Cette came 26 est destinée à ren dre actives les aiguilles du groupe N', en un seul groupe, après la diminution dans la pointe. La console 830 peut également, et, de préférence, sert de support à certaines autres cames à aiguilles, telles que celles représen tées dans le brevet Etats-Unis n 1282958 du 29 octobre 1918, et on peut utiliser les mê mes leviers pour commander ces autres cames.
La came 26 elle-même constitue (fig. 1) l'ex- trémité intérieure d'une plaque plane 831, maintenue sur la surface supérieure de la console 830 par une plaque de serrage 832, qui permet toutefois à la plaque à, came 831 de se déplacer et qui porte un goujon 833, s'étendant dans un trou ménagé dans cette plaque 831, de façon à constituer un pivot pour celle-ci.
L'amplitude d'oscillation de -ette plaque à came 831 vers les aiguilles est déterminée par une rondelle excentrée 834, qui est figée par une vis 835 et qui se trouve Jans le trajet d'une oreille 836 sur la plaque i, came 831. On produit une variation dans la limite de l'amplitude d'oscillation en faisant tourner la rondelle excentrée 834.
Le mouvement de rapprochement et d'é cartement de la came 26 par rapport aux ai guilles est produit par un levier 826, pivoté sur la plaque de base, de façon à pouvoir pi voter dans un plan horizontal. A son extré- mité avant, ce levier 826 comprend une oreille verticale 837,à travers laquelle passe une tringle 838, reliée à la plaque 831. I: n ressort 839, enroulé autour de cette tringle 838, prend appui à son extrémité extérieure contre l'oreille 837, qu'il repousse contre un écrou 840, fixé sur l'extrémité extérieure de la tringle 838;
ce ressort 839 agit à son extré mité intérieure contre un collet de la tringle et tend par suite à repousser élastiquement la tringle 838 vers les aiguilles, chaque foi, que le levier 826 pivote dans le sens des ai guilles d'une montre (fig. 1), de façon à dé placer l'oreille 837 dans cette direction. L'extrémité arrière du levier 826 comporte une arête 841, qui vient en engagement avec la face arrière de la came 842 sur l'extrémité supérieure d'une tige de poussée 463. Cette dernière repose sur le tambour principal à dessins, dans le trajet de la série<B>513</B> de bos sages de came (fig. 11).
Lorsqu'elle se trouve sur la surface du tambour, la tige 463 amène le levier pivoté 826 dans une position telle que la came 26 est dégagée des talons d'ai guilles; lorsque cette tige 463 est soulevée par un bossage de came de la série 513 -:ur le tambour principal, cette tige 463 déplace le levier 826 dans une position telle que la came 26 se trouve dans le trajet des aiguilles à longs talons.
Sur le côté du cylindre à aiguilles op posé à la came 26 et, par conséquent, au delà des cames de tricotage dans la direction du tricotage rotatif, sont disposées des cames spéciales de baisse 27 et 28 et une came spé ciale de lève 29. Les deux cames de baisse sont constituées par des plaques distinctes et sont fixées toutes deux à la partie verticale 8.50 d'un bras 851, qui est monté sur un axe 852, de manière à permettre au bras de pivo ter horizontalement. Ces deux cames de baisse 27 et 28 sont disposées à une certaine dis tance l'une de l'autre pour permettre le pas sage des talons d'aiguilles.
La came 28 sert à abaisser le groupe d'aiguilles N4 dans la po sition active, lorsqu'on commence le gousset G de la pointe du bas. La came de lève 29 est fixée à ' une partie semblable du bras 853 d'un levier 854, comportant une base 855 pi votée sur la plaque de base (fig. 6). Pour per mettre à ces trois cames d'être actionnées par un seul dispositif de commande, le levier 854 comporte un prolongement 856 sur le côté du pivot opposé au bras 853, et ce pro longement comporte des mâchoires 857, qui embrassent un goujon 8,58.
Celui-ci est dirigé vers le bas à partir d'une oreille 859 sur le bras 851, qui porte les cames de baisse 27, 28 (fig. 1). Un bras 860, dirigé vers l'ex térieur sur ce levier :854, vient en engagement avec une tringle horizontale 861, qui est ar ticulée à un levier coudé 862, s'étendant jusqu'au tambour principal à. dessins. 120.
Un ressort 863, attaché à l'une de ses extré- mités à une vis fixée à la plaque de base B, tend à écarter le bras 860 du levier coudé 862 et ,de l'arrière de la machine. Le levier coudé 862 est pivoté sur l'axe 450 au-dessus .du tambour principal à dessins 120 (fig. 7).
L'extrémité inférieure de<B>op-</B> levier 8.62 re pose sur le tambour 120, dans le trajet d'une série 512: de bossaâes de came, qui seront décrits ci-après en détail (fig. 9).
Le mécanisme de commande des cames spéciales à aiguilles est le suivant: Comme mentionné plus haut, les cames spéciales à aiguilles 24 à 29 sont amenées dans des po sitions, dans lesquelles elles viennent en en gagement avec les talons d'aiguilles et sont écartées de ces positions au moyen -de leviers actionnés par des bossages de came sur le tambour principal à dessins 120.
