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" Machines pour la fabrication de tiges de bols
La fabrication des allumettes nécessite des tiges de bois de section carrée ou rectangulaire, Ces tiges ont été obtenues, jusqu'ici, par le procédé dit du "déroulage" (pelage) en utilisant des bois appropriés. Ce procédé donne lieu, tou- tefois, aux considérations suivantes : peu d'essences/de bois peuvent être utilisées et, de plus, par suite du mode de travail des machines employées, un noyau important, d'envi- ron 9 c/m de @ diamètre est perdu à chaque bille, de sorte qu'avec de telles machines, de nombreuses pièces de bois ne peuvent être travaillées.
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Il est vrai qu'avant le procédé du "déroulage" en question, des machines à fendre ont été réalisées pour obvier à l'inconvénient ci-dessus; mais ces machines ne fen- daient que des lames minces qui devaient, ensuite, être divi- sées pour obtenir des tiges de section convenable. De plus, elles ne travaillaient pas avec précision tout en ne donnant qu'une faible production, très inférieure à celle donnée par le procédé de "déroulage" ; ce sont ces désavantages qui ont fait prévaloir jusqu'ici ce dernier procédé.
La présente invention a pour objet une machine per- mettant d'obtenir des tiges de bois, de section carrée ou rec- tangulaire, destinées à la fabrication d'allumettes ou à d'au- tres applications, dans laquelle on emploie spécialement le procédé de fente susvisé, pour aviser le bois, mais qui a, toutefois, une capacité de production égale, sinon supérieure, à celle de la machine utilisée pour le "déroulage" du bois.
En/outre, cette machine offre les avantages suivants: a) Elle peut débiter toutes sortes de bois, propre à la f abrication des allumettes; b) Elle débite le bois presque entièrement, c'est- à-dire avec un très faible déchet; c) Les tiges de bois obtenues conservent la même porosité que le bois brut non travaillé; en.outre, elles sont plus résistantes que celles obtenues par "déroulage". d) Par suite de la grande hauteur que permet sa disposition, le coupage préparatoire est réduit au minimum; en même temps, les déchets ne 2 rentrant pas dans les dimen- sions voulues, sont si faibles, qu'ils forment une quantité négligeable.
En principe, la nouveauté de l'invention consiste en ce que le bois est d'abord fendu par un appareil approprié, animé d'un mouvement rectiligne de va-et-vient ou d'un mouve- ment oscillatoire, et qu'il est ensuite tranché par un couteau
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en forme de disque, qui tourne sur lui-même tout en restant parfaitement perpendiculaire au sens de déplacement de l'ap- pareil fendeur.
Sur le dessin annexé, on a représenté une forme d'exécution de la machine objet de l'invention, comportant deux appareils fendeurs et deux disques coupeurs; dans cette machine, le déplacement de va-et-vient des appareils fendeurs est rectiligne mais, comme déjà dit, il peut être oscillatoire sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention.
La figure 1, est une vue en élévation de la machine.
La figure 2 montre sur sa moitié de droite, une coupe suivant la ligne A-B de la figure 1, et sur sa moitié de gauche, une coupe suivant la ligne C-D de cette même fi- gure 1.
La figure 3 en est une vue en plan par dessus.
Au milieu de la partie supérieure du bâti (figure 1) sont disposés des guidages à queue d'aronde, ou rectangu- laire, pour la coulisse 3 qui fonctionne en avant et en ar- rière. Cette coulisse 3 -sur laquelle un ou plusieurs appa- reils à fendre-, dont il a déjà été fait mention, peuvent se fixer, reçoit son mouvement d'une bielle 5 et d'une manivelle, cette dernière n'est pas représentée. Les deux appareils fen- deurs sont indiqués en 4-4. La caractéristique de ces appareils fendeurs, c'est qu'ils peuvent comporter un nombre variable de couteaux superposés, selon les sections de tiges requises et la production de la machine. Au bâti 1 sont fixés des mon- tants 6-6 qui possèdent les guidages 7-7 pour une boîte cou- lissante.8-8 dans laquelle tourne l'arbre 9 qui porte les dis- ques tranchants 10-10.
La boîte 8 possède deux oreilles 11-11 entre les- quelles passe un boulon-pivot, fixé par écrou et sur lequel se meut la tête d'une bielle de commande; l'extrémité glis- sante opposée de cette bielle 14 s'ajuste dans un coussinet 16
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disposé sur le bâti 1. Sur la partie lisse de la bielle se trouve un boulon 17 avec pivot sur lequel est ajusté un ga- let 18.
