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MACHINE.DE TISSAGE A MULTIPLES ELEMENTS DE PRODUCTION.
L'invention a pour objet une machine de tissage groupant un nombre important (vingt par exemple) d'éléments de production, c'est-à-dire de métiers à tisser individuels, à fonctionnement autonome;, qui sont assemblés les uns aux autres de façon à constituer un seul et même ensemble.
La caractéristique pinciple de cette machine réside en ce que les métiers individuels sont groupés côte à côte et dos à dos sur un bâti commun., lesdits métiers individuels, conçus pour cet assemblage, assurant chacun de façon autonome, la fabrication du tissu dans un plan vertical., la trame étant introduite par passage de la navette sur un peigne horizontal, immobilisé pen- dant cette traversée entre les deux nappes de fils divisés de la chaîne placée verti@alement, le lancement de la navette s'effectuant à partir de boites fixes.
De -préférence, les boîtes à navette sont disposées deux à deux sur un support commun l'une à côte de l'autre, de façon à réaliser, moyennant un décalage correspondant des peignes et des nappes de fils, un imbriquage de cha- que métier individuel par rapport aux deux métiers contigus entré lesquels il est compris.
Dans chaque métier individuel,, le peigne, indépendant des boites à navette,effectue un mouvement alternatif de monte-et-baisse, de façonà per- mettre, dans sa position inférieure d'immobilisation., le passage de la navette et, dans sa position supérieure, le serrage de la duite contre la façure.
Du fait de ses caractéristiques, une machine de tissage établie selon l'invention présente des avantages nombreux et importants. L'encombre- ment, le poids'du matériel,il le nombre de pièces qu'il comporte sont considéra- blement réduits pour une machine réunissant un certain nombre d'éléments indi- viduels de production, par rapport au même nombre de métiers tisser disposés isolément; les frais de montage sont notablement diminués; le prix de revient de la machine est' ' de beaucoup, inférieur à celui des métiers isolés;
le coût de l'installation de force motrice est, lui aussi, bien plus faible, un moteur électrique unique pouvant assurer la commande de tous les éléments de production
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dont l'assemblage forme la machine de tissage; les transmissions sont considé- rablement simplifiées; la consommation de force motrice réduite; etc.. Le grais- sage est grandement facilité, une installation de graissage centralisée étant rendue possible pour l'ensemble des éléments de production de la machine, etc.
D'autre part, du fait que l'ouvrier tisseur aura devant lui, sur chaque face de la machine, pour tous les métiers individuels situés sur cette face (c'est-à-dire la moitié du nombre total des éléments de la machine), tout le cheminement des fils depuis le déroulement de la chaîne jusqu'à l'enroule- ment du tissu,et les nappes de fils de ces métiers étant toutes proches les unes des autres,grâce à l'imbriquage des métiers individuels, ledit ouvrier pourra, pour un métier déterminé, réparer un fil cassé, remettre en route le métier, surveiller la reprise du tissu, s'occuper de son rouleau de chaîne sans avoir à effectuer, comme pour les métiers classiques, le tour du méfier;
en outre, les nappes de fils des métiers individuels étant toutes proches les unes des autres grâce à l'imbriquage des métiers individuels, le déplacement d'un métier à l'antre correspondra à la moitié du trajet-habituel. En défini- tive, le parcours de l'ouvrier se trouvera très fortement réduit.
La signalisation des arrêts dûs à la chaîne, à la trame ou à des causes mécaniques, pourra, non 'seulement s'effectuer sur chaque métier indivi- duel,d'une façon connue, mais être centralisée électriquement sur un tableau unique pour tous les métiers individuels composant une machine de tissage.
Les tableaux centralisateurs de signalisation de quatre machines pourront même être groupés en bout de ces machines de façon à pouvoir être surveillés par une personne placée à l'intersection des deux travées correspondantes.
L'automatisme de l'alimentation en trame de chaque métier indivi- duel peut être réalisé, en le dotant d'un mécanisme de genre connu quelconque de changement de canettes ou de changement de navettes.
Un autre but de l'invention est précisément de réaliser un automa- tisme de l'alimentation en trame pour tout l'ensemble des métiers individuels (vingt par exemple) constituant la machine de tissage.
