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Etançon de mine souple.
La mécanisation de l'exploitation souterraine, en vue de l'abatage de la houille ou autre analogue, tout aussi bien qu'en vue de son enlèvement détermine, en combinaison avec le mode de remblayage de la gangue ou roche, les conditions, dans lesquelles les galeries de mine passagèrement ouvertes doivent être étayées par des étançons. Comme dans l'extraction du pérat ou gros il faut avoir soin que la houille paraissant sur le front de taille reste " saine " et ne soit pas écrasée prématu- rément lors de l'abatage par une action excessive de la pression de la roche, ceci se fait de préférence en éloignant toute pres- sion excessive du front de taille.
Dans les méthodes d'exploi- tation qui travaillent, conformément à un plan, en abattant le toit dans les galeries exploitées, il est nécessaire d'employer, pour obtenir une arête de rupture nette à distance correcte du front de taille, des étançons en fer aussi rigides que possible,
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respectivement des étançons à souplesse limitée offrant le maximum de résistance. de tels étançons de mine à souplesse limitée et à grande résistance doivent posséder naturellement une grande résistance initiale, qui ne peut être obtenue de la façon usuelle en chas- sant des coins, respectivement en serrant préalablement des vis.
Il est plutôt recommandable d'employer à cet effet un coin bien effilé, non seulement à arrêt automatique, mais aussi à serrage automatique, c'est-à-dire un coin qui, dirigé suivant l'axe de l'étançon, est entraîné lors de la mise sous pression de l'étan- çon, de sorte que le serrage croît au-delà du serrage original obtenu en chassant le coin, et qu'en tout cas un desserrage auto- matique du coin est rendu impossible.
Pour autant qu'on a essayé (voir par exemple les brevets allemands 425.501 et 431.757) d'obtenir un tel serrage automa- tique par le fait qu'un étançon supérieur prismatique coopère avec des coins en bois adjoints, devant agir sur la partie supérieure avec le coefficient de frottement plus grand du bois, sur la butée arrière avec le coefficient de frottement plus petit du fer, pour obtenir ainsi l'entraînement des coins par l'étan- çon prismatique supérieur vers l'étançon inférieur, ces essais nfont pas réussi..En tout cas, il n'était pas possible de déter- miner le moment, où le serrage automatique de ce dispositif devait cesser et où le glissement voulu de l'étançon prismatique supérieur devait commencer.
Abstraction faite de cette incertitu- de de fonctionnement régulier, la résistance absolue obtenue de tels étançons était en outre beaucoup trop faible.
On a aussi déjà essayé de suivre une autre voie dans cette direction, par exemple celle qui est indiquée dans le brevet allemand 330.251. Ici un accouplement de coins entre l'étançon supérieur et l'étançon inférieur doit être muni d'un serrage automatique, par le fait que lors de la fermeture de l'étançon, un rouleau libre se développe sur un plan montant en forme de
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coin, en pressant les deux parties de l'étançon de plus en plus fortement l'une contre l'autre. Mais cette forme non plus n'est utilisable pour l'usage en question, parce qu'aux surfaces d'appui du rouleau uniquement à contact linéaire, il se produit des pressions superficielles beaucoup trop grandes. En outre, l'étançon, au point de vue de l'ensemble de sa construction, ne convient pas pour résister à de grandes forces absolues.
La présente invention se rapporte à un étançon, agencé spé- cialement pour remplir les conditions énumérées ci-dessus et dans lequel le serrage automatique est obtenu par un coin métallique, situé dans l'axe de l'étançon et qui, par l'intercalation d'un corps déformable ou de freinage - le cas échéant aussi sans un tel corps - s'applique contre l'étançon supérieur en forme de coin, tout en étant d'autre part logé dans une chambre à coin, de telle sorte que lespressions superficiellesspécifiques, qui se produisent lors de la fermeture de l'étançon, restent assez faibles, pour assurer le glissement du coin et en tout cas pour empêcher le coincement de celui-ci par pression.
Mais dans une telle disposition fondamentale, il se produit un phénomène se - condaire extrêmement génant, en ce sens que dans toutes lescir- constances, le coin se serre avec une force si extraordinairement grande que lors de l'enlèvement de l'étançon fermé il ne peut être desserré qu'à grande peine, et parfois même point du t out.
Cet inconvénient est supprimé, conformément à l'invention, par le fait que le logement du coin pour réduire les pressions su - perficielles spécifiques est adéquatement grand et fort, tout en étant tellement souple ou élastique qu'il peut assurer le tra - vail proprement dit de l'étançon, quand il est fermé et maintenu ensemble par une serrure en forme d'étrier, tandis qu'en vue de l'enlèvement de l'étançon il peut, après ouverture de la serrure, se dilater, de façon que le coin Ainsi déchargé puisse être des- serré avec un effort relativement minime.