Ce tam bour est le tambour habituel et est entraîné en avant à des intervalles irréguliers par un mécanis#mq qui n'est pas représenté complè tement, mais qui est décrit et représenté dans le brevet Etats-Unis n 1152,850 du 7 sep- tembre 1915.
Seules trois séries de bossages de came -sont représentées sur les dessins; étant donné que ce sont ces trois séries seules qui se rapportent directement à la commande des cames spéciales à aiguilles.
On com prendra toutefois que le tambour 120 com prend d'autres séries de bossages de came pour commander d'autres organes de la ma- chine et que, dans les séries représentées, il peut y avoir d'autres bossages de came pour actionner les mêmes leviers dans d'autres buts.
Sur les fig. 9, 10 et 11, les trois séries de bossages de came sont représentées avec les leviers, venant en engagement avec le tambour et sur lesquels agissent ces bossages -de came, dans les positions que ces leviers occupent relativement aux bossages de came à un moment donne dans le mouvement de rotation du tambour.
Pour permettre de se rendre compte, par un seul coup d'oeil, des bossages de came dans les trois séries: qui agissent sur les leviers .respectifs à un mo ment quelconque, les fig. 9, 10 et 11 ne re présentent pas des développements sembla bles partant tous d'un même point sur le tam- bour,
mais. représentent les trois séries de bossages de came dans les positions relati ves qu'elles occuperaient si les trois leviers 862, 215 et 463 venaient en engagement avec le tambour suivant une seule ligne parallèle à l'axe du tambour. Les leviers pourraient d'ailleurs être disposés de cette manière, mais il est plus avantageux de les monter comme il est indiqué sur la fig. 7.
La série 511 de bossages de came (fig. 10) agit sur le levier 2151 qui, à son tour, soulève et abaisse la tige verticale 216, en déplaçant le picker d'augmentation 680 et la came de baisse normale 24 ainsi que la came de lève normale 2,5, -dans et à partir de leurs positions de travail.
Les bossages de came de cette série sont de cinq hauteurs différentes et par suite, si on considère éga lement que la surface du tambour équivaut à un bossage de came pour déterminer une position de la tige 21.6, cette dernière peut oc cuper l'une quelconque de six positions.
On peut employer des bossages de came présen tant un plus grand nombre de hauteurs dif férentes, si on désire produire des bas avec talon réduit, suivant le brevet Etats-Unis n 16795 du 22 novembre 1927.
Lorsqu'il n'y a pas de bossage de came en engagement avec le levier 215, la tige verticale 216 se trouve dans sa position la plus basse, pour laquelle le goujon 816 se trouve à un niveau tel (fig. 2 et 3) qu'il fait pivoter le bras 806 vers le bas, avec le résultat que le bras 809 tourne autour de l'axe 810:
Ceci déplace le plongeur 801, avec la came de baisse 24, vers les ai guilles jusqu'en un endroit on la came 24 peut venir en engagement avec les talons de toutes les aiguilles (fig. 1).
La came 25 et le picker d'augmentation 680 ne sont pas ac tionnés dans cette position la plus basse de la tige 216, et ils restent, respectivement, la came 25 dans sa position ramenée en arrière, et le pieker dans sa position la plus haute.
Un bossage de came de la hauteur la plus faible dans la série 511' (à savoir: 51l0, 5119) soulève la tige verticale 21.6 à un ni veau pour lequel le goujon<B>81,6</B> permet au plongeur 8-O1 et à la came 24 d'être ramenés en arrière par le ressort 802. Ce niveau n'est toutefois pas. suffisamment élevé pour per mettre au goujon 816 de soulever le bras re courbé 813 ou pour que le bras 21.8 avec le plongeur 818 soulève le levier 690. Cette po sition peut, par suite, être appelée la position neutre du goujon 816.
Le bossage de came, venant ensuite dans l'ordre de hauteur (à sa voir 511h, 511e) soulève la tige 216 à un ni veau pour lequel le levier 690 est soulevé par le plongeur 818, en abaissant ainsi le picker d'augmentation dans sa position de non fonctionnement en dessous du niveau des ta lons des aiguilles soulevées ou inactives.
A ce niveau, le goujon 816 ne soulève pas en core le bras recourbé 813. Les bossages de came, des trois hauteurs suivantes de la sé rie, produisent le même effet en ce qui con- cerne la sélection de la came à mettre en ac tion, mais ils diffèrent en ce qui concerne le degré de cet effet.
Tous ces bossages de came ,soulèvent la tige 2!16 à un niveau, pour le quel le goujon 816 fait basculer le levier 813, de façon à repousser le plongeur 803 avec la came de lève 25 vers les aiguilles.
L'un de ces hauts bossages de came (à savoir 511f) amène la came 25 dans une position pour laquelle elle vient en engagement seulement avec les longs talons des aiguilles des grou- pes N4 et N6, tandis, qu'un bossage d'une hauteur plus .grande (511$) amène également cette came en engagement avec les talons de longueur intermédiaire (aiguilles des grou pes Nz,
Na, NB). Le bossage de came le plus haut (511(1) de cette série amène la came de lève 25 dans une position pour laquelle elle peut venir en engagement avec les talons de toutes les aiguilles de la machine.