Ce but est atteint grâce à la disposition, pour chaque face de la machine de tissage, d'un transporteur supérieur recevant les canettes ou les navettes pleines (selon que le remplacement de la trame est effectué par chan- gement de canettes ou par changement de navettes) d'un poste central d'alimep- tation placé à une extrémité de la machine et en assurant la distribution aux magasins des métiers individuels, et d'un transporteur inférieur recevant les canettes ou les navettes épuisées, et en assurant la collecte Suivant une autre caractéristique de l'invention, le cheminement des canettes ou des navettes pleines, d'une part, et celui des canettes ou des 'navettes épuisées, d'autre part, est assuré par le brin supérieur et le brin inférieur, respectivement d'un seul et même transporteur.
Les caractéristiques et avantages sus-exposés, de même que des ca- ractéristiques et avantages secondaires non encore énoncés, ressortiront d'ail- leurs plus clairement de la description qui va suivre, d'une machine de tissage établie selon l'invention, laquelle est schématiquement représentée, à titre de simple exemple, nullement limitatif, aux dessins annexés, dans lesquels :
Fig. 1 est une vue d'ensemble en plan, montrant la disposition gé- nérale d'une machine de tissage selon l'invention;
Fig. 2 est une vue correspondante en élévation de face;
Fig. 3 est une vue en bout de la machine;
Fig. 4 montre, en élévation de face, un des métiers individuels avec, partiellement représentés, les deux métiers entre lesquels il est compris ;
Fig. 5 est une vue en plan correspondante, dans laquelle apparais- sent les deux faces de la machine.
Fig. 6 est une vue en coupe verticale transversale et élévation d'un dispositif de changement automatique de canettes;
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Fig. 7 est une vue en plan correspondante.
Fig 8 et 9 sont des vues, similaires aux fig. 6 et 7 respectivement, relatives à un dispositif de changement automatique de navettes.
Fig. 10 est une vue en élévation de côté d'un dispositif distribu- .leur, placé à une extrémité de la machine assurant l'alimentation en canettes pleines d'un transporteur desservanttous les métiers individuels d'une face, ou même des deux faces, de la machine;
Fig. 11 est ne vue en plan correspondante;
Fig. 12 montre un détail, en élévation;
Fig. 13 est une vue d'ensemble, en plan en-dessus, montrant le dis- positif d'alimentation automatique en trame de l'ensemble des métiers indivi- duels constituant la machine de tissage;
Fig. 14 est une vue en élévation correspondante.
Fig. 15 est une vue en plan montrant la, centralisation de la signa- lisation des arrêts de diverses natures de l'ensemble.des métiers individuels;
Fig. 16 est une vue en élévation correspondante; et
Fig. 17 montre, de face, un tableau .central de signalisation.
Dans les fig, 1 et 2 représentant, respectivement en plan en-des- sus et en élévation verticale, la machine de tissage on voit que celle-ci ré- sulte de la réunion, en un seul et même ensemble, de vingt éléments de produc- tion, c'est-à-dire de vingt métiers individuels, répartis en deux groupes, dis- posés dos à dos, de dix métiers A et Al, respectivement.
A cet effet, la machine comporte des longerons 1-1 et 2-2, au nom- bre de quatre dans l'exemple représenté, s'étendant sur la longueur totale de la machine, respectivement à la partie inférieure et à la partie supérieure.
Sur ces longerons sont fixés des bâtis d'extrémité 3 et des bâtis mitoyens 4, chacun de ces derniers servant à supporter les différents organes de quatre métiers individuels, les deux métiers situés sur la même face de la machine se trouvant disposés de part et d'autre du bâti mitoyen.
Tous les éléments de production de la machine comportent un dérou- lement vertical de la chaîne 5 de bas en hazzt, 6 désignant l'ensouple de chaîne placée à la partie basse:, et 7 le rouleau, disposé à la partie supérieure, sur lequel s'enroule'le tissu 8.
Ainsi que cela ressort plus clairement de la fig. 3, dans chaque élément de production, la chaîne 5, se déroulant de l'ensouple 6, convenable- ment freinée par des moyens connus, passe sur des rouleaux porte-fils 9 et 10 entre lesquels est ménagé un parcours horizontal où les fils sont contrôlés par les lamelles casse-chaîne 11; le rouleau 10 pouvant être commandé mécani- quement de façon à se relever pour soulager les fils de chaîne au moment de l'ouverture du pas. Les fils de chaîne traversent des lames horizontales 12 et 12' pour la formation de la foule, puis un peigne sensiblement horizontal 13.