Ce galet 18 se déplace dans une rainure 19 prati- quée dans la came 20 ; cette came est clavetée sur l'arbre 21 qui porte, pour son entraînement une roue à chaine 22 dont la commande ne figure pas au dessin.
L'arbre 9 qui porte les disques tranchants 10-10, est entrainé en rotation par roue et vis sans fin 23; la vis sans fin reçoit elle-même sa commande par des roues disposées sur un arbre rainé 25; ces roues 26' et 262, sont hélicoïdales; sur l'axe 27 de l'une des roues est calée une roue à chaîne
28 qui reçoit son mouvement d'une chaine non représentée.
De chaque côté du bâti, sont placées des pièces de bois 291 et 292, lesquelles sont en relation avec un appa- reillage d'avancement et d'alimentation, par leviers ou cli- quets, non représenté. Cette disposition permet d'approcher le bois exactement, afin que des couteaux à fendre ne pénètrent dans le bois que de la quantité voulue et selon le réglage des disques coupeurs rotatifs.
Les pièces de bois 291 et 292 doivent êtd'une épaisseur (dans le sens des fibres du bois) équivalente à la longueur de la tige d'une allumette. Mais la largeur du bois préparé est limitée par la hauteur de la machine, c'est-à-dire par la cage portant les rouleaux d'avancement; la longueur des bois est une fonction du diamètre de l'arbre.
Le fonctionnement de la machine est le suivant :
Quand la machine est mise en marche, la bielle 5 donne la coulisse 3 un mouvement de va-et-vient sur la glis- sière 2 du bâti 1.
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Par ce mouvement l'appareil fendeur 4 produit des coupures dans le bois à une profondeur correspondant à l'é- paisseur de la tige de l'allumette; 1'écartemetn entre les couteaux est égal à la largeur de la tige. Toujours, par la mise en marche, l'arbre 21, ainsi que la came 20, tournent, mais en même temps, l'arbre rainé 25 est mis en mouvement par les roues 23 et 24 et la rotation est transmise aux organes de l'arbre 9, et de ce fait, aux couteaux rotatifs 10-10. Toute- fois, la came 20 fait deux tours,tandis que la manivelle dont dépend la bielle 5, ne fait qu'un tour, donc, en résumé, pen- dant un mouvement de va-et-vient de l'appareil fendeur 4, la came 20 fait deux tours.
Pendant le travail de l'appareil fendeur 4, la came 20 occupe la position indiquée par la ligne d'axe 0-B, la tête botte 1 restant immobile à la partie supérieure du bâti, bien que l'arbre 21 tourne constamment.Ceci est possible grâce à la partie semi-circulaire de la rainure 19. Il en résulte que tranchants le travail des disques/s'effectue durant une moitié de révolu- tion de la came 20 ; cette seconde période, le galet 18 est obligé de suivre le tracé de la rainure en N-0 tout en ti- rant, vers le bas, la bielle et la boite coulissante 8, entre les glissières 7. Par la rotation de la came les couteaux dis- ques tranchants peuvent prendre la position IOb figurée sur la vue en plan, en traits pointillés; ensuite pendant le trajet 0M et jusqu'en B, la boite reprend sa position à la partie su- périeure.
La glissière rectiligne 15-16 maintient, en même temps, la bielle rigide malgré l'effort du galet 18.
Ce mouvement se répète aussi bien à l'aller qu'au retour de l'appareil à fendre ; ce dernier fend le bois 29 aussi bien à l'aller qu'au retour et les disques tranchants 10 tranchent le bois pour détacher les tiges après chaque période de fente .
Afin que la force exigée pour le travail de la boiteg
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soit aussi faible que possible, les organes en mouvement sont équilibrés.
Les disques tranchants travaillent le bois depuis le milieu et dans le sens des fibres; les deux cotés du bois sont coupés selon les lignes 10a 10b tracées en poin- till é.
Le dispositif d'avancement du bois n'est pas indi- qué ; ce mouvement peut se faire par levier et cliquet, etc..
La capacité de production peut être augmentée par l'augmentation du nombre d'appareils à fendre et de disques tranchants.
Il est bien entendu que la forme d'exécution que l'on vient de décrire ne présente aucun caractère limitatif et pourra recevoir toutes modifications constructives désira- bles sans sortir pour cela du cadre de l'invention.