La came de baisse 26 est commandée par les leviers actionnés par les bossages de came de la série 513.
Dans cette série, il est possi ble de placer les bossages de came servant à commander d'autres cames spéciales, telles que celles décrites dans le brevet Etats-Unis n 12$2958 du 29 octobre 1918, destinées à être utilisées pendant le tricotage de la par tie supérieure d'un bas, en particulier pour le report du revers et le tricotage de la ran gée de mailles de départ et de la rangée de mailles. d'arrêt.
Ces cames sont montées dans la région de la came 26 et sont commandées par la tige de poussée 463 et le levier pi voté 826.
Les cames spéciales de baisse 27, 28 et la. came spéciale de lève 29 sont amenées alter nativement dans la position de fonctionne ment par la série 512 de bossages de came comportant des bossages de deux hauteurs différentes qui, avec la surface -du tambour, déterminent trois positions de la tringle 861 et du levier 862.
Lorsque le levier 862 re pose sur un bossage de came de faible hau teur, la tringle 861, comme représenté sur la fig. 1, maintient le support à mouvement pi votant 854 dans une position médiane telle que le bras 85.3, avec la came 29, est dégagé des aiguilles et que les mâchoires 857, sur le bras opposé & 56, en venant en engagement avec le goujon & 58, maintiennent l'autre sup port à mouvement pivotant 851, avec les ca mes 27, 2.8,
écartées des aiguilles. Lorsque le levier 862. est descendu sur la surface du tambour, il déplace la tringle 861 en avant, en faisant ainsi pivoter le support 854, avec 1e résultat que le bras 85'3 avec la came 29 est rapproché des aiguilles, en permettant ainsi à la. came d'agir sur les talons des ai guilles.
Un bossage de came, de hauteur plus grande, faisant partie de cette série 512;
en venant se placer sous le levier 862, produit l'effet inverse. Il tire la tringle 861 en ar rière à partir de sa position médiane, en sur montant l'effort du ressort 863 qui, on peut le noter, n'exerce pas d'effort dans les autres positions.
Le mouvement pivotant du support 854, qui en résulte, produit le déplacement de l'autre support 851, avec les cames 27, 28, verse les aiguilles, par suite du fait que les mâchoires 857 entraînent le goujon 858 avec elles, lorsque le 'bras 856 se déplace dans cette direction.
Le mécanisme d'avance du cylindre, ser vant à produire le tricotage des poches, cor respondant au talon et à, la pointe du bas, sur des côtés opposés du cercle d'aiguilles, est re- présenté et décrit ci-après dans son applica tion à une machine à bonneterie avec cylin dre à aiguilles rotatif, du type .habituel Soott & Williams.
Dans cette machine, le cylindre à aiguilles 260 est actionné à partir de l'arbre principal' de commande 32 par l'intermédiaire du pignon d'angle principal 31. Le mouvement est communiqué à l'arbre principal de commande par un manchon d'ac couplement 33, monté à clavette longue sur celui-ci et comportant un tenon 331.
Ce man chon d'accouplement s'embraie avec le méca nisme de commande du mouvement alternatif, lorsque ,son tenon 331 vient en engagement avec l'élément d'accouplement du pignon de gauche 35, et avec 10 mécanisme de com mande du mouvement rotatif, lorsque son te non 3'31 vient en engagement avec l'élément d'accouplement 37 du pignon de droite 38.
Lorsque le cylindre à aiguilles doit faire du tricotage rotatif, le manchon d'accouple- ment,33 se trouve à droite (fig. 13) avec son tenon 331 engagé dans une encoche ména gée dans l'élément d'accouplement 37 du pi gnon de droite 38. Ce pignon de droite 38 est solidaire d'un manchon creux '39 (fig. 14) sur lequel est montée la poulie de commande 42.
Si l'on désire faire tourner la machine à une vitesse différente, on peut faire pas- ser la courroie de commande sur une poulie 47 qui, bien qu'elle soit libre de tourner par rapport à ce manchon creux, est reliée par un train d'engrenages, au pignon de droite 38.
Ce train d'engrenages comprend un pi gnon de commande à grande vitesse 49, tour nant avec la poulie 47, et une roue dentée à grande vitesse 65, en prise avec le pignon 49.
Cette .roue ou couronne dentée à grande vites -se 65 est supportée, juste à l'extérieur du bâti F de la machine, sur l'arbre 55, et sur l'autre extrémité de l'arbre, juste à l'in térieur du bâti de la machine, est montée une couronne dentée 60, en prise avec le pignon de droite 38.
Le pignon de gauche 35, qui fait partie du mécanisme servant à communiquer au cylindre à aiguilles un mouvement alterna tif autour de son axe, est actionné à partir de la couronne dentée de commande 60 par l'intermédiaire d'une bielle 70, articulée à cette couronne dentée 60 et au secteur denté habituel 75, de telle manière que le mouve ment de rotation ,de la couronne dentée 60 communique un mouvement oscillant au sec teur 75.
On remarquera que la vitesse du pi gnon de droite 38 est toujours la même rela tivement à la vitesse moyenne du pignon de gauche 35, et, dans la machine représentée sur les dessins, les engrenages sont tels que le pignon de droite 38 effectuera quatre tours pendant que le secteur denté 75 effectue un cycle complet de mouvement, c'est-à-dire une course complète dans chaque direction.