Le tissu formé, 8, maintenu en laize par des templets 14, est appelé par un cylindre 15 et s'enroule sur le rouleau .7, qui:, au fur et à mesure de la production de tissu, s'élève dans des coulisses en forme de fourches 16, fixées à la partie supérieure du bâti. Les lames 12 et 12', supportées par des glis- sières horizontales non représentées, sont commandées'par l'intermédiaire des leviers 17 et 17' à galets, par des excentriques 18 et 2815 et rappelées par ressorts 19 et 19'.
20 est la navette qui parcourt la foule en glissant sur le peigne 13, légèrement incliné vers l'intérieur du métier pour que la navette s'appuie, pendant sa course, contre une paroi de guidage 21, solidaire du peigne et gar- nie de velours.
Le peigne battant 13 de chaque élément de production est porté par des épées 22 (voir aussi fige 5) oscillant autour d'axes 23 sous l'action de cames 24, calées sur l'arbre principal 25, et agissant sur des galets 26 soli- daires desdits épées. Dans. la fig. 3 le peigne de l'élément de production A
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si tué sur la face avant est représenté en position de montée pour opérer le serrage de la duite contre la façure, tandis que le peigne de l'élément le pro- duction Al situé sur la face arrière est représenté en position d'arrêt, po- si tion dans laquelle la navette traverse la foule en glissant sur le peigne' 13 ' momentanément immobile.
La commande de tout l'ensemble des éléments de production de la machine est assurée par un arbre commun-27 entraipné par un moteur électrique 27a, pouvant être placé, par exemple., en bout, et transmettant par courroies 28 sa commande aux poulies motrices individuelles 29 des différents éléments de production, lesdites poulies étant, bien entendu, combinées à des embrayages.
Dans le but de diminuer l'encombrement de la machine dans le sens longitudinal, en réduisant l'intervalle entre les nappes de tissus d'une même face., il est avantageux de grouper par deux, sur un support commun, l'une à côté de l'autre les boîtes à navettes de deux métiers individuels contigus, de façon à réaliser un imbriquage de chaque métier individuel par rapport aux métiers entre lesquels il est compris, ainsi que cela ressort notamment des fig. 1 et 2, 4 et 5.
Ainsi par exemple, chacune des,deux boîtes à navettes fixes 30-30 du métier A représenté au milieu des fig. 4 et 5 se trouve disposée sur le mê- me support que celles 30a et 30b respectivement des métiers contigus et en a- vant de celles-ci, chacun desdits supports étant fixé par son milieu sur le bâti mitoyen 4 correspondant. Le peigne 13 du métier A est décalé de façon correspondante vers l'extérieur par rapport à ceux 13a et 13b des métiers con- tigus. Ceci explique qu'en Fig. 3 apparaissent,, en plus des navettes en tra- vail dans les nappes représentées des métiers A et A1, celles des métiers con- tigus.
Le lancement des navettes est réalisé, dans l'exemple représenté, par des dispositifs à chasse inférieure, dite "à sabre". Un tel dispositif, de genre bien connu;, comporte un--Sabre 31 à l'extrémité supérieure duquel est fixé le taquet 32 chasse-navette. A sa partie inférieure, le sabre 31 est fixé à un sabot 33 dont la semelle curviligne prend appui sur la face horizontale supérieure d'un support 34, ce qui a pour effet de donner au taquet de lance- ment 32 une trajectoire rectiligne.
L'arbre de chasse 35 commandé, à partir de l'arbre principal 25, par engrenages 36-37, porte un plateau 38 muni d'un bossage 39, ou bec de came.
Le bec- 39 agit sur un galet 40 d'un bras 41 qui, par un renvoi à leviers arti- culés 42-43, agit sur une pièce 44 solidaire du sabre 31. La course du sabre pour le lancement de la navette est limitée par un tampon 45 fixé au bâti mi- toyen 44 et de longueur suffisante pour servir de butée aux sabres des deux métiers contigus, lesquels sabres sont décalés comme les bcîtes à navettes cor- respondantes. Le retour de chaque sabre en position de repos est assuré par une courroie 46 tirée par un ressort spiral 47.
Le remplacement automatique de la trame est effectué, sur chaque métier individuel, soit par changement de canettes;, soit par changement de na- vettes.