De cette façon, deux éléments de desserrage pour l'étançon sont en quelque sorte
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"montés en série" , lesquels en additionnant leurs effets, per- mettent, dans le cas des forces de serrage extraordinairement grandes de l'étançon fermé, ensemble le desserrage par les efforts du mineur, utilisant les moyens accessoires normaux (clef à écrous, pied-de-chèvre etc. ). De cette façon, il est devenu possible de faire accroître (jusqu'à 50 tonnes) la ré- sistance d'étançons à résistance initiale correspondante, de façon à pouvoir tenir compte de toutes les exigences découlant des circonstances décrites, tandis que d'autre part, il est possible de desserrer l'étançon avec certitude sans grands efforts en vue de son enlèvement.
Au dessin annexé est représentée une forme de réalisation de l'objet de l'invention. Dans ce dessin :
Figs.l et 2 sont une vue de face et une vue de côté de l'étançon, Fig.3 est une coupe longitudinale du logement du coin avec la serrure de l'étançon en position fermée,
Fgis.4 et 5 montrent la serrure de l'étançon en position un peu et tout à fait ouverte.
Dans l'étançon inférieur a glisse l'étançon supérieur conique b (d'une conicité d'environ 1 : 40), muni d'une tête c, agencée d'une façon adéquate pour la réception de bois ou de fers de revêtement. L'étançon supérieur est à section angulaire, ce qui est obtenu, par exemple, au moyen de deux fers U d'un profil identique, se joignant et soudés ensemble par les brides, les brides de l'un des fers U étant coupées obliquement suivant la conicité. L'étançon inférieur est formé par deux fers U de la grandeur de profil suivante et, dans la moitié de longueur infé- rieure, également soudés aux brides jointives de façon à former une structure en forme de caisson.
Dans la moitié supérieure, l'un des fers U, formant l'étançon inférieur, est courbé vers l'extérieur, d'abord de façon à former une fente légèrement conique d, tandis que par une courbure plus forte, se raccordant
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à la première, on a formé un logement de coin, entouré d'une serrure d'étançon e avec broche excentrique f.
Dans le logement de coin se trouve le coin métallique h, dont la face arrière glisse sur la branche centra,le ± du fer U, courbé pour former le logement,'tandis que la face avant du coin 8 's'applique, par l'intermédiaire d'un corps déformable ou de freinage i, (le cas échéant aussi directement par une surface lisse) contre l'étançon supérieur en forme de coin.
La souplesse élastique grâce à la fente d du logement, qui s'oppose à l'en- foncement de l'étançon b dans l'étançon inférieur a, est limitée par la broche f de la serrure, qui peut tourner dans l'étrier e, entourant l'extrémité supérieure de l'étançon inférieur sous forme de forte patte, la dite broche ayant une forme excentrique connue, telle qu'elle forme une butée, permettant par sa rota - tion un rétrécissement ou un élargissement du logement du coin.
La branche centrale g du fer U, s'appuyant contre la broche f, est de préférence renforcée par une plaque soudée k. Pour éviter aussi la perte du coin h lorsque l'étançon est allongé, on a attaché ce coin, par exemple, au moyen d'une broche n, traver- sant la coulisse 1 et fixée à la patte m du coin, cette liaison n'entravant aucunement la mobilité nécessaire du coin. Enfin le coin est encore muni, à sa face arrière glissant dans le loge - ment, d'encoches o, pour qu'au moyen d'un levier, s'appuyant sur un appui 1, faisant saillie sur la serrure en forme d'étrier e, il puisse être retiré de son logement.
Le mode d'utilisation de cet étançon de mine souple est le suivant . Après que l'étançon supérieur a été forcé vers le haut, comme dans les étançons " Schwarz ", à l'aide des fentes r jusqu'au dessous du toit, on tourne la broche de serrure f dans sa position de fermeture (fig.3), et on enfonce ensuite le coin h suivant le serrage préalable voulu. Au fur et à mesure qu'aug- mente la pression de la roche, l'étançon supérieur b s'enfonce, d'abord en entraînant le coin h, dans l'étançon inférieur a, la
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mesure de l'entraînement du coin étant plus ou moins grande suivant le serrage préalable.
Lorsqu'il s'agit d'enlever l'é- tançon, on tourne la broche de serrure lentement dans la posi- tion de la fig.4, ce qui permet un élargissement progressif du logement du coin et par conséquent un dégagement de l'étançon supérieur. Par la rotation ultérieure de la broche f dans la position de la fig.5, le logement du coin s'élargit de telle sorte que l'étançon supérieur peut s'enfoncer davantage dans l'étançon inférieur ou y être forcé et enlevé par le soulèvement du coin h à l'aide d'un petit levier.
REVENDICATIONS.
1. Un étançon de mine souple à serrage automatique par un coin métallique, se trouvant couché, dans l'axe de l'étançon, dans un logement, notamment pour supporter de grandes charges, caractérisé par le fait que ce logement, en vue de supporter les charges correspondantes, spécialement pour réduire les pressions superficielles spécifiques, est d'une résistance, respectivement d'une grandeur correspondante, mais par ailleurs d'une souplesse telle que, dans le travail proprement dit de l'étançon, étant maintenue ensemble par une serrure en forme d'étrier, il peut supporter les charges qui se manifestent, tandis qu'en vue de l'enlèvement de l'étançon il peut, après l'ouverture de la serrure, s'élargir d'une quantité telle que le coin ainsi déchargé peut être desserré définitivement avec un effort relativement minime.