En supposant que la poulie 42 est utilisée pour communiquer un mouvement alternatif au cylindre à aiguilles, l'effort moteur est trans mis à partir de cette poulie 42, par le man chon 39, .le pignon de droite '38, la couronne dentée 60 de commande du secteur denté 75, la bielle 70 et le secteur denté 75 au pignon de gauche 35, où le manchon d'accouplement 33 transmet le mouvement alternatif à l'ar bre principal de commande '32.
Le mécanisme, employé pour déplacer le manchon d'accouplement 33 à partir de l'é lément d'accouplement d'un des pignons 35, 3$ à l'autre, est le .suivant. Il comprend une fourchette d'accouplement 92, dont une ex- trémité est engagée dans une :gorge périphéri que du manchon d'accouplement 3>3 et qui est montée de façon à pouvoir coulisser sur la ma chine sur une tige fige 93.
Un tambour 90, situé directement en dessous de la fourchette d'accouplement 92, comporte à sa périphérie une rainure de came. La. fourchette d'accou plement 92: est déplacée de gauche à droite par un tenon 89 de cette fourchette engagé dans la rainure de came. Ce tambour 90 reçoit un mouvement angulaire d'avancement, sous: la commande de la chaîne à -dessins, par le mécanisme décrit ci-après.
Avec ce tambour 90 tourne une roue prin cipale d'entraînement 81, comportant des dents à sa périphérie à des intervalles irré guliers. Cette roue principale d'entraînement 81 et le tambour d'accouplement 90 sont ca lés sur l'arbre 80, sur lequel peut tourner li brement la roue à chaîne 84 portant la chaîne à dessins 85, ainsi qu'une roue 86 d'entraîne ment de la cligné à dessins, qui est figée à cette- roue à chaîne 84.
La chaîne à dessins 85 reçoit à des inter valles réguliers un mouvement angulaire d'a vancement à partir du secteur denté 75. Ce mouvement angulaire d'avancement, de la chaîne à dessins à partir du secteur denté est produit par un cliquet 87, articulé sur le secteur 75 et agissant sur la roue 86 d'entraî nement de la chaîne à dessins.
Comme la re lation du mouvement entre le secteur denté 7 5 et le pignon de droite 38 est toujours, la même, il s'ensuit que la chaîne à dessins 85 est toujours entraînée à la même vitesse par rapport au pignon 38, quelle que soit la pou lie qui produise la commande. Comme le mouvement de rotation -du cylindre à ai guilles est toujours produit à partir du pi gnon -de droite 3,8, et comme le secteur denté 75 est commandé à partir de ce pignon,
la chaîne à dessins est toujours entraînée en avant à la même vitesse relativement au mou vement de rotation du cylindre à aiguilles. Les mouvements alternatifs du cylindre à aiguilles, étant produits par l'intermédiaire -du secteur denté 75, ont également lieu dans une relation de temps déterminé avec le mou vement d'avancement de la chaîne à dessins. bien que cette relation ne soit pas la même que dans le cas du tricotage à mouvement rotatif.
Lorsque le -manchon d'accouplement 3'3 se trouve dans sa position de droite en engage ment avec le pignon 38, le cylindre à ai guilles 2160 et le pignon 38 tournent ensem ble, la channe à dessins recevant un mouve ment angulaire d'avancement chaque .fois pour quatre révolutions du cylindre à ai guilles.
Chaque fois que le pignon de droite 38 effectue quatre révolutions, le pignon de gauche 35 tourne une fois dans chaque sens chaque révolution de ce pignon étant, par conséquent égale en durée à deux révolutions complètes du cylindre à aiguilles pendant le tricotage à. mouvement rotatif. En d'autres termes, la vitesse moyenne du pignon de gau che 35, pendant un tour, est égale à la moïtié de la vitesse du pignon de droite 38. Par con séquent, relativement à la chaîne à dessins, la vitesse angulaire du cylindre à aiguilles, pendant le tricotage à mouvement rotatif, est double de sa vitesse angulaire moyenne pen dant chaque course dans le tricotage à mou vement alternatif.
Dans l'exemple de réalisation de l'inven tion représenté sur les dessins, le passage du tricotage à mouvement rotatif au tricotage à mouvement alternatif n'est pas modifié en ce qui concerne le dispositif d'accouplement et le secteur denté. Le cliquet 87, en faisant avan cer la chaîne à dessins 85, amène les bossa ges sur les maillons de la chaîne sous un dis positif de contrôle 83 du cliquet 82; ce dis positif 83, monté sur l'axe fixe 93, comporie un doigt<B>83e</B> disposé sous le cliquet principal 82 porté par le secteur denté 75; ee cliquet est destiné à venir en prise avec les dents de la roue principale d'entraînement 81.
Ce doigt<B>83e</B> est disposé de manière à maintenir le cliquet principal 82 hors d'engagement avec la roue principale d'entraînement 81 excepté lorsque le dispositif de contrôle du cliquet est rencontré et basculé par un bos sage sur la chaîne à dessins.