Dans le cas du -changement de canette (fig. 6 et 7) la canette plei- ne 48, maintenue en place par la palette de retenue oscillante 60, est poussée, vers le bas,, dans la navette 49 et chasse le tube vide 50. Ce changement est obtenu par descente d'Un. piston 51 solidaire de deux tiges coulissantes 52 gui- dées dans des supports 53. Les tiges 52 sont reliées par une entretoise 54 attaquée par un levier à iourche 55 articulé en 56, et dont l'autre bras porte un galet 57 actionné par une came. 58 calée sur un arbre 59, recevant son mouve- ment de l'arbre principal 25 et mis en action lorsque le casse-trame ou le tâ- teur de trame commande le changement.
Pour réaliser. l'alimentation automatique, remplaçant le chargement manuel habituel, des magasins individuels de tout l'ensemble des éléments de production situés sur la même face de la machine, on prévoit., selon l'invention, des moyens pour amener des canettes pleines auxdits magasins et pour évacuer les canettes éjectées.
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Ces moyens consistent, dans la forme d'exécution représentée? en deux transporteurs horizontaux: 61 et 62, formes de préférence:, par les deux brins? supérieur et inférieure d'un même convoyeur. Les canettes pleines 483, posées longitudinalement sur le transporteur 61 viennent se présenter à la par- tie supérieure du -magasin individuel 63. Une canette 483 ne s'engage dans ce magasin que si la palette 64 a été mise dans une position 64' (représentée en pointillé en fig. 7) telle, au-dessus du convoyeur,, qu'elle oblige la canette' à glisser dans l'ouverture supérieure du magasin 63.
Cette position 64' de la palette de déviation 64 est obtenue lorsque, un changement s'étant produit, la canette 482 passe on 481 du fait que la canette 481 est elle-même venue rem- placer la canette 48. Lorsque la canette 482 passe en 481, elle cesse d'appuyer sur le doigt de contrôle 65, dont l'oscillation commande la palette 64.
Les tubes épuisés 50 sont éjectés dans un couloir 66 qui les dépose sur le transporteur d'évacuation 62, lequel les amène à un récipient collecteur 103 plané à l'extrémité de la machine.
Le convoyeur est constituée de préférence, par une bande sans fin tondue sur deux' poulies placées chacune à une extrémité de la machiner l'une de ces poulies est motrice et reçoit un mouvement de vitesse appropriée à la consommation de canettes. Ce convoyeur, à brins 61 et 62, est porté par un support 67 fixé à la partie supérieure de la machine. Le soutien de la bande convoyeuse est assuré par des longer ons en forme d'U, 68 et 69; dont les parois latérales forment guides pour les canettes.
De place en place? sont prévus des galets de roulement 70 et 71, traversant le fond desdits U, pour supporter la bande convoyeuse. Des tirants 72 assurent la suspension de l'U inférieur, fixé, d'autre part, aux couloirs d'éjection individuels 66.
Dans le cas de changement de navettes (fig. 8 et 9), le mécanisme comporte une boîte à deux étages, don t lajoue avant 73 est fixe tandis que les platines 74 et 75 peuvent s'élever et s'abaisser simultanément étant, à cet effet, solidaires de tige, coulissantes verticales 76 munies chacune d'un ergot 77 attaqué par une fourche 78, oscillant en 79, et dont l'autre bras. por-. te un galet 80 actionné par une came 81 calée sur un arbre 82 recevant son mouvement de l'arbre principal 25, et mis en action lorsque le casse-trame ou le tâteur de trame commande le changement.
La navette 83 dont la provision de trame est épuisée se trouvant à l'étage inférieur de la boîte, la navette 841 destinée à la remplacer se trou- ve à l'étage supérieur., et une seconde navette de réserve 842 repose librement -sur cette dernière.
Lorsque le changement de navette est déclenché, les opérations sui- vantes se produisent :
La navette de réserve 842 est bloquée contre une paroi fixe 85 par un tampon 86, recevant, par l'intermédiaire d'un ressort 87, une poussée d'un levier à deux bras 88, pouvant pivoter en 89, et lui-même actionné par une came 90. Le frein 91 de la navette épuisée 83 étant débloqué par des moyens non représentés, la boîte a deux étages descend de façon que la navette pleine 841 se place devant le taquet de lancement,,, à la place de la navette épuisée 83.
