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La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux procédés de traitement de l'eau par la chaux.
L'épuration de l'eau au moyen de chaux, avec ou sans réactif complémentaire, est réalisée couramment suivant deux méthodes, soit par l'ajoute de lait de chaux, soit par l'ajoute d'eau de chaux.
Dans le second cas, l'eau de chaux provient d'un saturateur constitué généralement par une cuve cylindro- conique à axe vertical renfermant du lait de chaux servant de réserve pour l'obtention d'eau de chaux ; de l'eau brute ou décarbonatée est amenée au fond du saturateur et devient de l'eau de chaux saturée en traversant, à faible vitesse, le lait de chaux se trouvant dans l'appareil.
L'eau de chaux ainsi obtenue entraîne des précipités ainsi que des particules de lait de chaux que l'on décante en réalisant une vitesse ascensionnelle faible dans la
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partie cylindrique de l'appareil, de telle sorte qu'on capte à la partie supérieure de la cuve une eau de chaux ne contenant presque pas de précipités ou particules, et possédant un titre pratiquement constant, qui est celui de la saturation à la température à laquelle on se trouve;
Ce type de saturateur présente l'inconvénient d'être fort encombrant et, en conséquence coûteux, notamment lorsque le débit d'eau de chaux est élevé.
Dans le cas où le saturateur est alimenté en eau brute, ce qui correspond à la majorité des applications, il se produit des précipités dans la cuve que l'on doit évacuer régulièrement ; cette évacuation entraîne avec elle du lait de chaux, autrement utilisable, 'et il en résulte une perte de réactif.
La présente invention a pour objet principal de réduire les dimensions de l'appareil saturateur.
Suivant la présente invention, en introduit de manière continue dans le saturateur, les quantités d'eau et de, lait de chaux qui sont nécessaires pour obtenir à la sortie du saturateur de la chaux en quantité requise pour l'épuration recherchée, les dimensions du saturateur étant telles que la chaux sortante se trouve en majeure partie sous forme d'eau de chaux.
Le lait de chaux pourrait être dosé par exemple au moyen d'un système connu, tel qu'une pompe doseuse à piston ou une pompe centrifuge, avec-mesureur de débit.
Le débit d'eau alimentant le saturateur peut être maintenu à une valeur constante en rapport avec le débit de lait de chaux, de manière à réaliser à la sortie de l'appareil le titre que l'on désire. Mais il est également possible de réaliser des installations à débit variable, tant du côté eau que du côté lait de chaux.
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Le volume de l'appareil doit correspondre uniquement à celui qui est nécessaire pour que le lait de chaux se dissolve dans une proportion suffisante dans l'eau et constitue de l'eau de chaux dans une proportion atteignant au moins 50%
On peut, de cette façon, obtenir une eau de chaux contenant une quantité d'hydrate de chaux représentant de 50 à 95% de la quantité que contiendrait une eau de chaux saturée.
Le temps de contact que l'on peut adopter à ce sujet peut, par exemple, être choisi entre 5 et 30 minutes, ce qui entraîne, par exemple pour un débit d'eau de chaux de ' de 12m3/heure, un volume pouvant aller de 1 à 6 m3
Ce dispositif permet ainsi d'éviter les cuves très importantes auxquelles on est conduit avec les saturateurs du type ancien et dont le volume dépasse en général dans le cas de l'exemple précité, 12m3
Si l'on est amené à faire une purge de temps à autre pour évacuer les précipités formés, la perte de lait de chaux qui en résulte est d'un ordre de grandeur beaucoup plus faible que celui atteint dans les saturateurs habituels,.
L'appareillage constitue en quelque sorte un saturateur de passage, tandis que les saturateurs anciens sont des appareils contenant en réserve une quantité de lait de chaux permettant un fonctionnement de durée.
L'emploi d'un saturateur réduit permet d'alimenter en ea.u de chaux des installations de débit élevé, par exemple atteignant quelques centaines de mètres cubes par heure, alors que normalement on doit recourir à l'emploi direct de lait de chaux pour de tels débits, car les saturateurs habituels atteignent des dimensions prohibitives. Or, il
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est bien connu que les réactions de l'eau de chaux avec l'eau sont beaucoup plus rapides et plus complètes que les réactions-du lait de chaux avec l'eau, surtout à froid.
L'application du saturateur de passage dont question ci-dessus n'est pas limitée au cas où l'eau est froide, mais peut en principe s'appliquer aux eaux chaudes. Le saturateur de passage pourra être utilisé en admettant des eaux de température variable, tandis qu'avec ceux du type ancien une variation de température conduit à devoir modifier le réglage, étant donné que la quantité de réactif dosée dans l'eau est basée sur une concentration déterminée qui est fonction de la température.
Les dessins ci-joints montrent la disposition de principe d'une installation fonctionnant suivant la présente invention.
Dans ces dessins, la figure 1 est un schéma d'installation selon la présente invention, et la figure 2 montre en coupe, à titre d'exemple, un deuxième mode de réalisation d'un saturateur selon l'invention.
En se reportant aux dessins, 1 est un bac à lait de chaux duquel le lait de chaux est au moyen d'une pompe doseuse 2 envoyé dans le saturateur3 dans lequel on introduit également par une .canalisation 4 la quantité d'eau nécessaire pour qu'au contact du lait de chaux, il se produise de l'eau de chaux en quantité suffisante, comme décrit ci-dessus. 5 représente un système de captage, par exemple par goulpttes, de l'eau de chaux qui est envoyée par une canalisation 6 dans un décanteur 7 La partie la plus importante d'eau 13 arrive directement dans le décanteur 7.
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En se reportant à la figure 2, le saturateur 3 est illustré selon une variante de construction : trompe 8 reçoit l'eau par la canalisation 9. Le saturateur reçoit le lait de chaux par la canalisation 10. La trompe produit une émulsion d'air et d'eau qui vient rencontrer le jet de lait de chaux venant de là canalisation 10. L'ensemble remonte par la colonne centrale 11, descend par l'espace 12, remonte à nouveau dans la cuve proprement dite et est capté en 14
En revenant à la figure 1, le débit à traiter est divisé en deux fractions dont la plus importante va au décanteur et l'autre, à la base du saturateur.
Le lait de chaux et la fraction du débit d'eau admis à la base du saturateur, conduisent à l'obtention à la sortie supérieure de celui-ci d'une eau de chaux qui se rapproche fortement d'eau de chaux saturée, si la durée de contact dépasse 10 à 15 minutes.
Cette eau de chaux est dirigée vers le décanteur.
Il est à noter que le saturateur de passage peut être réalisé, soit du type ouvert, soit du type fermé. L'exécution fermée est souvent intéressante du fait des faibles dimensions de l'appareil. Le saturateur fermé permet en effet de placer l'appareil au sol sans devoir se préoccuper de réaliser une charge d'écoulement pour l'eau de chaux vers le bord supérieur du décanteur.
Le saturateur de passage peut d'ailleurs prendre des formes toutes autres et des dispositions toutes différentes, pour autant que l'on réalise un mélange de lait de chaux et de l'eau, et ensuite, un temps de-contact suffisant pour obtenir une dissolution de la majeure partie du lait de chaux introduit.
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Le procédé selon l'invention permet de réduire dans des proportions extrêmement importantes, les purges que 11-on. doit faire à la base du saturateur pour éliminer les précipités qui peuvent se former au contact de L'eau et du lait de chaux.
Il est clair que le saturateur pourra également être. élimenté en eau décarbonatée.