De cette ma nière, la roue principale d'entraînement 81 Bi le tambour d'accouplement 90 peuvent rece voir un mouvement angulaire d'avancemeiiit. chaque fois qu'on le désire, sous la commande du dispositif de contrôle du cliquet. Le cli- quet 8 7 de la chaîne et le cliquet principal 82 se déplacent ordinairement dans des di rections opposées (fig. 14).
Les deux cliquets sont montés sur le secteur 75 dans une réla- tion telle, et les cames à la surface du tam bour d'accouplement 90 sont placées de ma nière telle que le tambour d'accouplement 90 amène ordinairement le manchon d'accouple ment 33 hors d'engagement avec l'élément d'accouplement 37 du pignon de droite 38 et en engagement avec l'élément d'accouplement du pignon de gauche 35, ou inversement, lors que le secteur denté 75 se trouve au milieu de sa course descendante.
A ce moment. les pi gnons 35 et 38 sont en train de tourner dans le même sens et à la même vitesse, et le pi gnon 38 a juste amené le tenon 331 de façon suffisante en coïncidence avec l'encoche, mé nagée dans l'élément d'accouplement du pi gnon 35, pour permettre un déplacement fa cile du manchon d'accouplement 33. De même, lorsqu'on passe du tricotage à mouve ment alternatif au tricotage à mouvement ro tatif, les deux pignons sont en train de tour ner dans le même sens, lorsqu'on produit le déplacement du manchon d'accouplement 33.
Comme conséquence de la disposition qui vient d'être décrite, on peut remarquer que, lorsque la machine est en train de passer du tricotage à mouvement alternatif au tricotage à mouvement rotatif, la dernière course du cylindre à aiguilles, communiquée par le sec- teur denté 75, est une course avant, c'est-à,
- dire qu'elle a lieu dans la même direction que le mouvement du cylindre à aiguilles pen dant le tricotage rotatif. Comme la vitesse circonférentielle moyenne du cylindrè à ai guilles pendant le tricotage à mouvement al ternatif est la moitié de la vitesse pendant le tricotage à mouvement rotatif, et comme le déplacement du manchon d'accouplement n'exerce pas d'action sur la vitesse à laquelle la chaîne à dessins est entraînée en avant,
il s'ensuit que si, lorsqu'on passe du tricotage à mouvement alternatif au tricotage à mou vement rotatif, on amène le manchon d'ac couplement 33 en engagement avec l'élément d'accouplement 37 du pignon de droite 38 au commencement de la dernière course, ai).
lieu de le faire au milieu de cette course comme d'habitude, le cylindre @à aiguilles marchera à la vitesse plus grande du trico- tage à mouvement rotatif, pendant la totalité de cette dernière course au lieu de le faire pendant la moitié de celle-ci seulement, et par suite, pendant une plus grande proportion du nombre total de révolutions de la poulie de commande ou de mouvements alternatifs du secteur denté déterminé par la chaîne à îes- sins pour un bas donné quelconque.
Comme expliqué plus haut, on passe ordinairement du tricotage à mouvement alternatif au tricotage à mouvement rotatif lorsque le secteur denté 7.5 se trouve dans sa position médiane; par conséquent, si on effectue ce changement au commencement de la dernière course, ce chan gement doit être effectué lorsque le secteur 75 se trouve dans sa position supérieure, c'est-à- dire à un moment correspondant à une révo lution du pignon de commande de droite 38 avant le moment normal.
Il en résulte que le cylindre à aiguilles aura été une demi- révolution plus loin que cela n'aurait été le cas s'il avait été entraîné par le secteur denté pendant le mouvement de ce dernier à partir de sa position supérieure jusqu'à, sa position à mi-chemin vers le bas.
Ceci donne au cylin dre à aiguilles l'avance nécessaire pour tri coter la pointe du bas sur le côté opposé du bas à celui portant le talon, et, en effectuant le même changement au moment du déplace ment du manchon d'accouplement lorsque la pointe du bas est terminée, la machine sera. ramenée dans la position convenable pour tri coter le talon.
Dans le but de produire ce déplacement du manchon d'accouplement plus tôt que d'habitude après formation du talon et de la pointe, il est prévu un mécanisme autre que le cliquet habituel 82, ce mécanisme étant destiné à faire avancer le tambour d'accou plement 90 et la roue principale d'entraîne ment 81 un peu plus tôt que le cliquet 82 le ferait et d'une manière qui n'agisse en aucune façon sur la' chaîne à dessins.
Ce mécanisme comprend un cliquet auxiliaire 116,. com mandé par une came 119 sur la couronne den tée 65 et servant à communiquer à, l'arbre 80 un court mouvement angulaire d'avancement, suffisant pour déplacer la fourchette 92 du manchon d'accouplement 33, mais insuffisant pour compléter le mouvement angulaire d'a vancement nécessaire pour le passage ordi naire du tricotage .à mouvement alternatif au tricotage à mouvement rotatif, ou inver sement, suivant le cas.