Cel le-ci, passée à l'étage inférieur en 74', est chassée par l'éjecteur 92 cons- titué par deux poussoirs calés sur un axe horizontal 93 recevant un mouvement de pivotement, par l'intermédiaire d'un tirant 94, d'un levier95 commandé par came 96 et galet 97. La navette vide 83 est ainsi expulsée. ,
Le lancement de la nouvelle navette s'effectue., puis la boite à deux étages remonte, le tampon 86 débloque la navette 842 qui tombe dans l'éta- ge supérieur de ladite boite.
D'une façon analogue à celle exposée au sujet du- changement de ca- nettes, les navettes pleines peuvent être transportées par une bande convoyeu- se 61,et les navettes vides évacuées par une bande convoyeuse 62. Pour réa- liser le remplacement automatique de la navette de réserve 842 on utilise une palette de déviation 98 disposée à l'extrémité d'un des bras d'un levier 99 monté à pivotement en 100.
l'extrémité de l'autre bras portant une touche 101 qui, normalement r epoussée par la navette 842 et laissant alors la palette 98
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en position effacée, provoque au. contraire, sous l'action d'un ressort, lors- que la navette 842 n'est plus en place, le pivotement du levier 99 et la pré- sentation de la palette 98 sur le convoyeur 61 dans la position représentée en pointillé en 98' sur la fig. 9, ce qui permet l'admission d'une navette qui, glissant sur un couloir 126, arrive dans la boite en position 842. La chute des navettes épuisées 83 sur le convoyeur d' évacu ation 62 est guidée par un couloir 102.
En ce qui concerne l'alimentation du convoyeur 61 soit en canettes, soit en navettes, selon le cas, elle est effectuée, de préférence, automatique- ment au moyen d'un dispositif formant magasin et distributeur, placé à une extré- mité de la machine de tissage.
Un tel dispositif est représenté, à titre d'exemple, aux figs. 10 à 12, dans le cas où le changement de trame est opéré par changement de canet- tes.
Les canettes 48 sont logées dans un magasin 104 constitué par un couloir incliné, débouchant au-dessus du convoyeur 61, et dont la forme de la section transversale est indiquée en pointillé en fig. Il. Les extrémités des fils des différentes canettes sont tendues extérieurement et fixées sur une bande porte-bouts 105 constituée par un ruban analogue à une garniture de carde, tendu sous la forme d'une bande sans fin entre deux rouleaux 106 et 107 dont l'un,106, est solidaire d'une roue à rochet 108 par l'intermédiaire de laquel- le un mouvement d'avance est communiqué à la bande 105 lorsqu'une canette est distribuée. En regard de l'extrémité inférieure ouverte du couloir-magasin 104, est disposée une palette 109 contre laquelle vient s'arrêter la canette du magasin se présentant dans l'ouverture de ce dernier.
La palette 109, qui peut pivoter autour d'un axe 110 monté dans des paliers solidaires du support 67, porte un galet 111 soulevé au moment opportun par l'une des cames 112 fixées sur le convoyeur 61. Sur un axe 113 également monté sur le support 67 est en- gagé librement le moyeu 114 d'un levier basculant à deux bras 115-115a. Le bras 115a porte un galet 116 susceptible d'être soulevé au moment opportun par l'une des cames 112, de manière à provoquer le basculement vers le bas du bras 115 terminé par une dent 117 formant cliquet pour le rochet 108. Le bras 115 porte, en outre, un doigt 118 pour la commande, lorsque ledit bras bascule vers le bas, de la branche mobile 119 d'un coupe-fil à ciseaux.
Enfin le même bras 115 porte un tampon 120, soumis à l'action d'un ressort à torsion 121, et des- 'tiné à faire pression sur le bout de fil coupé de la canette distribuée sur le convoyeur 61 de manière à engager ledit bout de fil dans un peigne 122, cons- titué par un morceau de garniture de carde, fixé sur ledit convoyeur.
Si l'on considère, par exemple, la came 1121, son passage sous le galet 111 de la palette 109, a provoqué le soulèvement de ce dernier et, par suite, fait tomber une canette 48 en 481 grâce à l'effacement momentané de la palette 109. La même came 1121, passant ensuite sous le galet 116 du levier à bascule 115-115a a provoqué, d'une part, l' enfoncement du fil de trame dans le peigne 122, d'autre part, la coupe du fil par le coupe-fils 119 et, en outre, la commande du rochet 108 par le cliquet 117;-de façon à faire avancer la bande porte-bouts 105 de l'intervalle voulu.
Un dispositif analogue peut être prévu pour la distribution des navettes sur le convoyeur dans le cas de changement de navettes.
En ce qui concerne la signalisation centralisée permise par la con- ception de la machine de tissage selon l'invention, et qui est représentée aux fig. 15, 16 et 17, on voit qu'en plus des dispositifsusuels 123 montéssur chaque métier individuel et indiquant les arrêts dûs soit à la chaîne, soi t à la trame,soit à des causesmécaniques, on peut disposer en bout de chaque machine de tissage un tableau centralisateur 124 sur lequel sont signalés les différents incidents relatifs à tous les métiers individuels des deux faces de la machine.
Sur la fig. 17, les numéros 1, 2 ...... 10 correspondent cha- cun à l'un des métiers, les trois numéros identiques inscrits' sur le tableau 124 pour le métier en ques tion étant constitués, par exemple, par des fenêtres découpées munies de verres de couleurs différentes suivant la nature de l'in- cident signalé, lequel provoque l'éclairage de la fenêtre correspondante. Un
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surveillant placé en 125 peut ainsi contrôler les quatre panneaux'doubles 124 soit, dans le cas représenté, quatre vingts métiers individuels.
Il est à noter que la conception groupée de la machine permet de lui adapter un graissage .automatique centralisé par un dispositif analogue à ceux employés sur les véhicules automobiles.
Il est bien entendu que l'invention n'est nullement limitée aux formes d'exéoution données à simple titre d'exemples et que l'on pourra imagi- ner des variantes, perfectionnements de détails et emplois de moyens équivalents sansq pour cela., sortir du cadre la régissant. Par exemple, les métiers à tis- ser individuels pourraient être du type à alimentation continue de trame par grosses bobines fixes et passe-trame sans canette.
REVENDICATIONS.
1 - Machine de tissage comprenant un nombre important d'éléments de production autonomes assemblés les uns aux autres pour constituer un seul et même ensemble, caractérisée en ce que les éléments de production, c'est-à- dire les métiers à tisser individuels, sont groupés côte à côte et dos à dos sur un bâti commun, lesdits métiers individuels, conçus pour cet assemblage, assurant chacun de façon autonome la fabrication du tissu dans un plan vertical, la trame étant introduite par passage de la navette sur un peigne horizontal, immobilisé pendant cette traversée entre les deux nappes de fils divisés de la chaîne placée verticalement, le lancement de la navette s'effectuant à par- tir de boîtes fixes.
2 - De préférence, les boîtes à navette fixes sont disposées deux à deux sur un support commun l'une à côté de l'autre, de façon à réaliser, moyennant un décalage correspondant des peignes et des nappes de fils, un im- briquage de chaque métier individuel par rapport aux deux métiers contigus en- tre lesquels il est compris.
3 - Dans chaque métier individuel, le peigne, indépendant des boî- tes à navette, effectue un mouvement alternatif de monte-et-baisse, de façon à permettre, dans sa positi on inférieure d'immobilisation, le passage de la navette et, dans sa position supérieure., le serrage de la duite contre la façu- re.
4 - La signalisation des arrêts dûs à la chaîne, à la trame ou à des causes mécaniques, non seulement s'effectue, sur chaque métier individuel, d'une façon connue, mais est centralisée électriquement sur un tableau unique pour tous les métiers individuels composant une machine de tissage, les tableaux centralisateurs de signalisation de quatre machines pouvant même être groupés en bout de ces machines.
5 - L'automatisme de l' alimentation en trame, r'éalisé en dotant chaque métier individuel d'un dispositif de changement de canettes ou de navet- tes de type connu quelconque, est, en outre, généralisé et centralisé pour tout 1-'ensemble des métiers individuels constituant la machine de tissage, grâce à la disposition, pour chaque face de la machine de tissage, d'un transporteur supérieur recevant les canettes ou les navettes pleines (selon que le rempla- cement de la trame est effectué par changement de canettes ou par changement de navettes) d'un pos te central d' alimentation placé à une extrémité de la ma- chine et en assurant la distribution aux magasins des métiers individuels, et d'un transporteur inférieur recevant les canettes ou les navettes épuisées, et en assurant la collecte.
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