A cet effet, les cames, placées à la surface du tambour d'accouple ment 90 et servant à déplacer la fourchette 92, sont figées sur le "tambour dans une posi tion légèrement avancée. Le mouvement an gulaire d'avancement de la roue principale d'entraînement 81 est produit par la came 119, située sur le côté de la couronne den tée 65 et venant en engagement avec un bras d'un levier coudé 118, pivoté sur l'arbre 7 6 du tambour à dessins. L'autre bras de ce le vier coudé 118 porte le cliquet 116, destiné ,à, venir en engagement avec l'une de deux ca mes 117,
montées à la périphérie du tambour 102 servant à déplacer la courroie. Ce tam bour passe-courroie 102 est calé sur l'arbre 80 de la roue portant la chaîne à dessins. Lorsque la came 119 sur la couronne dentée 65 rencontre le levier coudé 118, le cliquet auxiliaire 116 communiquera à l'arbre 80 et au tambour 90 un court mouvement angu laire d'avancement chaque fois que le mouve ment d'avancement de la roue' principale d'entraînement 81 a amené la came 117 du tambour 102 à porté du cli- quet 116.
L'une des cames 117 du tambour passe-courroie 102 est utilisée après forma tion du talon, et l'autre came 117 après for mation de la pointe. Le cliquet 116 est main tenu en contact avec la surface du tambour passe-courroie 102 par -tin ressort de ten sion 116a.
Le fonctionnement de la machine est le suivant: Dans le tricotage à mouvement rotatif de la jambe du bas au-dessus du talon, les cames spéciales à aiguilles n'agissent pas sur les aiguilles, car il n'y a pas de talons d'aiguilles au niveau de -ces cames.
A ce moment, le le vier $62, commandant les deux cames de baisse jumelées 27, 28 et la came de lève ?9, repose sur le bossage de came long et bas 512e, et le levier 215, actionnant la tige ver ticale 216, servant à déplacer le picker d'aug mentation et les cames de baisse et de lève 24, 25, repose sur la surface du tambour 120, de même que le levier 463 commandant la came de baisse 26.
Pour commencer le tricotage du talon, la chaîne à dessins, par l'intermédiaire du cli- quet 82, produit le déplacement du manchon d'accouplement 33, de sorte que le cylindre à aiguilles reçoit un mouvement alternatif à partir du secteur denté 75 par l'intermédiaire du pignon de gauche 85.
Par ce même mou vement d'avancement, le tambour à dessins amène le bossage de came 511a en dessous du levier 215, en produisant le déplacement de la came de lève 25, dans la position pour la quelle elle vient en engagement avec les ta lons d'aiguilles longs et intermédiaires, de façon à relever toutes les aiguilles dans le demi-cercle formé par les groupes Na à Ne.
La position de la tige 216 déterminée par le bossage de came 511a est celle dans la quelle le plongeur 8118 maintient le levier 690 relevé, avec le picker d'augmentation 680 à, son niveau intermédiaire de non- fonctionnement en dessous du niveau des ai guilles qui viennent d'être relevées.
A la fin de ce même mouvement d'avanoement, qui est relativement long, le bossage de came 511a se déplace de dessous le levier 21'5, de sorte qu'à la fin de ce mouvement, le levier 215 vient reposer sur le bossage de came de hauteur in termédiaire 511b.
La position du picker d'augmentation 680 est inchangée, en raison du plongeur 819 et du ressort 818, mais la came de lève 25 se trouve dans la position ramenée en arrière. Lors de courses. suivantes ,lu cylindre à aiguilles, la diminution a lieu de la manière connue au moyen des pickers de diminution 650.
Après que cette diminution a continué jusqu'à l'endroit désiré, un court mouvement d'avancement du tambour.à dessins amène le bossage de came bas 511c en dessous du le vier 215, en faisant ainsi tomber la tige ver ticale 216 à un niveau tel que le plongeur 818 permet au levier 690 de tomber, en sou levant le picker d'augmentation 680 au ni veau des aiguilles inactives. Il en résulte une augmentation du segment dans les rangées transversales suivantes de mailles jusqu'à la largeur où la diminution a commencé, ce qui termine la poche correspondant au talon.
Au commencement de la dernière course avant du cylindre à aiguilles sur le segment augmenté, lorsque le secteur denté 75 est ar rêté à la limite supérieure de son mouve ment oscillant, le bossage de came<B>119</B> sur la couronne dentée 65 rencontre le levier coudé 118, et le cliquet 116 de ce dernier vient en engagement avec la came 117 sur le tambour 102, cette came étant juste venue au préala ble se placer tà portée du cliquet 116 par suite d'un mouvement d'avancement de la roue principale d'entraînement 81. Il en ré sulte que le tambour 90 tourne et que le man chon d'accouplement 33 est déplacé et amené en engagement avec le pignon à grande vi tesse (fig. 14).
Le cylindre à aiguilles est, par conséquent, entraîné à grande vitesse pen dant la totalité de la dernière course avant du tricotage à mouvement alternatif, au lieu de l'être seulement pendant une partie de cette course, comme d'habitude. Ceci produit l'a vance du cylindre à aiguilles par rapport à la chaîne à dessins. La dernière partie de ce court mouvement d'avancement, dû au cliquet 116, fait échapper le bossage de came bas 511e de dessous le levier 215.
Ce dernier re tombe par conséquent sur la surface du tam bour; la tige 216 revient dans sa position la plus basse, et la came de baisse 24 est amenée dans la position, pour laquelle elle vient en engagement avec les talons .des aiguilles inac tives et les ramène au niveau où elles sont ac- tives, de sorte qu'elles peuvent tricoter lors de la première rangée transversale de mailles du tricotage à mouvement rotatif pour le cou di, pied.
Le reste du mouvement habituel d'avan cement du tambour principal à dessins 120, qui, s'il n'y avait pas eu l'avance du cylin dre à aiguilles, aurait déplacé le manchon d'accouplement 33, se produit peu de temps après le déplacement du manchon d'accouple ment. Il effectue le changement de fil comme d'habitude, et amène également le bossage de came 512b en dessous du levier 862, en fai sant ainsi pivoter ce dernier et amenant la came de baisse double 27, 2$ dans la position active.
Comme il n'y a pas d'aiguilles au ni veau inactif, la came 28 n'agit pas, mais la came 27 abaisse toutes les aiguilles à longs talons et à talons de longueur intermédiaire jusqu'au niveau du rebord 350, lorsqù'elles sortent de dessous la came de chute 360. Dans le cou de pied, ce mouvement de la came 27 ne joue pas de rôle, car les aiguilles sont à nouveau relevées au bas niveau normal par la surface inclinée 351 du rebord de la boîte à cames.
Il est toutefois désirable d'utiliser le mouvement d'avancement, se produisant après la formation du talon, pour déplacer cette came 27 vers l'intérieur, de sorte qu'elle se trouve dans la position voulue lorsqu'on effectue le changement pour passer dans la pointe. Pendant le tricotage du cou de pied, il n'est pas produit de changement dans les positions des cames à aiguilles.
Lorsque la chaîne à dessins détermine le déplacement du manchon d'accouplement 33, qui produit le mouvement alternatif du cylin dre à aiguilles pour le tricotage de la pointe, le déplacement a lieu comme d'habitude lors que le secteur denté 75 se trouve à mi- distance vers le bas dans une course qui correspond à un mouvement d'avancement du cylindre, la dernière révolution du tricotage à mouvement rotatif.
Comme le cylindre à aiguilles se trouve une demi-révolution en avant de la position qu'il occuperait s'il n'y avait pas. eu l'avance décrite du cylindre, le demi-cercle d'aiguilles, qui se trouve en face de la plaque à gorge 559 lorsque le dépla cement a lieu, est celui qui était inactif lors du tricotage du talon, c'est-à-dire le demi cercle constitué par les aiguilles à longs ta- longs et à talons de longueur intermédiaire.
Il faut, par suite, relever les aiguilles à courts talons N' au niveau où elles sont inactives, sans relever les autres.
Lors du mouvement d'avancement du tam bour à dessins 120, au moment du passage au tricotage à mouvement alternatif pour la pointe, le haut bossage de came 511d est amené sous le levier 215 et repousse la came de lève 25 assez loin vers l'intérieur pour qu'elle vienne en engagement avec les courts talons des aiguilles Nl. Il est à remarquer qu'à cet effet le bossage de came 511d est plus haut que le bossage 511a, qui a agi sur la came 25 pour le tricotage du talon, mais ne l'a pas repoussée assez loin vers l'intérieur pour qu'elle agisse sur les aiguilles à courts talons.
La came 25 ne relève pas les aiguilles des groupes N' *à Ne, pour la raison qu'avant d'atteindre cette came, ces aiguilles ont été abaissées par la came 27, et c'est pourquoi elles montent le long du plan incliné 351 en dessous de la came 2:5. Les aiguilles à courts talons 11T1 ne sont pas abaissées par la came 27 et rencontrent la came 25 au niveau du sommet 352.
A la fin du même mouvement d'avance ment du tambour -à dessins, la came de lève 25 est ramenée en arrière, par le fait que le bossage de came 511d se déplace au delà du levier 215. La came de baisse 27 est éga lement ramenée en arrière et avec elle, natu rellement, la came 28, étant donné que le même mouvement d'avancement déplace le bossage de came 512b au delà du levier 862, en laissant le bossage de came 512e sous ce le vier.
Ensuite, lorsque le tricotage .à mouvement alternatif continue, les pickers 650 produisent la diminution dans le segment en train d'être formé, en enlevant une aiguille alternative ment aux extrémités des groupes actifs N' à N8 à chaque course, de la manière connue. Ceci continue jusqu'à. ce que le groupe d'ai guilles Ng reste seul en action.
C'est alors le moment de tricoter le gous set G, et le tambour à dessins est avancé lors de la première course avant,. après que le seg ment diminué est terminé. Ceci met en action les cames 26 et 28, qui rendent à nouveau ac- tifs les groupes N5 et N4. La première partie du mouvement d'avancement du tambour à dessins amène le bossage de came 513a en dessous du levier 463 et amène la came de baisse 26 dans la position pour laquelle elle vient en engagement avec les aiguilles à longs talons.
Le réglage est tel que cette came est déplacée vers l'intérieur, en regard du groupe actif d'aiguilles Ne, après que le groupe N4 est passé, et en temps pour abaisser le groupe d'aiguilles N6 dans la pre mière rangée transversale de mailles du gous set G, .d'un côté de la pointe du bas.
Pour abaisser le groupe d'aiguilles N4 pour le gousset de l'autre côté de la pointe du bas, le haut bossage de came 512d vient se placer sous le levier 862e lors du même mouvement d'avancement du tambour à des sins et repousse les cames de baisse 27, 28 à mi-chemin vers l'intérieur. Cette fois, c'est la came 28 qui agit,
et elle abaisse le groupe d'aiguilles N4 seul, car elle n'est pas repous- sée assez loin vers l'intérieur pour agir sur les talons de longueur intermédiaire des groupes d'aiguilles N2 et Ne.
A la fin de ce même mouvement d'avancement, le bossage de came 512d s'échappe de dessous le levier 862., de sorte que 1.f cames 27, 2,8 sont ra- menées en arrière, et le bossage de came 513a s'échappe également de dessous la tige 463, en amenant la came 26 hors- de sa po sition active.
Lors de la course de retour, lorsque le groupe d'aiguilles N6 commence à tricoter, le ,groupe N4 tricote en formant la première rangée transversale de mailles du gousset sur l'autre côté de la pointe du bas..
La raison pour laquelle on abaisse les deux groupes d'aiguilles N4 et N5 séparé ment et sur des côtés opposés des cames de tricotage, réside dans, le fait que si les ai guilles .du groupe N4 étaient abaissées lors de la course avant,
avant qu'elles aient passé à travers les cames de tricotage, les mailles se trouvant sur- ces aiguilles seraient abat tues et les aiguilles ne prendraient pas de nouvelles mailles, car le fil se trouverait derrière elles, ce fil étant attaché à l'aiguille d'extrémité du groupe NB précédemment ac tif, dont les aiguilles viennent de tricoter lors d'une course arrière.
Lors des courses suivantes, avec les grou- pes N4, N', NB en train de tricoter, la dimi nution a lieu aux extrémités des groupes Y4 et N6, pour former l'extrémité intérieure, al lant en diminuant de largeur, H, du gousset G. Cette diminution est produite par les pickers 650.
Après que le nombre convenable de rangées transversales de mailles du gous set ont été tricotées, les aiguilles. actives des groupes N4 et N6 sont soulevées et mises hors d'action par des cames, de sorte que le seg ment inférieur de la pointedu bas peut être tricoté comme d'habitude.
A , cet effet, un mouvement d'avancement convenablement réglé du tambour principal à dessins amène le haut bossage de came <B>5111</B> en dessous du levier 215, de façon à repousser la came de lève 25 vers 'l'intérieur pour qu'elle agisse sur les longs talons d'aiguilles. Dans ce but, le bossage 511f est légèrement plus bas que le bossage 511a, mais cependant plus haut que les bossages intermédiaires 511b et 511e.
Cette insertion de la came 25 a lieu lors de la dernière course avant de formation du gousset dans l'intervalle opposé aux aiguilles N , de sorte que la came relève les aiguilles du groupe N6. Les, aiguilles actives du groupe N! tricotent pendant cette course. avec les ai guilles toujours actives du groupe<I>Ne,
</I> en formant une dernière rangée transversale rie mailles du gousset sur le côté du bas dont la rangée transversale initiale de mailles du gousset a été tricotée en second lieu.
Les aiguilles actives du groupe N4 sont relevées par la came 29, qui est insérée lors du même mouvement d'avancement, de fa çon à agir sur ces, aiguilles à longs talons. en raison du fait que lors de ce mouvement d'avancement, le bossage 512a s'échappe de dessous le levier 862, en laissant retomber ce dernier sur la surface du tambour et en fai sant ainsi pivoter le support 851 par l'inter médiaire du support 854 et du goujon 858, engagé entre les mâchoires 857.
La fin de ce même mouvement d'avance ment met la came 29 hors d'action, étant donné que le long .bossage de came 512e est amené en dessous du levier 862, et amène également le bas bossage 5119 sous le levier 215, de sorts que le picker d'augmentation 680 est mis en action et que la came de lève 29 est ramenée en arrière.
Lors de la course suivante, qui est une course en sens inverse, l'augmentation oommenoe de la manière con nue, les piakers de diminution 650 relevant une aiguille pour deux aiguilles abaissées par le picker d'augmentation 680.
Le trico- tage é, mouvement alternatif se continue alors, de manière à former le segment inférieur de la pointe du bas de la manière habituelle, en le reliant aux goussets et, à l'extré mité, à la première partie du segment dimi nué au delà des ,goussets. Lorsque l'augmen tation est terminée, la came de baisse 24 est insérée,
par le fait que le bossage -de came 5119 est déplacé -de dessous le levier 215 par un mouvement d'avancement du tambour. Le levier 215 repose alors sur la surface du tambour. La came 24 abaisse alors toutes les aiguilles inactives, c'est-à-dire les aiguilles à courts talons Nl, de sorte que les rangées transversales de remmaillage L peuvent être tricotées .sur tout le cercle d'aiguilles.
En passant au tricotage à mouvement ro tatif pour ces rangées de remmaillage, on produit la seconde avance du cylindre, de fa çon à le ramener dans sa relation normale par rapport aux cames de tricotage pour former la partie supérieure du bas suivant.